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 Let the skyfall ~ Azraël

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June Harmon


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MessageSujet: Let the skyfall ~ Azraël   Dim 16 Juin - 21:58

 


Lorsqu’on me ramena dans ma cellule ce jour-là, je ne parvins pas à dormir. Mes yeux cernés fixaient les fissures du plafond, les comptants en silence comme les cicatrices indélébiles que m’avaient laissé ces derniers jours. J’avais perdu le peu d’espoir qu’il me restait, le peu de rage qui bouillonnait en moi et qui m’avait donné jusque-là la force d’avancer dans cet enfer. Je revoyais mon visage creusé au-dessus de cette cuve et cette image me hantait, se glissant comme un fantôme sous mes paupières clauses. J’avais le sentiment de me voir mourir encore et encore et cette sensation me paraissait presque plus douloureuse que les nombreux hématomes que m’avaient valus mes derniers interrogatoires.

Plusieurs jours s’écoulèrent sans que je parvienne à sortir du lit. Je restais enfermée entre ces quatre murs qui semblaient creuser ma propre tombe. Parfois, lorsque le brouhaha de l’institut laissait place au silence nocturne, je me rappelais ces instants sur le toit comme pour mettre un peu de lumière dans toutes ces ténèbres. Et  bien que ces rares moments furent heureux, ils me renvoyaient aujourd’hui à ma seule culpabilité et à cette unique question qui me rongeait de l’intérieur. Est-il vivant ?

Ma vie se résumait désormais à ce dialogue avec moi-même. Les infirmières passaient elles aussi de temps à autre sous les ordres de Stark pour vérifier mes points de suture et alimenter la perfusion qui était devenu l’unique moyen pour moi de manger. Mais le docteur n’était pas dupe et l’on ne se laissait pas mourir si facilement à l’institut Stark. A croire que même la mort était de son côté.

On me força à manger normalement, on m’obligea à sortir de ce cercueil où j’avais décidé de laisser le temps faire son œuvre. Puis un jour, on jugea qu’il était temps pour moi de remplir la mission pour laquelle j’étais encore en vie. Stark me convia dans l’une des salles du quartier médical. On m’avait même habillée pour l’occasion. A croire que ce serait un grand jour. Lorsque je poussais la porte de la pièce aseptisée, je ne regardais même pas l’homme qui se tenait pourtant  adossé au mur, bien en vue face à moi. Je maintenais fermement la béquille avec laquelle je marchais. J’avais peut-être perdu tout espoir, mais j’avais encore mon intégrité pour moi. Je refusais de mourir en martyr. Je fis quelques pas hésitant et m’assis face à la table métallique qui se trouvait au centre de la pièce. Pièce qui semblait être un ancien laboratoire puisque à plusieurs endroits de la pièce se trouvait encore des casiers métalliques étiquetés aux doux noms de scalpels, ciseaux ou spéculum. Un peu en retrait, il y avait même une vieille table d’opération en inox que le temps avait figé sous son lampadaire médical qui semblait daté du siècle dernier. Mais à vrai dire, ce qui attira mon attention, c’était la hauteur de la pièce et surtout ces miroirs teintés que l’on voyait en haut de l’un des murs. Je compris alors que cet entretien serait bien moins intime que les précédents.

Stark s’avança et tira la chaise face à moi pour s’assoir lui aussi, son verre de whisky à la main comme si nous nous apprêtions à signer un gros contrat. Les glaçons cliquetaient dans le fond de son verre tandis qu’un sourire satisfait ornait son horrible visage ridé.

-Mademoiselle Harmon. Vous semblez aller pour le mieux, du moins je l’espère car j’ai un invité rien que pour vous aujourd’hui.

J’haussais les épaules. Après tout, je ne voyais pas ce qui aurait pu être pire. Peut-être la présence de Martha…

- Allons ne jouez pas les rabats joie ! Buvez un peu, ça va vous détendre.

Il me tendit le verre et je le repoussais comme la première fois. Seulement cette fois, le docteur posa sa main sur la mienne pour l'y maintenir le verre de force.

- Je vais être clair mademoiselle Harmon, vous n’êtes ici que par votre faute. Parce que vous m’avez menti au sujet de Foster. A moins que ce ne soit lui qui n’ait omis quelques détails … Toujours est-il que la résistance qui s’opéré au sein de cet établissement est au cœur de mes préoccupations et croyez bien que je ferais tout ce qu’il faut pour que l’on apprenne la vérité sur ce qui s’est passé. Et vous allez m’y aider car bien que vous aimiez jouer les fortes têtes, je vous connais bien, vous mais aussi vos faiblesses. Et croyez-moi, vous pourriez regretter le moindre faux pas.

Lorsque Stark relâcha ma main je sentis une sueur froide glisser le long de mon cou. Et je bus d’un trait le verre qu’il me présentait. Son regard changea alors et un sourire sarcastique refit son apparition.

- Je crois que nous avons un accord mademoiselle Harmon. Faite donc entrer notre charmant invité.

La porte s’ouvrit à nouveau et un homme entra.  Son visage était caché sous un sac noir. Stark n’avait pas ménagé l’effet de surprise. Je remarquais sa main bandée. L’espace d’un instant, je pensais à Harker. Je me mordais la lèvre inférieure avec anxiété. Je sentais monter en moi une haine fulgurante. Stark en eut l’air très satisfait. Il céda sa place au nouvel arrivant et retira son masque.

Je regardais le visage de cet homme comme si je nageais en plein délire. J’étais stupéfaite. Le choc émotionnel était si fort que je restais sans voix, muette comme face à un miracle. Je voulais pleurer, je voulais crier, je voulais le toucher pour vérifier que ce n’était pas une hallucination mais rien. Je regardais Azraël et je me contentais de cette seule image : il était en vie.

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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Lun 17 Juin - 8:49

Adossé au mur, je regardais les étoiles. J'avais eu énormément de difficulté pour aller jusqu'au toit. Je boitais, et j'étais très vite essoufflé. Chaque mouvement était douloureux, et mes bandages pouvaient à tout moment se remettre à saigner. Pourtant, je n'avais plus que ça. Ce petit bout de toit. Depuis combien de temps étions nous captifs , torturés par Stark et sa bande ? La neige avait fondue, il ne restait plus que de la pluie. Fondue tout comme nos espoirs, notre force, notre vie. J'avais réussi à grimper les marches avec l'unique force de la volonté. Et pour ma plus grande satisfaction j'étais seul sur le toit. La nuit étais claire, et le vent frais. C'est le vent qui me faisait presque du bouche à bouche pour que je puisse respirer. Et j'étais là à regarder les étoiles, avec une seule question dans la tête... Est-ce que June en est une à présent ?  Cette jeune femme, je l'avais rencontré sur ce toit, « le mois d'été qu'on ne peut pas attraper ». Cette pensée me faisait sourire. Elle était attachante alors même qu'elle ne voulait pas d'attache, pas de lien. Mais c'était trop tard, j'étais son ami, et elle la mienne. Je me dis que ce jour là, je n'aurai pas du chercher à lui parler, simplement la laisser plonger dans son livre. Je n'aurai peut être pas du essayer de chercher la lumière dans son ombre. Peut être aurai-je simplement dû passer mon chemin... Elle n'aurait pas eu à subir tout ça, par ma faute. Ces mots étaient lourd à porter, le ciel me lançait un regard réprobateur. En mon fort intérieur, j'espérais qu'ils l'avaient laissé vivre, j'espérais si fort. Restes en vie June... Accroches toi.

La nuit passait, et j'étais là. Brisé sur mon toit, réfléchissant à tout ce que j'avais pu voir ces derniers temps, à tout ce qui s'était passé... June brûlée vive à l'hôpital. Ce X sur sa jambe. Harker. La sortie à l'infirmerie. June qui s'ouvre elle même le bras. Des débris de verres. Du sang. La neige. Martha. Le Labo. La résistance. Les flèches. Stark. June. Moi. A quoi pouvait bien rimer tout ça bordel ! Je retournais tout dans ma tête mais je ne comprenais pas pourquoi Stark s'acharnait à ce point. Oui, j'ai attaqué l'infirmière, et oui, j'ai failli la tuer. Je pensais que j'étais torturé pour ça à la base. Mais en fait, ils s'en contre foutent de ce que j'ai pu faire à Martha ou pas. Ils avaient trois question à la bouche : June ? Harker ? Résistance ? Concernant June, j'imagine que c'est lié à l'incendie... Incendie qui doit être lié à Harker... Qui serait lui même lié à la résistance ? Je sais pas.. Je ne savais même pas que y'avait un organe de résistance. Maintenant que j'ai dit que j'en faisais partie pour protéger June, j'ai vraiment envie d'en faire partie et de foutre la merde pour Stark ! Lui faire payer sa démence ! Je ressentais les visions que June m'avait transmises.. La voir se couper le bras toute seule, qu'est-ce qui lui a pris ? Et ce X ? Pourquoi ce X ? Qui a bien pu lui faire ça ? Qui pourrait à ce point lui en vouloir ?

Les questions continuaient de fuser dans ma tête quand la porte s'ouvrit à la volée. La porte métallique s'écrasa contre le mur. Les deux hommes s'avançaient vers moi. Je ne résistais pas. On m'avait prévenu qu'on reviendrai me chercher. Stark allait probablement m'appliquer la peine de mort pour ma participation à la résistance. Un des gardes se crut obliger de me donner un coup de poing dans le ventre. Je sentis le trou de la flèche qui m'avait transpercée le ventre se rouvrir. Le sang commençait à s'étendre sur le bandage, sous mon tee-shirt blanc. Penché, serrant les dents pour retenir le cri. L'autre homme me place un sac sur la tête. Voilà je ne vois plus rien. Je sens qu'on passe une corde autour de mes poignets, on m'attache fermement. Et nous voilà en marche vers Stark.

On m’assoit sans ménagement sur une chaise, les mains toujours attachées devant moi. J'entends la porte se refermer derrière moi. On m'enlève le sac de la tête. La pièce est éclairée, et je vois une personne en face de moi. Je ne sais pas qui sait, pour le moment tout est flou. Je vois une autre personne à côté de nous. Une table me sépare des deux personnes. Le net se fait, et je me focalise sur la personne en face. Cheveux noirs, courts... Plus les secondes passaient plus je distinguais les traits. Plus mon cœur battais fort. Plus je savais que c'était elle. J'attendais son regard comme ultime confirmation. Je n'y croyais pas, elle était enfin là, devant moi, June. Son regard venait de me réanimer. Je fit un sourire, aussi stupide que sincère. J'avais envie de m'approcher d'elle, de la serrer dans mes bras, de lui dire c'est fini petit ange, je suis là ! Je vais te protéger, on va quitter cet endroit, ça va aller ! Mais je ne devais pas mentir. Pas à June. C'était loin d'être fini, surtout que celui qui était en train de nous regarder n'était autre que le puissant Docteur et directeur de l'institut : Stark. Il jubilait de la situation visiblement, avec ses yeux plissées pétillants, et son sourire mesquin. Je ne voulais pas le voir, aussi je replongeais dans les yeux sombres de June. Je ne disais pas un mot. June était en vie, c'est tout ce qui comptais, à présent je pouvais de nouveau tout endurer ! La main du docteur vint se poser sur mon épaule.

Foster. Mon chef des gardes m'a dit un très grand bien de toi tu sais. Tu as été bien docile, bravo. Ici, ceux qui disent la vérité sont récompensés, ceux qui mentent, nous les tuons. Et voyez vous Foster, nous avons un problème aujourd'hui.

Je regardais June sans comprendre, où voulait-il en venir ? J'avais avoué, il n'y avait plus de problème, ils avaient eu ce qu'ils voulaient... Pourquoi nous réunir moi et June ?  Quel est l'intérêt pour eux ?

Le problème étant que l'un de vous deux me ment. Et je n'aime pas ça. Pas du tout.

Il regardait June avec un air narquois. June prit grand soin de l'ignorer. Il poursuivit. Foster pouvez vous me dire ce que vous avez dit à mon chef des gardes concernant June ?

Je l'ai rencontrée sur le toit, on est devenus amis.

Bien Foster, continuez, à propos de Harker, qu'avez vous dit ?

Je.. Il.. Il est dans la résistance. Je le connais.

Parfait, et maintenant, vous concernant, qu'avez vous avoué Foster ?

Je suis, moi aussi, un résistant.

Pour toutes les réponses je n'avais cessé de regarder June dans les yeux, le visage impassible. Je tentais de bouger un peu mes poignets endoloris par la corde. Le docteur lui s'éclaircit la gorge, comme fier de lui.

Et bien Foster vois-tu c'est précisément là qu'est le problème. N'est-ce pas Harmon ? Foster n'est pas un résistant hein ?! IL EST INNOCENT ?! C'est ça ?! Tu peux m'expliquer peut être ?

Je le voyais hurler sur June tandis que tout était de ma faute, elle m'avait protégé, elle m'avait défendue envers et contre tout ! Et moi comme le plus parfait des connards j'avais dit tout l'inverse pensant l'aider. Je comprenais à quel point on était dans la merde. Je ne pouvais plus revenir sur mon affirmation, il ne me croirait pas. J'étais devenu livide et je priais pour que June me pardonne, mais plus encore pour qu'on se sorte de cette merde.

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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Lun 17 Juin - 12:22

Lorsque qu’Azraël posa son regard sur moi, je parvenais à peine à y reconnaître l’homme que j’avais croisé sur le toit. Cette étincelle de vie qui avait toujours brillé dans ses yeux semblait avoir disparue et ses iris bruns ne reflétaient plus aujourd’hui que la peur et la souffrance. Certaines de ces blessures étaient encore récentes comme cette plaie sous son t-shirt qui écrivait en lettre de sang le calvaire qu’avaient été ces dernières semaines aux côtés du docteur Stark. Et bien que sa bouche me sourit, je savais que ce sourire ne serait jamais plus le même.

Il répondait aux questions, la voix presque tremblante et j’osais à peine imaginer quel supplice on lui avait infligé pour le briser à ce point. Oui, il y avait désormais quelque chose de casser au plus profond de lui-même et cela me rendit soudain plus coupable encore. Il avait menti. Mais pourquoi ? Les questions se bousculaient dans ma tête et je ne parvenais plus à faire le vide si bien que seule la voix cinglante de Stark parvint à me sortir de ma léthargie. Il fallait que je dise quelque chose et pour la première fois, je manquais totalement de répartie. Je voulais pouvoir le couvrir mais c’était trop tard, il s’était vendu à Stark. Comment pouvais-je encore clamer l’innocence de quelqu’un qui n’était pas coupable ?

*Mais bon sang, pourquoi tu as fait ça Azaël … Comment tu as pu, toi, leur dire un truc pareil ! Est-ce que tu as seulement imaginé ce qu’ils te feraient pour avoir osé défier l’autorité de Stark ?  Comment je peux t’aider, comment je peux prouver que tu mens ? Tu me fous dans la merde Azraël et pourtant, je .. Je n’arrive pas à rester sans rien faire… Mais qu’est-ce que je dois faire … Qu’est-ce que je peux faire …*

Tandis que j’étais perdue dans mes propres pensées, je ne m’étais pas rendue compte que mon pouvoir s’était déclencher. Cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas utilisé que j’ignorais même que j’en serais encore capable.
Seulement, pour le moment, mon problème principal c’était Stark et son impatience qui m’empêchait de me concentrer. Il me saisit par les épaules et me secoua dans l’espoir d’obtenir des réponses.

-Dîtes quelque chose June ! Il vous a trahi. Vous auriez pu le dénoncer et éviter toutes ces tortures mais vous n’avez pas céder. Vous pouvez prendre votre revanche, vous n’avez qu’à confirmer ce qui s’avère être une évidence.

Je regardais le docteur un moment, dans le fond des yeux, j’aurais aimé lire dans son âme ce qu’il voulait entendre mais je ne voyais rien d’autre que mon propre reflet dans cette pupille sombre. Je le repoussais et me levais. Je marchais vers Azraël et le dévisageais.

-Où se trouve le repère des résistants ?

Interloqué par la question, il y eut dans la salle de longues minutes de silence. Je posais ma main sur l’épaule d’Azraël et je plongeais mes yeux dans les siens. Nous étions si proches que je sentis mon cœur s’emballer mais je ne devais pas faiblir. Stark voulait que j’obtienne ses aveux, que je trouve la vérité et c’est bien ce que j’allais faire. 

-Où se trouve-t-il ? Va-y ! Dit le lui ! Puisque tu es un résistant, puisque tu connais Harker. Répond.

Je me retournais alors vers Stark sentant à nouveau une haine fulgurante monter en moi.

-Vous voyez ! Il ne peut pas répondre et vous savez pourquoi ! Vous savez pourquoi ? Parce qu’il n’en sait rien ! Parce que ce gars n’a jamais fait partie de près ou de loin de la résistance. Demander lui de décrire Harker, montrer lui des photos et demander lui de pointer du doigt son visage ! Il en sera incapable parce qu’il est innocent. Vous m’entendez ? Innocent. Je remplirais la mission que vous m’avez confiée et en échange, vous allez le laisser tranquille. Il ne sait rien de ce qui se trame ici mais je vous serais utile alors laisser le partir.

Je me retournais alors vers Azraël et cette fois, je prenais conscience de mon pouvoir pour lui transmettre mon message.

*Tu vas confirmer cette version Az, tu vas sortir d’ici et ne pas poser de question. Tu vas sortir de là, t’entends ! *

Je me retournais à nouveau vers le docteur, attendant son jugement, tremblante, je me demandais combien de temps encore je parviendrais à tenir debout. Je me demandais si mes arguments feraient le poids  je me demandais si Azraël serait pour une fois être raisonnable… Si seulement les choses avaient pu être différentes.

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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Mar 18 Juin - 13:39

Je fus surpris d’entendre June qui pensait. Elle veut m’aider ? C’est elle qui a besoin d’aide, elle s’est levée mais elle semble si fragile qu’elle risque de tomber d’une seconde à l’autre. Savoir qu’elle vit me redonne une force inespérée, quelque chose que je n’attendais plus. Et malgré la tâche de sang qui s’agrandit sur mon tee-shirt, la douleur est devenue supportable.
Tandis que Stark incite June à me dénoncer, à prendre sa revanche, elle se lève et s’énerve presque contre moi. Elle me posa une question simple en apparence mais qui me prit au dépourvu…

Le repaire des résistants ? Aucune foutre idée. Mais même si je le savais je ne le dirai pas. Voilà une certitude. Si Stark a si peur d’eux, c’est qu’ils peuvent réussir à contrer sa force et s’échapper de l’institut. June poursuivait sa démonstration en tentant de démontrer à Stark que je ne connaissais finalement pas Harker. Et je dois dire que son idée était judicieuse. Cela dit, deux choses clochaient selon moi. Tout d’abord, je ne veux pas que June se retrouve toute seule avec ce monstre et que je m’en aille tranquillement. Et ensuite, ce n’est tout simplement pas possible, même si je l’avais voulu. Stark va penser que June essaye de me sauver. Il va penser que je fais semblant de ne pas reconnaître Harker, et que je lui cache le lieu du repère des résistants. Stark est intelligent, et il ne se laissera pas berner par notre vérité bien trop belle.

Alors que June terminait son invective à l’encontre de notre docteur fou, elle parla d’une mission. Une mission confiée par Stark à June ? June qui lui serait utile ? Oooooh que j’aimais pas ça. June passerait donc au service du mal. J’imagine qu’il a été très très convaincant. Quelles tortures a t-elle pu subir pour se plier aux désirs de cet être immonde ? J’étais resté très silencieux pendant que June s’évertuait à me sauver. Mon cœur se serrait devant cet effort, ça faisait plaisir de la voir prendre ma défense, j’avais la preuve définitive qu’on était bel et bien devenus amis.  Mais j’étais blessé qu’elle puisse imaginer seulement que je la laisse là, toute seule, qu’elle se démerde. Je suis là, et je serai toujours là. J’entendis à nouveau sa pensée percuter mon esprit, je serrai d’un coup les dents pour que Stark ne comprenne pas nos transmissions de pensées. Je dois sortir de là.. Oui, mais June, ce ne sera pas sans toi.

A présent je devais réfléchir à une solution. Réfléchir à une façon de sortir June de là. Stark me regardait à présent perplexe comme si le récit de June lui mettait le doute.
Et moi j’étais paumé. Est-ce que je devais confirmer la version de June ? Mais qu’est ce qui lui arriverait ? Est-ce que Stark me croirait ? Et quel est cet arrangement ? Tiens d’ailleurs voilà la question à poser.

« Une mission pour vous, Docteur, vous faites de June votre esclave ? Pourtant c’est bien la seule innocente ici. »

Une idée de mensonge me venait au fur et à mesure.

« Harker et moi avions prévu d’incendier divers lieux du bâtiment. June s’est mise sur son chemin, il l’a donc laissée brûler dans l’infirmerie. »
Je jetais un regard en coin à June. J’espérais qu’elle me pardonnerai.
« June ne sait pas que je suis vraiment un résistant. Et si elle me protège à ce point c’est parce que nous sommes de bons amis. Je vous demande d’assumer la mission de June à sa place. Elle n’a rien à voir avec tout ça. Je connais les résistants, je peux faire agent double. »

Évidemment je n’avais aucune intention de donner des informations sur la résistance à Stark, j’allais inventer quelques informations, faire gagner du temps aux résistants, le mettre sur des fausses pistes. Mais le plus important c’est qu’il me juge plus apte que June à remplir la mission. Je ne savais pas en quoi elle consistait, mais je voulais que June soit définitivement hors d’atteinte de Stark, qu’on la laisse en paix ! Je ne pouvais confirmer la version de June sachant que je n’aurai plus jamais pu dormir, me regarder dans un miroir, ma conscience m’aurait tué.
Maintenant il ne restait plus qu’à savoir la réaction de Stark et la réaction de June… J’espérais sincèrement lui avoir évité le pire !

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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Jeu 20 Juin - 12:08

Lorsqu’Azraël reprit la parole, j’avais l’espoir secret que les choses iraient mieux, que Stark se rendrait enfin compte de son erreur et que le cauchemar s’arrêterait.  Je pensais naïvement avoir enfin trouvé la faille de cette mise en scène, j’étais sûre de moi, sûre qu’Azraël ne dirait rien car il n’était pas un résistant, et surtout qu’il ne connaissait pas Harker. Seulement je me trompais. J’avais parlé trop vite et j’avais malgré moi laissé échapper une information, une toute petite information qui allait pourtant à nouveau faire basculer cet entretien dans le chaos.

Lorsque j’avais rencontré Azraël sur le toit, j’avais tout de suite su qu’il serait différent des autres. C’était un homme athlétique, rieur et un peu gauche parfois qui avait au fond de lui une joie de vivre inébranlable. Un homme loyal et droit qui savait toujours voir la lumière en chacun des endroits mêmes les plus sombres de cet institut. Je m’étais souvent demandée ce qui l’avait poussé à vouloir à tout prix mon amitié car lui et moi n’avions rien en commun. J’étais quelqu’un de sombre, quelqu’un de dangereux. C’était un fait. Mon entrée à l’institut en était la preuve. A force d’observer les autres, j’avais appris à les imiter, à mentir comme un arracheur de dents, à manipuler tout et son contraire pour arriver à mes fins. Voilà la personne que j’étais. Lorsque j’avais croisé le regard d’Azraël Foster, je sus immédiatement que cette amitié serait une mauvaise idée car tôt ou tard, elle ne serait plus qu’un autre mensonge sur ma liste. Et ce moment était en train d’arriver.

J’étais totalement désarçonnée par les mots qui sortaient de sa bouche. Je n’en revenais pas et malgré moi, je sentais la colère continuer de monter en moi. Pourquoi cet imbécile ne se défendait pas ? Pourquoi fallait-il qu’il continue de jouer les super héros ? Etre gentil ne suffisait pas pour triompher de Stark, ici la loi du plus fort s’appliquait et le docteur avait avec lui une armée pour le servir. Qu’espérait-il ? Nous sauver ? Me sauver ? … Comment avais-je pu le laisser croire que nous serions amis, comment avais-je pu transformer à ce point sa vision du monde pour qu’il mente aussi facilement … Aussi bien que moi ? Les questions se pressaient contre mes tempes augmentant encore la rage qui montait en moi. Chaque nouvelle phrase prononcée par Azraël laissait derrière elle une trainée de poudre qui n’attendait que d’être allumée. Et là, ça allait trop loin pour moi et je ne pouvais plus le supporter. Il fallait que je mette un terme à tout ça quitte à le regretter, je voulais qu’il se taise, qu’il s’en sorte … Je voulais … Je voulais l’empêcher de devenir comme moi.

Tandis que Stark me regardait en reprenant confiance en l’efficacité de ses interrogatoires, je dévisageais Azraël dont le silence avait glacé la pièce.

SPLAF !

Ma main avait fendu les airs pour atterrir sur la joue du jeune homme avec une violence inouïe. Le choc avait été si soudain qu’il me sembla même avoir vu le docteur frémir. Je sentais le sang battre mes tempes et mon visage si blême qui s’empourprait. Et ce n’était pas fini. Profitant de l’effet de surprise, je posais le bout de ma béquille sur le dossier de sa chaise, juste au-dessus de son épaule et je poussais de toute la force qu’il me restait pour le faire tomber en arrière. La chaise métallique s’écrasa sur le sol avec fracas et tandis qu’Azraël se relevait, j’attrapais la bouteille de whisky du docteur et je la brisais sur le haut de son crâne, rependant un mélange d’alcool, de sang et de verre sur le sol immaculé.

- Est-ce que ça te fait mal ? Est-ce que je t’ai suffisamment déçu ?

Je tournais autour de lui comme une furie. Pour bien voir son visage, je me penchais et retournais son corps sur le dos tandis qu’il tachait de comprendre ce qui se passait.

-Vous voyez docteur, cet homme ignore qui je suis. « Bons amis » vous l’avez entendu n’est-ce pas ? Quelle bonne amie ferait ça ?

Je déchirais son t-shirt blanc et répandais sur sa plaie le reste d’alcool pour l’entendre souffrir.

- Martha, est-ce que votre chère Martha est là-haut, est-ce qu’elle observe ? Parce que ce que Martha a entendu dans le parc au sujet de ma relation avec Azraël est vrai. Je devais le convaincre de rejoindre la résistance alors je lui ai fait croire que je l’aimais. Je lui ai fait avalé que j’aimais être avec lui, que je pourrais devenir une gentille fille et vous voyez il l’a cru. C’est pour ça que ce crétin s’évertue à vous mentir. Mais regardez le … Vous le voyez rejoindre vos rangs ? Ce n’est qu’une marionnette et regardez ce que j’en ai fait. Vous savez que je ne mens pas docteur Stark. Je suis une mythomane chronique, d’ailleurs n’ai-je pas réussi à vous faire croire que j’étudiais la médecine il y a un an ?

Je regardais Stark et l’inquiétude que je lisais dans ses yeux m’encourageait. J’en revins à Azraël pour enfoncer le clou définitivement. Je m’asseyais sur son torse, maintenant ma béquille fermement appuyée sur sa poitrine, je me penchais vers son oreille en parlant bien assez fort pour satisfaire la curiosité maladive de Stark.

- Aller, dis moi encore à quel point tu me connais ? T’es encore prêt à donner ta vie pour moi ? Tu n’es rien à mes yeux Azraël. Je n’étais avec toi que par intérêt parce que tu étais assez fort pour me venger de Harker et aussi parce que tu aurais été facilement manipulable une fois dans les rangs de la résistance. Quel dommage …

J’esquissais un sourire qui me tordit de honte à l’intérieur. Je savais ce que je faisais, je le savais mieux que quiconque. Il fallait que Stark en ait plein la vue, il fallait que ce soit une scène à lui couper le souffle et c’était en train d’arriver. Je posais un baiser sur la joue d’Azraël et avec un éclat de verre, j’inscrivais sur son torse un mot tâché de sang. « Traitre » Je me relevais ensuite pour m’avancer vers Stark avec cet air narquois qu’il avait eu en me torturant. Cette fois ça y était. Je devenais la June que j'avais essayer de fuir pendant tout ce temps. J'étais devenue un monstre, j'étais Hyde.

- J'ai rencontré Harker à son arrivée au pensionnat et en à peine quelques semaines, il s'est mis à me parler de la résistance, de comment il pouvait faire changer les choses à l'institut. Le pouvoir le grisait et il a commencé à devenir dangereux en voyant que je ne voulais pas le suivre. Il était persuadé que je le dénoncerais tôt ou tard. Le soir où l'on était dans votre bureau était censé être le soir de ma mise à mort. Vous connaissez la suite. Mon rapprochement avec Foster me permettait d'être protégé en cas de danger face à Harker. C’était pour moi un simple gilet pare-balle, un dommage collatéral tout au plus. Quel funambule ferait le saut de l'ange sans filet ? En tout cas, il ne m'a pas été d'une grande utilité et je ne pense pas qu'il pourra vous aider. Moi je suis en mesure de le faire alors parlons de cette mission. 

Je tremblais sur mes jambes et je commençais à voir des chandelles danser au-dessus de ma tête aussi je tirais une chaise vers moi, m’asseyant pour reprendre mon souffle. Je fixais Stark sans détourner mon regard sans même ciller mais dans le fond, toutes mes pensées étaient tournées vers Azraël. Je venais de signer mon pacte avec le diable et ce quoi qu’il en pense.

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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Jeu 20 Juin - 20:13


J'attendais effectivement une réponse, mais pas celle là. Je ne sais pas trop ce que j'avais espéré... Un consentement de la part de Stark, June qui se laisse sortir de là, qui me laisse l'aider. Peut être avais-je espéré que tout aille mieux. Si j'avais été torturé avant, rien n'avait aujourd'hui de comparaison avec ce qui venait de se passer. La femme que j'essayais d'extirper des mains de Stark ne se laissait pas faire visiblement. Elle devenait volontairement son jouet, son ombre. Ses traits avaient durcis sous la fureur, ses yeux avaient noircit si bien que je ne distinguais plus cette lueur que j'avais vu autre fois s'échapper dans son regard. Je voyais une femme de glace en ébullition. Je lui avais fait du mal en voulant la sauver ? Qu'est-ce qu'elle croit ? Qu'elle ne vaut pas la peine que je souffre pour elle ? Que sait-elle sincèrement de ce qu'elle vaut à mes yeux ? Que croit-elle pouvoir savoir de ce que je peux ou ne peux pas faire pour elle ? Peut importe d'ailleurs ce qu'elle en pensait, Stark n'avait pas cillé lors de mes révélations. Il s’apprêtait à ouvrir la bouche et dire quelque chose mais June n'étais pas décidée à ce que l'entretien se termine comme ça.


Une claque. Sortie de nulle part, vive, cinglante, brûlante, inattendue. Une seule question : Pourquoi ?! Je n'eus malheureusement pas le temps de croiser le regard de June et d'interroger son âme car quelques secondes plus tard, ma chaise avait basculé. J'étais par terre, ahuri, j'essayais de me relever, rassembler mes esprits, alors que mes mains étaient toujours attachées. Une bouteille de verre vint se briser sur mon crâne, me faisant l'effet d'une poutre abattue sur moi. Complètement sonné, face contre terre, je sentais le sang couler. Le sol, dur, gris, me faisait penser à June. Qu'est-ce que je foutais là ? Pourquoi étais-je parmi tout ces fous ? Pour une fois, pour la première fois de ma vie, je bénissais le ciel que Nath ne soit pas avec moi, je n'aurai pas pu le protéger de ces monstres. Mon crâne allait probablement exploser, vu la douleur, cela risquait même d'être imminent. Pourtant, baigné dans mon sang, et dans l'alcool, voilà qu'on me sauve de la noyade. On me tire vers la lumière. Ce n'est pas net, je vois quelqu'un tourner autour de moi. Un corbeau ? Un vautour ? Alors quoi tu veux mes restes ? Mais sers toi ! Vas-y ! J'entends sa voix, celle de June, une voix déformée par mon oreille, elle ne peut pas avoir une voix aussi neutre, glaciale, inhumaine en réalité. Déçu ? Le mot n'étais pas assez fort. Je voyais à nouveau June nettement, le docteur observant calmement la scène, toujours assis. Elle se foutait de moi et de ma notion d'amitié et pour appuyer sa démonstration, elle déchira mon tee-shirt, et étala l'alcool sur la plaie encore ouverte de la flèche. J'ai poussé un grognement de souffrance, et un regard furibond à son encontre. J'aurai voulu pouvoir me lever, et lui foutre une claque, la réveiller, lui dire qu'elle n'était pas elle même, qu'il fallait qu'elle arrête. Mais je ravalais ma douleur écoutant ses propos. Elle prétendait que je n'étais qu'une marionnette, un pantin, un pauvre mec qui était là et dont elle s'est simplement servie. Elle peut le faire croire à Stark, et au monde entier, mais pas à moi. Et même face à l'évidence, je nierais. Non pas par stupidité, mais par conviction. Je l'ai vu sur le toit, brisée par ce qu'elle devenait. Je l'ai vu elle et ses poèmes, je l'ai vu. Son cœur de pierre et pourtant qui battais fort, je l'ai vu pleurer et chuter, je l'ai vu souffrir et rire. Je l'ai vu simple, et belle. Je l'ai vu ce mois de Juin magnifique. Pourtant l'été a fané dans son cœur et voilà qu'il n'y a plus que l'hiver. La tempête continue de s'abattre sur moi, comme si personne ne pouvait l'arrêter. June s'assit sur moi, s'appuyant de tout son maigre poids sur la béquille qu'elle maintenant contre mon torse. Elle proféra des mots qui me firent plus mal encore que les trois flèches qui avaient transpercées mon corps auparavant. Mais à ses deux questions je répondais par la pensée, pour qu'elle sache, qu'elle m'entende et qu'elle comprenne : Je te connais. Et Oui, je suis encore prêt. Peut être après tout que je n'étais rien, qu'elle se jouait de moi, et pourtant je savais que ce n'était pas possible. Elle m'avait prévenu de tout ça, de sa noirceur, des risques que j'encourrai si on devenait amis. Mais pour l'heure, je n'étais pas enclin à l'amitié, j'étais humilié, trahi, dégoutté. Mais le meilleur était pour la fin...


Je pensais envers et contre tout qu'elle avait eu de l'affection pour moi, qu'elle avait essayé de me défendre même lors des tortures. Pourtant ma foi en sa lumière s'arrêta nette. J'avais percuté de plein fouet ses ténèbres. Mortifié par ce qu'elle était devenue, cette transformation que je n'avais pas vu venir. Elle venait de me sourire, et ce sourire était aussi terrifiant que celui de Martha... Ce sourire immonde, dégoûtant, ce sourire de plaisir parce qu'elle venait de me détruire. Un abruti, un con, un pauvre et sombre idiot. Rien de plus. Un ami ? Elle n'avait pas d'amis ! Qui pouvait-elle aimer alors qu'elle ne savait que Haïr ? Comment avais-je pu croire que je pourrai l'aider alors même qu'elle veut sombrer ? Comment ais-je pu penser qu'elle était honnête alors même qu'elle jouait avec moi ? Elle termina son œuvre lugubre en me faisant un bisous sur la joue, sans affection. Simplement pour m'achever. Et quand je pense être déjà mort, elle m'enfonce encore, creusant pour moi plus bas que terre : elle tailla en lettre de sang à l'aide d'une tesson de bouteille un mot sur mon torse. Elle le prononça tout fort pour que Stark prenne toute la mesure de la haine de June envers moi. « Traître ».


La tornade était passée, force 5, détruisant tout sur son passage, les fondements de ma vie, les pensées, sentiments, souvenirs, balayant tout, saccageant le cœur, détruisant le corps et l'esprit. Il ne restait rien de plus que de la désolation en moi. Du regret aussi, pourquoi la fille des poètes avait-elle disparue ? Je restais là, allongé dans les décombres de ma vie et j'avais envie de vomir, écœuré, tandis que June parlait à Stark comme si je n'étais pas là, abordant le sujet de sa mission avec le plus grand des sérieux.


Stark n'avait pas bronché durant la confrontation, et il ne comptais pas d'ailleurs parler tout de suite. Il me regardait froidement, sondant le réalisme de la scène avec minutie. Il semblait savoir à présent que je n'étais pas un foutu résistant. Pourtant il devait attendre ma réaction. Le silence s'installa. Je me relevais, avec difficulté, posant mes mains liées sur le verre étalé sur le sol, ce qui augmentait encore mes blessures, mais à ce stade je n'en avais plus rien à foutre. June. C'est ce qui tournait dans mon crâne en boucle. Me voilà debout, je ramassais la chaise tombée plus tôt, et je m'assis. Face à June, avec le mot traître bien en face de ses yeux.


Je lâchais : « Je ne sais plus qui tu es. Mais tous les ans, l'été reviens. A ce moment là, je l'attraperai »


Je regardais Stark. Les yeux emplis de vide. J'attendais une autre tempête. Malgré ce qui venait de se passer, je défiais encore du regard mes bourreaux, sans espoir, mais pourtant j'étais là tenant tête à ce fou.


« Stark, June ne sert que son propre intérêt. Elle l'a dit je suis manipulable, facile à gérer. Elle est autrement plus intelligente, elle vous doublera et vous le savez. Elle réussira à se jouer de vous. C'est prendre un gros risque de se servir d'elle alors qu'en réalité elle se sert de vous. »


Je parlais à Stark et pourtant c'est June que je fixais droit dans les yeux, prêt à arrêter cette fois tout assaut venant de sa part.


« Toutefois, elle a raison, je ne connais pas Harker, je cherchais à protéger mon amie. Je ne suis pas non plus résistant. J'ai avoué parce que je pensais que c'est ce que vous vouliez entendre. June, merci de ton aide. Mais le mot traître te convenais tellement mieux. »


Il suffit Foster ! Le docteur s'était levé, était de dos, et avais haussé sensiblement la voix, me ramenant au silence.


« Bon visiblement, je viens d'assister à une rupture. Une scène mémorable et magnifique, émouvante tout ça. Je dois dire Harmon que vous m'épatez, vous êtes remarquable et ne faites pas dans la demi-mesure. J'aime cette fougue, cette haine qui vous anime. Évidemment que je vous garde pour la mission, il est hors de question de prendre Foster. Il paraît grand, fort, costaud. C'est une merde. N'est ce pas Foster ? Un homme ne pleure pas ? C'est vrai que c'est dure d'enterrer son petit frère... Et ça ne doit pas être facile de voir sa mère se droguer après le décès de son mari, n'est-ce pas Foster ? »


« TA GUEULE ! » Je m'étais levé, fou furieux, essayant de repousser la table sur lui d'un coup de pied puissant.


« ASSIS FOSTER ! »


« NON ! JE NE VOUS AUTORISES PAS A PARLER DE MA FAMILLE ! » criais-je enragé.


Il sort un pistolet de sa poche intérieure, un sourire sombre sur le visage et affublé d'un regard méprisant.
« Vous n'êtes personne pour m'autoriser quoi que ce soit Foster. Asseyez vous ou vous perdrez un genou. »


Je me rassis, à contre cœur, toujours fixant ses yeux et non son arme.
« Je vous l'accorde, vous êtes valeureux, et courageux, voire téméraire; c'est selon les points de vue. Mais vous ne m'êtes pas utile désolé. Cela dit vous avez raison, June est très intelligente et sert sa propre personne aussi inutile de lui préciser que si elle me fait une crasse, une seule, la punition sera à la hauteur. Mais pour l'instant celui qui doit être puni, c'est vous Foster. Vous avez délibérément menti à un interrogatoire. Je vais faire trois propositions de punition, et June pour me montrer sa totale allégeance choisira laquelle des trois sera appliquée à votre encontre cher ami. »


J'avais mal partout, le crâne en bouilli, je ne parvenais presque plus à respirer et voilà qu'on voulait m'affliger un nouveau supplice. J'allais cette fois y laisser la vie... June ne cillait pas, regard froid, pas un mot, pas un trait qui se déforme, pas une once de compassion, rien. Comme si ma June à moi avait quitté ce corps et qu'à présent elle était possédée. Stark à côté tournis en rond, posant son regard perçant de temps en temps vers moi, de temps en temps vers June. Puis il brandit son doigt vers moi visiblement satisfait de ses trouvailles.


« C'est bon, voilà mes idées... Alors en premier choix : cellule d'isolement pendant six semaines. Une seule fois à boire, une seule fois à manger. Pas de sortie. Cellule isolée donc totalement silencieuse. 3M², pas de lit et si sujet récalcitrant, on lui met la camisole de force. Je trouve que c'est une bonne option, beaucoup sont devenus fous comme ça. Enfin, autre solution : Un droit de visite d'une soirée complète chez mon ami le chef des gardes. Mon bourreau personnel en fait. Je lui interdit les amputations et retirer les ongles, mais bon après il fait de vous ce qu'il veut. Juste je lui préciserai de vous laisser en vie. Vue vos marques sur le corps il a des idées originales, je n'avais pas vu de flèches depuis bien longtemps. M'enfin si la torture ou l'isolement ne vous convient pas, j'ai une autre salle en phase de test. On m'en a dit du plus grand bien sur le mal que ça fait. La salle des murmures. Oh le principe est simple. Une pièce avec une fenêtre de la taille d'une meurtrière. Des haut-parleurs dans tous les murs. Ceux-ci diffusent en boucle, en continue, sans aucune interruption, que ce soit la nuit ou le jour, vos peurs les plus atroces, vos souvenirs aussi invivables soient-ils, les paroles les plus dures que vous ayez jamais entendues. Technologie secrète basée sur vos faiblesses. C'est beau, on arrête pas le progrès. Bref, voilà mes propositions, Harmon, à vous de choisir. »


J'étais incrédule devant ses propositions, ne sachant même pas laquelle choisir. Je n'aurai pas voulu être à la place de June... Et je la regardais à présent, cherchant à déceler l'émotion qui la trahirait, qui montrerait qu'elle a encore un peu d'affection pour moi.






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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Jeu 20 Juin - 22:24

A l’instant précis où mes yeux se posèrent dans ceux du docteur Stark, j’y découvris avec horreur le reflet de cette femme, cette autre dont la seule image baignée dans cette pupille noirâtre me glaçait le sang.  Le visage tiré et le souffle court, elle n’avait plus rien d’humain et seul ce sentiment de rage semblait encore pouvoir  animer son corps cadavérique. Ses joues rouges et cet air narquois qui brillait dans son sourire la rendait plus effrayante encore et pourtant, cette femme, c’était moi. Entre mes doigts, je pouvais encore sentir couler le sang flamboyant d’Azraël entremêlée de cette odeur entêtante d’alcool. Et si ce double semblait se délecter de cette atmosphère si singulière qu’il y avait dans la pièce, à l’intérieur de cette armure de pierre,  mon cœur se brisait, dévasté par les larmes chacun de ses morceau auréolait le corps mortifié d’Azraël. La gorge serrée, je ravalais ces innombrables mots que j’aurais souhaité lui dire et je faisais de ce fil qui nous avait liés autrefois une suture sur mes lèvres pour y retenir emprisonné chaque phrase, chaque syllabe que je rêvais de lui dire. Chacune de ses pensées, chaque question que son esprit interrogeait étaient une nouvelle lame qu’on enfonçait au plus profond de mon être. Je pouvais ressentir son désarroi, sa peine, et son dégoût et chacun de ses sentiments exacerbés me prouvait que j’avais fait le bon choix. Celui de l’éloigner simplement parce que mon amour pour lui était suffisant pour accepter cette réalité. Avec moi, il ne serait jamais heureux.

J’avais toujours ressenti cette légère tension lorsque je le sentais près de moi. Chacun de ses regards, chacun de ses gestes, même si j’avais toujours fait mine de les repousser, mon cœur n’avait jamais eu à faire tant d’effort pour mentir. Je ne voulais que lui, je voulais voir son sourire resplendissant dans ce noir, je voulais voir son espoir battre le mal qu’il y avait dans ces murs, je voulais sentir son regard posé sur moi et pouvoir me nicher dans ses bras pour oublier l’espace d’un instant cet enfer qui existait partout autour de moi. J’aimais Azraël . Je l’aimais d’une manière qu’aucune autre personne ne le pourrait jamais, d’une manière que personne ne pouvait comprendre. Lui-même devait ignorer ce sentiment pour pouvoir m’abandonner, pour avancer libre. Libre et heureux. C’était tout ce qui comptait pour moi à cet instant. Il n’y avait que lui. Et ses pensées si sombres qu’il avait en lui étaient ma punition et je m’obligeais à les écouter en gardant ce même regard impassible que l’on donne aux condamnés à mort pour leurs crimes. Il ne le méritait pas mais je savais que s’il doutait un seul instant de ma détermination, tout serait perdu.

Lorsqu’il se rassit face à moi, un nouveau châtiment commença. Je devais voir cette plaie, je devais la regardée sans ciller, contempler mon œuvre en silence et surtout ne pas céder. Mon amour pour lui était une erreur, une faute que je devais réparer. Je devais oublier cet amour, je devais le laisser partir et c’est pourquoi je demeurais si hautaine, si fermée face à son image. Ses premiers mots furent des poignards plus puissants encore que toutes ses pensées. Mes poings se serraient un peu plus à chaque mot tandis que j’enfonçais l’un des minuscules éclats de verre que j’avais ramassé dans ma paume pour concentrer ma douleur ailleurs.  Le supplice était intenable d’autant que je voyais son regard plongé dans le mien, fouillant mon âme pour y chercher la réponse à cette mascarade.

Traître. Oui j’étais un traître. Un traître amoureux. Ce mot s’imprimait en moi comme marqué au fer rouge. Ce mot, il serait moi désormais. Ce serait sous ce masque que j’agirais, au nom de Stark, mais surtout pour moi car l’égoïsme est mon lot. Et tandis que je ressassais mes idées noires, perdue dans mes pensées sous mon visage de glace, Stark reprit le cours des choses en main et attaqua Azraël sur son point faible. Sa famille. Il y pensait si souvent. Il avait aimé son frère comme seul lui en était capable d’un amour sans faille, franc et sincère. J’avais écouté cette pensée si souvent, cette prière intérieure qu’il adressait sans cesse avec tendresse à son petit frère. Je savais à quel point les mots de Stark étaient durs à encaisser pour lui mais je ne pouvais pas l’aider alors je restais muette face au regard de mon bourreau.

Lorsque le pistolet du docteur fit son apparition, mon cœur s’emballa à nouveau et cette fois je me sentis réellement mal. Je m’imaginais déjà à genoux pour supplier qu’on ne le tue pas.. Je voulais crier non mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je fixais la scène avec la peur au ventre, prête à bondir au besoin. Soudain plus rien d’autre que cette vie qui ne tenait qu’à un fil ne comptait. Que se passerait-il s’il tirait ? Comment pourrais-je vivre avec le sang encore rouge de ma lumière sur les mains ? Les questions se bousculaient dans mon esprit et mon calme plat commençait à disparaître pour laisser place à l’angoisse. Ma poitrine se serrait dans un tel étau que j’avais le sentiment de suffoquer… Heureusement l’ange de la mort ne planait pas encore au-dessus d’Azraël qui se rassit, m’apaisant un moment. Mais l’instant fut de courte durée.. Le bourreau allait changer de camp et repasser à l’ennemi.

Stark était un homme intelligent et pour tester ma loyauté, il n’avait pas tardé à trouver un petit stratagème qui semblait l’enchanter. A moi de choisir. A moi d’administrer la sentence.  Que devais-je faire ? Perdre la face et renoncer ? Non, je ne le pouvais pas. Pas au risque de nous faire tuer. Il fallait que je fasse l’un des choix les plus difficiles que j’ai eu à faire… Mais il le fallait. 

Rapidement, j’analysais les possibilités. Le chef des gardes le tuerait, surtout après une soirée comme aujourd’hui mais au moins la sentence ne durerait que quelques heures. La salle de test serait trop barbare. Il n’en sortirait pas indemne. Il me restait l’isolement. C’était ce qui me semblait le plus juste. Il aurait avec lui son frère et bien qu’affaibli, il vivrait. Mon choix était-il juste ? Un tel choix pouvait-il seulement l’être … Voyant Stark et son regard inquisiteur se poser sur moi, je tâchais de répondre vite.

-La musique serait trop douce pour ses oreilles et le gardien bien trop indulgent. Azraël est un garçon lui aussi intelligent seulement dans ce genre de cellule, l’intelligence ne suffit pas. Cela vous transforme pour toujours. Une trace indélébile. Et puis vous me connaissez, je préfère les souffrances intérieurs,  les marques sont plus profondes et moins salissantes.

A ces mots, je m’avançais vers une partie plus sombre de la salle où se trouvait un reste du t-shirt d’Azraël. Je le ramassais et essuyais le sang qu’il y avait sur mes mains. Lorsque je vis la plaie que j’avais creusée dans ma main je sentis la nausée me monter aux lèvres et je retournais rapidement vers la chaise qui me soutenait encore. Je savais qu'une partie de mes mots se reflétaient sur moi comme si je racontais ce que j'avais vécu pendant mes sessions de tortures. Cela m'avait changé. 

-Et puis cela vous permettrez d’étudier plus profondément l’esprit humain et sa complexité. Qu’en pensez-vous docteur ?

Combien j’aurais aimé pouvoir prier dieu de me pardonner cet instant. Je savais tout ce mal que je faisais. Et je me sentais si mal, le décor se mit à trembler autour de moi me volant cette image d’Azraël pour m’inviter à sombrer dans les ténèbres. Mon corps glissa sur le sol et ce fut le noir le plus total. Dans mon esprit seul demeurait mon coeur brisé et mon amour pour Azraël. Peut-être le comprendrait-il un jour ...

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MessageSujet: Re: Let the skyfall ~ Azraël   Sam 13 Juil - 8:28


Tandis que June se lève et expose son point de vue, je serre les dents. Tout dans sa démarche, sur son visage, dans le ton de sa voix, dans son regard : tout exprime le mépris. Peu importe ma condamnation, rien ne me fera plus mal que de savoir que June s'est joué de moi. Rien ne sera plus douloureux que d'imaginer qu'elle m'a trompé depuis le début. Qu'il n'a jamais été question, ne serait-ce qu'un seul instant, d'une amitié sincère... Pourtant, j'ai l'impression de la connaître, j'ai l'impression d'avoir eu la chance de voir au delà de son masque, de voir ses faiblesses, ses qualités. On a vécu beaucoup trop de choses pour qu'elle me raye comme ça de sa vie. Je serrais les dents, contenant mes larmes, j'aurai tellement voulu la protéger de l'influence de Stark, mais la torture l'avait totalement changée. Et même avec toute la volonté du monde, je ne pouvais plus l'aider.

June s'adresse au docteur, lui exposant les arguments quant au choix concernant mon avenir. Imperceptiblement, Stark et moi avons eu un regard surpris. Nous avons croisés nos regards pendant moins d'une seconde, mais c'était assez pour lire de la surprise des deux côtés. Oui, June venait de me sauver la vie. En l'écoutant, j'ai compris qu'elle écartait les deux solutions les plus douloureuses et dangereuses, et qu'elle me laissait celle où j'avais une chance de m'en sortir. C'était incroyable, si je ne comptais pas du tout comme elle le prétendait, elle n'aurait que faire de ma survie. Mais ce n'est pas le cas, elle s'inquiète toujours pour moi ! Et pourtant, elle vient présentement de me briser une bouteille sur le crâne, de m'étaler de l'alcool sur mes blessures et de m'écrire en lettre de sang le mot «traître » sur le torse. Je ne savais plus que penser, partagé entre une déception profonde d'un tel comportement, un ressentiment intense parce qu'elle se jouait de moi, et de la gratitude... Elle venait de m'offrir un espoir, infime, minime... Mais c'était quand même un espoir, elle ne m'avait pas condamné à mort, il restait quelque chose de moi en elle.

Stark apparemment avait compris que June tenait encore un peu à moi puisqu'elle avait choisi le supplice le plus « supportable » tout en le faisant passer pour celui qui me serait le plus douloureux. Mais bien que Stark compris que j'avais encore une once d'importance aux yeux de June, il se contenta de poser ses yeux pétillants sur elle.

June s'essuya les mains dans mon tee-shirt, retourna sur sa chaise et s'écroula subitement. Elle venait de perdre connaissance. Malgré tout le ressentiment qui secouait mon cœur, je ne pouvais pas m'empêcher d'être inquiet pour elle ! Un regard anxieux se posa sur ce qui n'était plus que l'ombre de June.

« Bon, Foster votre condamnation est donc de six semaines en cellule d'isolement. Vous pourrez remercier Mlle Harmon. Je pense que c'est le seul choix qui vous accorde la vie. Levez vous, je vais appeler un garde pour qu'il vous mène à la cellule d'isolement. Mais en allant, vous allez déposer Mlle Harmon sur un lit dans le centre médical. Le surmenage n'est pas bon pour la mission qu'elle doit effectuer pour moi. »

Je ne voyais pas l'intérêt de répondre à ses provocations, il allait pourrir June jusqu'à la moelle, j'en avais eu un terrible aperçu aujourd'hui. Je lui en voulais tellement de me traîter comme ça, quelque chose d'inexplicable pourtant, je n'arrivais pas à la haïr, à la détester, quelque chose en moi m'en empêchait. Je ne savais pas dire pourquoi je voulais continuer à la protéger, pourquoi je ne pouvais pas cesser de vouloir son bien. Je haïssais Stark du plus profond de mes entrailles, alors je me suis levé, lui adressant un regard mauvais. Ensuite, j'ai tendu mes mains vers lui, afin qu'il coupe la corde qui les liaient toujours. Ce qu'il fit avec les yeux plissés de méfiance. Une fois libre, je n'avais qu'une envie lui casser la gueule. J'aurai pu. J'étais à un mètre de lui, les mains déliées, nous étions seuls dans la pièce. Pourtant, je n'ai rien fait, June pourrait subir ses représailles, et je signais définitivement mon arrêt de mort. Alors je me retourne vers la poète des ruines et décombres, la poète des ténèbres et des ombres. Je la prends dans mes bras, la serrant contre moi. Je ne sais pas pourquoi mais des flashs reviennent dans ma tête. Le passé se mélange au présent. Sait-elle seulement combien je l'aime et combien je la déteste ? Sait-elle seulement tout ce qu'elle vaut pour moi ? Alors que moi je ne vaux rien.

Je sors de la salle avec June dans les bras. Le docteur nous suit de loin, tandis que deux gardes m'escortent. Je dépose June sur un lit, et comme par réflexe, je lui sers la main dans la mienne, transmettant un contact, une chaleur. Je voulais qu'elle s'en sorte malgré tout..

Puis les gardes me guidèrent vers ma cellule d'isolement. Puis le noir, et la solitude. June, pourquoi ?!

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