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 After one month | Caitlin

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Matthew Banning


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MessageSujet: After one month | Caitlin    Jeu 7 Fév - 20:20



Matthew & Caitlin



Cela faisait un mois que j'étais là, de cet endroit lugubre, je n'avais vu que l'infirmerie et une folle qui y faisait des examens. On m'avait exploré de fond en comble pendant 1 mois où je n'ai eu que pour seul compagnie des murs blancs et une lumière blanche toute aussi insolente. De temps en temps, cette infirmière déséquilibrée venait m'examiner ou parfois récolter de l'ADN ou des données d'ordre personnel. Elle m'avait aussi charcuté quelques endroits de mon corps juste par pur sadisme et ce fut bien à cet instant précis que je compris que cet endroit était fait pour les tarés. Le fait d'être confronté à la solitude, ne m'avait absolument pas dérangé, j'avais longtemps été l'ami du silence et de cette solitude. Ce fut un trait marquant de mon caractère jadis que j'avais réussi à chasser mais qui était rapidement revenu au galop lorsque j'avais franchi les murs de cette prison. Je ne sais même pas si l'infirmière avait déjà entendu ma voix... je n'avais même pas dénié crier pour expulser la douleur que j'avais eu à subir avec tous ces tests... J'avais réprimé cette douleur par de simples larmes. Muet, je n'avais pas voulu leur donner cette satisfaction, la satisfaction de savoir qu'on me faisait ouvertement souffrir.

Durant ce mois passé à l'infirmerie j'avais eu le temps de réfléchir un peu lorsque j'étais lucide, parfois on me droguait pour me mettre dans un état léthargique parfois on me dopait pour m'empêcher de dormir et pour supporter la fatigue. Mon organisme avait été chahuté et torturé, mes yeux étaient déchirés, des cernes énormes soulignaient atrocement mon état des plus étrange. Je n'arrivais moi même pas à dire si j'étais fatigué ou en pleine forme, si j'avais mal ou si j'étais en bonne santé. Mes idées embrouillées et mon esprit enfumé par tant d’expérimentations et de cruauté n'avait pas pu mener de longues réflexions. J'avais passé mes journées à sortir des phrases parfois sans cohérences et d'autres plus sensées. "Quelle heure est-il ?" "Combien d'âmes vivent à Calgary ?" "Caitlyn..." Ce genre de choses là revenait en boucle. Parfois je me forçais à penser pour ne pas être totalement déconnecté de la réalité même si l'endroit en lui même, par sa simple atmosphère, rompait tous les fils qui pouvaient encore nous lier émotionnellement au monde extérieur. Pendant des journées entières j'essayais de me souvenir de choses que j'avais vécu... d'autres jours je répétais sans cesse "Où suis-je ?". Jamais je ne me posa la question de savoir ce qu'on me voulait... je l'avais su la première fois que j'avais vu ces types m'emmener.

Mon pouvoir, voilà ce qui fait de moi un être spécial et semble t-il prisé, lorsque ce n'était pas les militaires, c'était ces mercenaires qui me voulait. Ce pouvoir, me fait plus souffrir qu'autre chose. Je n'en veux pas, il a détruit ma vie même si j'en déduis qu'il me sert à me protéger et à protéger ceux que j'aime... mais il n y a personne ici que j'aime. Je ne veux pas les aimer ni même les rencontrer... tous ceux qui sont ici doivent être givré ou effrayant ou que sais-je? Si seulement cette foutue infirmière pouvait extraire ce pouvoir qui m'habite quitte à m'arracher la peau... De toute façon j'étais condamné à ne plus être le même. Si mon pouvoir disparaissait alors je n'aurais plus rien à faire ici et on me tuerait ou me lobotomiserait... Il était étrange de voir que ce pouvoir destructeur, ce pouvoir qui avait détruit tout ce que j'avais auparavant me maintenait en vie par le simple fait qu'il était là, en moi, dans ma chair, dans mon sang, dans mon ADN. Le personnel médical de cet endroit, mieux équipé que les militaires avaient vite saisi l'essence même de mon pouvoir... un champ de force, un bouclier infranchissable, inaltérable qui stoppait tout et renvoyait même les projectiles... Chaque fois qu'on m'avait forcé à l'activé ce fut toujours la même chose... le bout de mes doigts devenaient luminescent d'une couleur indigo... pupille et iris se confondait pour ne faire plus qu'un et arborer cette même couleur penchant entre le bleu et le violet... A quoi pouvait bien me servir ce pouvoir? Je n'en avais aucune utilité, j'étais très bien avant, sans tout ça.

Cela faisait une heure qu'on m'avait laissé sortir de l'infirmerie, après un mois d'enfermement je pouvais enfin sortir pour être... de nouveau enfermé. Il y avait sans doute moins de confinement, mais il n'en reste pas moins que je serais toujours enfermé ici, pour combien de temps? Retrouverais-je la liberté un jour ou serais-je aliéné par cette organisation mystérieuse qui tire les ficelles... Je ne sais même pas qui commande ici, je ne sais rien de cet endroit et je dois trouver mes quartiers ou plutôt ma cellule tout seul, on ne m'a donné qu'une couverture... Instinctivement, je descends les escaliers, les marches, encore et encore jusqu'à descendre d'un étage puis un autre. Pourquoi je descends? Je ne sais pas
cela est peut être à l'image de mon moral ou de cette période de ma vie qui est une longue pente descendante que j'aurais sans doute du mal à remonter. Après avoir descendu sans doute des centaines de marches, traversé de longs couloir, j'arrive dans ce qui semble être les sous-sol. Ma cellule ne devait pas être là, mais prenant cet endroit pour une prison mon intuition me dicta d'aller en bas, de descendre plus bas que terre, dans les abysses, là où ma place devait être aujourd'hui. Je me sentais sale, grossier. Je voulais prendre une douche, manger un bon repas chaud et m'allonger sur mon lit, chez moi, à Calgary. Les couloirs du sous-sol étaient encore plus sombres que les autres et contrastait avec la lumière aveuglante de l'infirmerie, les couloirs étroits m'oppressaient, tout comme l'atmosphère glauque de cet endroit. C'était plus les couleurs et les odeurs qui m'oppressait, le silence lui, était la seule chose qui me soulageait. Livré à moi même je n'avais pour l'instant à me méfier de personne d'autre que de cette infirmière bizarre.

Ressentant d'un coup une douleur lancinante dans le bas ventre, je me stoppa net, lentement je m'adossa contre un mur froid, dénué d'âme et je glissa lentement, me rapprochant un peu plus du sol tout aussi froid. Je m'assis et me plia en deux serrant fort les dents. Que m'avait-on encore fait? La morphine, les drogues, les médicaments ne faisait plus effet, je ressentais le contrecoup de tous ces tests, opérations... Je passa machinalement ma main sur le sol et fit des va et viens avec celle-ci qui s'imprégna de ce fait de la poussière des lieux. Je grattais avec mon ongle la pierre dure et rocailleuse jusqu'à y laisser une goutte de sang, puis deux, puis trois... voilà que je m'étais ouvert le doigt sur une saillie. L'instant d'une seconde j'imaginais mon pouvoir disparaitre en empruntant le léger filet de sang qui s'échappait de mon index. Réprimant une larme chaude, je me demandais encore si j'allais survivre ici.


Dernière édition par Matthew Banning le Dim 10 Fév - 2:06, édité 1 fois
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Caitlin A. Winchester


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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Sam 9 Fév - 22:34




J’étais en colère, je sentais cette force montait en moi comme une bombe a retardement. Je revenais d’un entraînement musclé où j’avais lamentablement échoué. Je détestais perdre mes moyens et c’était exactement ce qu’il s’était passé durant cette session. Je marchais d’un pas sec et rapide en direction de ma cellule, mon sourire avait disparu et je ne voulais croiser le regard de personne. J’étais furieuse de m’être fait avoir à ce point. Je ne ressemblais plus à grand-chose avec cette suie sur le visage et mes cheveux ébouriffés. Je devais prendre une douche, bien chaude, tenter de retrouver ma contenance. Avec un peu de chance j’arriverai à décolérer et retrouver mon sourire. Ils avaient utilisé ma faiblesse, ma plus grande peur : le feu. En m’enfermant dans une pièce fictive, j’étais prisonnière dans cet endroit entourée de flamme. J’aurais dû trouver un moyen d’éteindre le feu ou tout du moins de m’enfuir… Mais non je suis restée la muette d’effroi.

J’entre enfin dans ce que je considère comme « mon petit coin » depuis maintenant 9 ans. Une fois la porte fermée de rage je donne un coup de pieds dans mon lit en bois qui vient cogner contre le mur froid de ma cellule. Je me suis fait mal comme une idiote et en plus je n’ai toujours pas retrouvé mon calme habituel… Je soupire et m’assoie sur le lit, me perdant dans mes pensées. Je joue machinalement avec mon pendentif et la rage fait place à la tristesse… J’entends au dehors de fines petites gouttes qui commencent à tomber sur le toit de l’institut. Il faisait pourtant si beau ce matin. Je me laisse tomber en arrière sur le matelas trop dur pour être confortable et laisse mes souvenirs revenir au galop. A chaque fois que j’y pense il pleut. En même temps cela est plutôt logique pour une fille qui contrôle la météo. Enfin contrôler était un bien grand mot, dès qu’une émotion forte me traversait, le temps changeait avec moi… D’un autre côté cela me donnait l’impression d’être moins seul à pleurer ma famille, comme si le ciel me soutenait dans ma peine. Ma gorge se serrait tandis que je fixais le plafond et me rappeler de cette fameuse nuit. Je sentis alors quelque chose prés de mes doigts et me relevais légèrement pour voir de quoi il s’agissait. C’était un simple bout de papier, mais je savais déjà de qui cela pouvait venir et je souris tristement avant de m’en emparer et de commencer à le lire.
Comme devinait c’était le Docteur Stark. Ce dernier me demandait une faveur, guider une âme perdue à travers l’institut. C’était un garçon apparemment au vu du nom « Matthew Banning ».

Ce n’était pas la première fois que l’on me demandait cela et ce ne serait surement pas la dernière. C’était comme notre devoir d’accompagner les nouveaux dans leur nouvelle vie, car oui a présent cela était leur vie et il n’y avait pas de retour en arrière possible. En général ils sortaient tous dans un état étrange, perdu, désorienté. Bref rien de bien agréable. Ce dénommé Matthew devait sortir dans moins d’une heure de sa chambre d’infirmerie, j’avais encore le temps de tenter à ressembler à quelque chose : il serait dommage d’effrayer le garçon rien qu’à ma vue. Je soupirai et fixer le papier quelques instants. Je laissais mon bras retomber lourdement sur le lit, lâchant par conséquent le mot fermant les yeux. Il fallait que je me dépêche pour ne pas le manquer et pourtant je n’avais pas encore retrouvé mon énergie habituelle à cause de ce satané entraînement.

Je pris cependant mon courage a deux mains et me lever pour aller prendre cette douche miracle. L’eau chaude me fit trouver un peu de réconfort, mais rien ne pouvait retirer ma peine. J’allais m’observer dans le miroir et me détaillais avec attention, tentant petit à petit de retrouver mon sourire. J’y parviens comme d’habitude. Mais à peine avais-je retrouvé mon attitude habituel que je me rendais compte que le temps avait passé beaucoup plus vite qu’il ne m’était paru ! Mon nouveau petit protégé ne devait pas se faire la malle ! Tout fraiche je me mis à courir jusqu’à l’infirmerie pour ensuite y entrer essouffler l’air un peu hagard. Je vis alors une infirmière passer par là et lui demanda poliment :


« Excusez-moi ! Matthew Banning est déjà sorti ? » Elle me détailla de la tête aux pieds… Je détestais lorsqu’elle faisait ça ! Mais je me taisais, si je voulais avoir mon renseignement c’était la meilleure chose a faire.

« Oui il est parti depuis longtemps. »

« Et vous savez dans quelle direction ? » demandais-je en la regardant avec mon petit regard de bonne fille. Toujours cette sensation d’être examiné comme un sujet d’étude.

« Je ne sais pas. Je crois que je l’ai vu descendre l’escalier. » A peine avait-elle fini sa phrase que je m’élançais dans les escaliers, faisant attention au moindre bruit qui m’entourait. Bon sang ou était passé ce type ! Il commençait mal à jouer à cache-cache ainsi ! C’était dans ces moments-là que j’aimerai posséder un pouvoir pour retrouver les gens. J’espère qu’il n’était pas allé au sous –sol car je détestais cette endroit : il était froid et sombre, bref vraiment rien d’accueillant. Alors que j’allais faire demi-tour j’entendais une respiration, un son lointain… Seul un nouveau pouvait venir ici par dépit. Je m’avançais donc lentement, silencieusement vers le bruit que je décelais. Je m’arrêtais non loin de lui et l’observait quelques instants, les mains dans les poches. Il n’avait pas l’air dans son assiette, bien que je ne décelais pas réellement son visage à cause de la faible luminosité je pouvais le sentir… En même temps peu de gens allant bien se mettait à même le sol froid et humide d’un sous-sol.

Je décidais qu’il était temps pour moi de faire mon entrée. J’avais réfléchis a comment l’aborder, je devais avouer être un peu dépitée par son comportement. Je m’avançais de nouveau vers lui, plaisantant.


« Et bien je n’ai jamais vu quelqu’un qui était capable de trouver un lieu aussi glauque en si peu de temps »

J’arrivais enfin à sa hauteur et lui sourit, mais peut-être ne le voyait-il pas a cause de l’obscurité. Je décidais de m’accroupir pour être à sa hauteur et continuait de parler d’une voix douce et agréable.

« Tu dois êtes Matthew Banning ? Tu n’es pas quelqu’un facile à trouver tu sais ? »

Toujours aucune réponse… Comme cela m’aurait paru bizarre d’en avoir une en même temps. Je continuais à l’observer tentant de saisir les émotions qui le secouaient. Je ne voulais pas lui paraître trop brusque dans mon comportement et continua mon petit discours.

« Je m’appelle Caitlin et si tu le veux bien je vais te montrer les endroits un peu plus lumineux de l’institut. Je ne te connais pas et toi non plus… Mais crois moi je ne te veux pas de mal. Tu veux bien me suivre ? »

Il n’y avait plus qu’à espérer que le jeune homme n’avait pas vendu sa langue au chat pour toujours.


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Matthew Banning


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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Dim 10 Fév - 2:05

Perdu dans mes pensées, un frisson me rappela la solitude. Je ne savais pas comment réagir, comment faire, comment il fallait que j'aborde cette nouvelle vie. Tout changeait à présent et je n'appréciais pas le changement, du moins pas celui-ci. Les miens me manquaient, ma vie d'avant n'était sans doute pas celle rêvée par des millions d'enfants mais elle me plaisait ou plutôt m'avait plu. Au final je ne savais même pas quel aspect de ma vie me manquait, celui du petit garçon renfermé, seul ou celui de l'adolescent qui apprenait à vivre petit à petit grâce à une fille extraordinaire qui fut sa copine. Caitlyn, elle devait tellement m'en vouloir, de ne pas lui donner de nouvelle. Si seulement elle savait, où j'étais, qui j'étais devenu. J'espère qu'elle pourrait au moins comprendre. Malheureusement, je n'avais aucun moyen de la contacter, peut-être pleurait elle, peut-être me haïssait elle? Elle avait peut-être trouvé un autre garçon... Je chassai rapidement cette idée de mon esprit qui me fit presque souffrir le martyr. Je n'avais pas envie de me battre pour survivre dans cet endroit, je ne voulais rien savoir de cet endroit. Je n'avais pas envie de me ressaisir, de bomber le torse et de prendre les devant. Je l'avais déjà fait une fois, cela avait été très difficile pour moi et aujourd'hui j'étais revenu au point de départ, dans l'inconnu et l'incertain. Je n'avais plus envie de tout recommencer, de reprendre à zéro. Peut être avais-je besoin d'aide? Sans doute même, quelqu'un allait il au moins venir à ma rencontre mis à part des infirmières psychopathes?

Je releva la tête et la posa contre le mur froid, je soupira et fixa ma main lentement essayant de me concentrer pour faire jaillir ce bouclier, ce pouvoir qui m'avait amené ici. Après quelques minutes, le bout de mes doigts devint luminescent virant petit à petit dans la couleur indigo puis rien... tout revint à la normale, rien ne s'était produit, ni barrière, ni champ de force, ni bouclier ni même ne serait-ce qu'un faisceau. A cet instant précis, je ne savais pas si je devais me donner à fond pour perfectionner ce pouvoir, ou si je devais le refuser, l'ignorer. Une chose était sûr, il était le motif de mes malheurs et je m'en voulais tellement d'avoir ça en moi et j'en voulais aussi à celui ou celle qui m'avait conféré cette "chose" que ce soit un Dieu, une force supérieure ou tout autre chose puissante et omnisciente. Je ne prenais pas encore conscience du potentiel important que j'avais en moi et qu'en l'exploitant je pourrais devenir quelqu'un d'important. La question était de savoir si je voulais devenir une personne importante. A cela je ne pouvais pas répondre, je n'aimais pas me faire remarquer et ma vie d'avant me convenait. Cependant, parfois, malgré ma timidité, je voulais prouver aux autres ma valeur. Même si je parlais peu, je pouvais être capable de faire des choses intéressantes je le savais. Est-ce que mon pouvoir devait s'ajouter à cette liste de "choses intéressantes" pour le moment je ne me préoccupais pas de ça. Je devais évaluer, jauger les autres qui étaient avec moi dans cette prison. Même si je voulais rester seul, j'allais bien être contraint de les rencontrer. Une chose était sûre je n'allais pas parler à tout le monde et je n'attendais rien des autres. J'allais analyser la situation seul, dans mon coin sans dire un mot et s'il le faut, je mentirais... Je devais me protéger, il y avait sans doute des personnes mal intentionnées ici qui me voudraient du mal.

Cet endroit humide et froid commençait à me lasser, mais je voulais être tout seul. Je n'avais pas le cœur à voir grand monde et mon état second n'arrangeais en rien la situation. J'étais complètement drogué par ces fous. Tout était embrouillé dans mon esprit voilà pourquoi je me posais tout un tas de questions et que je ne savais pas quelle attitude adopter ici. Peut-être que dans quelques jours, quand mon corps aura retrouvé une santé normale, ces questions ne se poseront même plus. Il fallait que je sois plus lucide, plus serein pour prendre une décision, même si ce pouvoir pouvait peut être m'aider à sortir de cet endroit ou pas. Ici, c'était l'inconnu, le vide, il y avait sans doute des méchants et des plus gentils, des fous... Mon doigt me faisait mal, je m'étais ouvert sur la pierre froide qui était sur le sol. Réprimant une petite douleur, je tenta de m'ajuster dans une position un peu plus confortable, ce qui n'était pas évident dans un lieu aussi incommodant. Faisant du bruit en bougeant pour changer de position, j'entendis des pas claquer sur le sol. Cela résonnait, quelqu'un s'approchait de moi, je le sentais, je l'entendais. Que me voulait on? Je pris une position plus à même de pouvoir me relever facilement pour m'échapper ou me battre mais tout en restant assis. L'ambiance sombre ne me permit pas de distinguer la personne qui venait à moi, je vis juste une silhouette qui l'instant d'une seconde pénétra dans un rai de lumière. Je distingua alors très hâtivement son visage. C'était une jeune fille apparemment. Elle voulait trouver la solitude elle aussi? Manque de chance j'étais là et avant elle, elle devrait se trouver un autre couloir.

Je fus crédule de penser que la fille n'allait pas s'arrêter à ma hauteur... évidemment qu'elle était là pour moi. Je ne voulais pas croiser son regard, je garda la tête baisser comme si je n'avais rien remarqué. Sa voix était douce, dégageant une certaine joie de vivre, une certaine assurance. Pouvait on être heureux en pareil endroit? Avec le temps, lorsque l'on à tout oublié du monde extérieur, peut être... Ses premières paroles furent pour me dire que les sous-sol n'étaient pas vraiment accueillant. Je ne releva pas et garda la tête baissée. La jeune fille enchaîna ensuite, prononçant mon nom. Je ne fus pas surpris, mais je n'aimais pas ne pas connaître quelqu'un qui me connaissait. Je ne dénia toujours pas relever la tête. Ce ne fut qu'à sa troisième phrase que je releva brusquement la tête. Lorsque la jeune fille prononça son prénom pour se présenter...


*Caitlin*

Mes yeux fatigués et drogués fixèrent intensément son visage dans la pénombre, j'essayais de distinguer chacun de ses traits dans l'espoir de retrouver l'amour que j'avais laissé à Calgary et qui avait le même prénom. A présent, elle aussi voyait mon visage. Bien évidemment, cette Caitlin n'était pas ma Caitlyn... rapidement je baissa la tête. Déçu, frustré, triste, l'espoir que j'avais eu l'instant d'une seconde avait été tellement démesuré. Cette jeune fille semblait patiente et à l'écoute, elle voulait me montrer les lieux et mon attitude assez froide et renfermée ne la rebutait pas et ne lui faisait même pas perdre patience. Après tout, il fallait caresser l'animal dans le sens du poil pour qu'il soit heureux. Je dénia enfin répondre à cette jeune fille qui se voulait sympathique, je n'allais pas tout de suite dresser un mur entre elle et moi même si parler me demandait un effort surhumain à cet instant.


- Où suis-je et pourquoi je devrais te faire confiance?

J'étais encore sous l'effet de toutes les saloperies qu'on m'avait injecté et ma voix était assez faible et mon articulation très approximative.

Je releva doucement la tête vers Caitlin pour m'assurer encore que ce n'était pas celle que j'avais jadis aimé. Il n'en fut rien, je ne baissa cependant pas la tête.


- Je ne suis pas à ma place, aide moi à sortir de cette prison, je n'ai rien fait... s'il te plaît


Ma tête bouillonnait tellement, j'avais l'impression qu'un fluide parcourait mon corps pour le purifier. La dernière piqûre de l'infirmière sans doute.

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Caitlin A. Winchester


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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Lun 11 Fév - 14:57


And in this moment, i swear we are infinite


Le garçon était enfermé dans un lourd silence. J’avais beau tenter de le faire réagir rien n’était, il restait muet comme une tombe, à croire qu’il était déjà mort. Je me demandais alors ce que cette folle d’infirmière lui avait donné… Elles étaient vraiment sadiques pour un rien ces filles. Je donnais mon prénom et ce fut à ce moment-là qu’il réagit enfin, relevant brusquement la tête. Je ne comprenais pas pourquoi il avait réagi à ce moment précis… Surtout qu’il baissa la tête d’un air plutôt déçu, tout du moins c’est comme ça que je l’interprétais. Cette impression était vexante et je dois avouer que je me serais surement contenter de m’asseoir en face de lui si il n’avait pas réagi après mes paroles… Heureusement il dédaigna de me répondre, d’une voix faible. Je dus faire un réel effort pour comprendre ce qu’il me disait.

J’hausse les épaules et l’observe toujours avec un petit sourire amusé. Je ne sais pas s’il peut le déceler dans l’ombre, mais quoi qu’il en soit il me permet de garder une confiance en moi. Se cacher derrière un sourire fait partit intégralement de moi, je l’ai fait depuis mon arrivée ici… De toute façon je n’ai pas d’autre choix que d’être joyeuse d’être ici, puisque je n’ai que l’institut dans ma vie à présent.

« Tu es à l’institut Stark… On accueille ici les personnes qui ont des dons et on les aide à contrôler ces dons pour les utiliser à bon escient. Tu le connais ? Ce pouvoir ? » J’étais curieuse de savoir de quoi était capable le garçon. Depuis que j’étais là j’avais vu des choses extraordinaires, c’était juste magique ! J’espère juste qu’il n’avait rien à voir avec les élémentaires, en particulier du feu. Je détestais le feu… Quoiqu’il en soit je reposais mon regard noisette l’observant grâce aux faibles lueurs et décidais de répondre à sa deuxième question.

« Je ne te demande pas de me faire confiance, tout du moins pas pour l’instant. Je te demande juste de croire que je ne te veux pas de mal ce qui semble assez logique, vu que j’aurais pu le faire un nombre incalculable de fois depuis que je t’ai trouvé… tu ne crois pas ? » Demandais-je d’une voix toujours douce, comme si je parlais à un enfant. Je me doutais que le jeune homme devait avoir un peu prés mon âge, ou peut-être un peu plus jeune, mais je savais que l’âge n’avait plus d’importance lorsqu’on sortait de cette infirmerie. Je me demandais aussi quelle était son histoire, l’on avait tous une histoire avant d’arriver ici, toujours plus ou moins heureuse. Je savais déjà que son entrée à l’institut n’avait pas dû être des plus agréables. Sinon il ne serait pas là, dans l’endroit que j’ai décidé de qualifier le plus glauque de l’école. Et surtout si il avait été plus docile, je ne serais pas là a tenter de l’emmener voir l’école. Je ne comprenais toujours pas pourquoi Stark m’avait demandé à moi d’y aller. Je n’étais pas très douée pour ce genre de choses et en général j’étais plus à l’aise avec les filles réussissant à être plus tactile.

Il m’adressa de nouveau la parole, sa voix, ses paroles me fendirent le cœur… Il releva la tête et me fixer. Je me sentais mal à l’aise d’être fixée ainsi… Surtout que j’imaginais parfaitement son regard suppliant de l’aider : mais cela m’était impossible… J’avais de la peine pour lui. Il avait l’air désespéré. Il ne se rendait pas compte de ce qu’il s’était passé. Pourtant pour moi c’était simple : il avait été vendu. Oui selon moi les gens qui venaient ici avaient deux possibilités : soit ils étaient dangereux car ils utilisaient mal leur pouvoir, soit leur tuteur les avaient vendu. C’était ce que m’avait révélé le docteur Stark et je le croyais. Après tout c’était bien ce qu’il s’était passé pour moi, Sarah m’avait donné pour de l’argent. Mais je n’allais pas dire la vérité à Matthew. Je l’avais déjà fait un jour à quelqu’un… Ce fut l’une des pires erreurs de ma vie car cette petite fille était partie en dépression et est actuellement toujours dans l’infirmerie, cela fait près de trois ans… Je m’en veux encore aujourd’hui, mais c’est grâce à cela que j’ai compris que le mensonge était peut-être mieux pour certain. Oh il allait surement vouloir sortir d’ici, mais il comprendrait rapidement qu’il n’y avait pas de sorti. Je fus cependant prise quelques instants de jalousie… Il avait la chance d’ignorer cette transaction commerciale dont il avait était le produit, moi non, je savais et souvent cela me rappelait ma condition si précaire… J’aurais voulu croire que Sarah tenait à moi, que là où elle était, elle cherchait à me retrouver et à se sortir de cette prison. Mais je savais que ce n’était pas le cas, lui avait encore l’espoir c’était déjà ça de pris.

Prison… Ce mot raisonna en moi. C’était comme cela que j’avais nommé l’institut dans mes premiers jours, je croyais que j’allais devenir une bête humaine, enfermée toute la journée pour que l’on joue avec mon don. J’avais alors voulu faire disparaître ce pouvoir de moi, mais cela était impossible il était en moi et faisait parti de moi et cela rien ni personne ne pourra le changer… Puis j’ai rencontré Stark et il m’expliqua qui il était, un ami de mes parents, il me révéla également son but : améliorer le monde et les hommes… Du haut de mes 9ans je n’avais pas compris, mais a présent je comprends et je veux l’aider dans cette démarche. Je reportais mon attention sur le garçon et m’accroupie pour être à sa hauteur… Je pris la voix la plus tendre que je pouvais et souriais tristement. Personne ne rêvait de cette vie, même moi qui n’avais connu que cet institut depuis neuf ans.


« Je sais que tu n’as rien fais Matthew… J’aurais voulu pouvoir t’aider, mais tu ne peux pas partir… On a besoin de toi ici, et c’est chez toi maintenant… Tu sais ce n’est pas si terrible que ça comme endroit… Tu verras… »

J’aurais aimé pouvoir voir ses yeux à travers l’obscurité, pour moi le regard était les portes de l’âme, mais de plus j’aurais pu ainsi voir dans quel état ils l’avaient laissés sortir. Ce n’était pas improbable qu’il soit drogué et complètement déconnecté de la réalité. Je soupirai discrètement, tentant de trouver les mots justes pour le faire sortir de sa léthargie. Je devais le convaincre de me suivre à l’extérieur… Respirer l’air frais lui ferait surement du bien.

« Tu es sur de ne pas vouloir sortir quelques minutes ? Ca pourrait te faire du bien tu sais ? » Demandais-je gentiment, je ne voulais pas le brusquer. Après tout, si il voulait rester encore dans l’ombre et bien soit, mais je resterai avec lui… Ce qui devrait surement moins lui plaire.

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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Mar 12 Fév - 22:01

Ce n'était pas elle, ce n'était pas ma Caitlyn, l'obscurité était trop forte pour discerner correctement le visage de la jeune fille qui me faisait face néanmoins je l'avais tout de suite su. Évidemment j'étais déçu. Cependant au fond de moi, je pensais que c'était mieux ainsi. Caitlyn ne méritait pas d'être ici et je ne lui souhaitait aucunement de vivre ce que moi j'avais vécu avec ces infirmières. Je suis sûr qu'elle était plus heureuse, enfin, au moins elle pourrait réapprendre à vivre. Moi je ne voyais pas mon avenir ici et je ne voulais pas le construire ici entre ces murs qui me dégoûtaient déjà.

J'essayais de me convaincre que ne plus penser à Caitlyn serait la meilleure solution, inutile de vous dire à quel point cela se révélait difficile. Et puis, si elle savait que je n'étais pas comme les autres, que j'avais un pouvoir, que j'étais différent, elle m'en aurait peut-être voulu, elle aurait peut-être souhaité ne plus jamais me voir... Je devrais sans doute me résoudre à vivre ici maintenant, je ne l'acceptais pas non, mais je m'y pliais sous le joug de la contrainte. Une contrainte qui m'était déjà infligée par l'atmosphère terrifiante des lieux mais aussi par le personnel qui résidait ici.

D'ailleurs cette fille, que j'avais devant moi, elle semblait s'être accoutumé à cet endroit voire même s y plaire, son attitude, sa voix douce, et sa sérénité semblaient indiquer qu'elle s'était pleinement projetée dans ce lieu. Je me refusais cependant de penser qu'elle avait trouvé un foyer ici, une deuxième maison, ça je m'y refusais pour la simple et bonne raison que pour le moment je ne voyais pas comment on pouvait adorer cet endroit autant que notre nid familial que l'ont avait été forcé de quitter. Elle avait au mieux appris à prendre le bon côté des choses au pire elle était contrainte et faisait semblant de se plaire à être ici. Peut-être même qu'on lui avait embrouillé le cerveau pour lui donner l'impression d'être dans un lieu magnifique.

Pour moi c'était clair, j'étais dans une prison. A cet instant, je ne pensais aucunement changer d'avis dans un futur plus ou moins proche, seulement j'avais du mal à croire qu'on pouvait aimer ce lieu de son propre chef lorsque l'on voyait et subissait la cruauté du personnel. J'avais enduré des épreuves bien pires que celles que j'avais eu à subir dans la zone de quarantaine militaire. Il était donc impossible pour moi à l'heure actuelle de voir le bon côté des choses. Ce n'était pas dans ma nature et la situation étaient encore moins propice qu'à l'accoutumé. Je n'étais pas comme tous les petits garçons ou les petites filles qui rêvaient d'avoir des pouvoirs, d'être des héros. Moi, j'avais toujours voulu me faire discret, vivre ma vie dans mon coin avec seulement quelques personnes chère à mes yeux. Aujourd'hui, j'étais le centre d'attention, l'autre, le petit nouveau. Je manquais clairement de repères et j'avais du mal à imaginer quelqu'un d'ici m'en fournir même si je sentais que mon interlocutrice essayait de faire en sorte que je me sente moins perdu.

Un repère elle venait de m'en donner un, qui, s'il n'était pas psychologique était plutôt physique. J'étais à l'institut Stark. Des personnes avaient eu le culot d'appeler ça un institut pour que cela fasse plus scolaire, plus joyeux, moins suspect. J'enrageais intérieurement, j'avais l'impression qu'on me mentait dès le début. Les militaires aussi m'avaient dit que j'allais dans une nouvelle école quand il m'ont emmené et j'ai atterri dans un centre de détention. Caitlin me demanda ensuite si j'avais connaissance de mon pouvoir, j'aurais voulu lui répondre mais mes forces m'échappaient et je ne savais même pas si j'avais envie de lui répondre. Bien sûr que je connaissais mon pouvoir, malheureusement d'ailleurs. Enfin, si je n'en n'avais pas eu connaissance avant d'entrer ici, je n'osais même pas imaginer les sévice que j'aurai eu à subir de la part des infirmières. Finalement, de ce point de vue là, ce n'était peut être pas un désavantage.

Je ne voulais sans doute pas me l'avouer, mais il était vrai que cette Caitlin dégageait aussi quelque chose de rassurant notamment au vu de la situation dans laquelle j'étais. Je ne lui faisais pas confiance, mais je la détestais déjà moins que les infirmières. J'avais néanmoins cette impression qu'on m'envoyait un intermédiaire pour réparer les pots cassés. On m'avait carrément briser et fais saigner mon cœur en arrivant et là un mois après on m'envoyait quelqu'un pour me réconforter comme pour mieux m’appâter. Je trouvais ça trop facile mais j’espérais au fond de moi que Caitlin n'était pas sous l'influence d'une personne assez cruelle pour utiliser ce genre de procédé.

Lorsque la jeune fille m'avoua que je ne pourrais pas sortir d'ici, la sensation que j’éprouvai fut très étrange. Je sentis mon cœur comme étant poignardé mais bizarrement mon esprit s'y était déjà résigné. Bien sûr que je ne pouvais pas sortir d'ici. J'aurais aimé la croire lorsqu'elle me dit que ce n'était pas si terrible ici, j'aurais même prier pour que ce soit le cas si j'en avais eu les ressources. En revanche je n'étais pas chez moi et ne le serais jamais. J'avais vraiment l'impression qu'elle voulait m'aider, mais moi je ne savais pas ce que je voulais. Caitlin réitéra avec encore plus de tact sa demande pour que je daigne enfin la suivre et visiter les lieux. Je restai encore de longue seconde muet...



- Tu sais, tout à l'heure, tu m'a dit que si tu avais voulu tu aurais pu me faire du mal... On ne peut pas me faire mal... ou difficilement
dis-je à demi mot d'un air presque abattu

... Des faisceaux indigo et luminescents apparurent autour de moi créant ainsi un bouclier. Je vis Caitlin être déséquilibrée et repoussée en arrière, elle fut certainement trop proche de mon champ de force. Après quelques secondes mon bouclier se résorba, les faisceaux pénétrèrent dans le bout de mes doigts. Peu entraîné, je ne maîtrisais pas mon pouvoir qui avait sans doute une puissance ridicule et incontrôlée. Néanmoins je me rendis compte qu'il avait été assez puissant pour repousser quelqu'un, je n'osais pas imaginer quelles proportions cela pouvait prendre avec quelqu'un qui maîtrisait ce pouvoir.

Constatant que j'avais pu faire du mal à Caitlin malgré la vertu défensive de mon pouvoir, je me leva d'un bond et je la rejoignit après un ou deux pas, je me baissa de nouveau pour être à sa hauteur. A cet instant, un filet de lumière me dévoilait clairement son visage, que je trouvais angélique. J’espérais intérieurement qu'on ne l'avait jamais maltraité comme moi à son arrivée.


-Je suis désolé, excuse-moi, je n'ai pas fait exprès... je ... je ne voulais pas. Mille fois pardon. J'espère que je ne t'ai pas fait mal. Je peux peut-être t'aider, je ferais tout ce que tu veux mais ne te venge pas. Je ... je veux bien aller visiter l'endroit avec toi, je suis d'accord. dis-je tremblant et paniqué.

Je me releva et lui tendit ma main pour l'aider à se relever.


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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Dim 17 Fév - 23:04

Je parlais beaucoup tentant de me faire convaincante. Mais que voulez-vous dire à un garçon qui semblait désespéré au point de s’être réfugié dans cet endroit si froid et humide. Je souriais, de toute façon je ne perdais jamais mon sourire sauf à de rare occasion, je me disais que c’était surement cela ma force. Quoiqu’il en soit j’essayais de l’apaiser du mieux que je pouvais… Je me demandais si quelqu’un avait ce pouvoir. A chaque difficulté je pensais tout de suite à la personne qui avait la chance de ne pas avoir ce problème grâce à son don. Je savais que c’était un peu la solution de facilité, mais je devais bien avouer que cette idée me plaisait… Imaginez-vous en un regard réussir à calmer quelqu’un, à le mettre en confiance. Quoiqu’il en soit ce n’était pas mon cas actuel et je devais continuer à ramer pour lui arracher quelques mots… Qu’est qu’il était têtu ce garçon !

Ce fut à moi de lui révéler la vérité. Il ne pourrait jamais partir de cet endroit. Je détestais ce moment, le moment où je détruisais tous leurs espoirs. C’était toujours difficile de leur dire et en général ils voyaient bien dans mon regard que j’étais sincère. Personne ne partait d’ici sans l’accord du Docteur Stark… Et pour avoir son accord c’était une autre paire de manche. Seules les personnes qui faisaient partie du personnel avec le droit de sortir… Même moi je n’avais jamais eu l’occasion de mettre un pied dehors et pourtant Stark savait très bien que j’étais avec lui de tout cœur. Ma gorge se serrait, j’étais peinée pour lui sincèrement, mais j’essayais de lui faire comprendre que sa nouvelle vie ne serait pas si terrifiante. Après tout on était ici pour apprendre, s’épanouir dans l’espoir de construire un monde nouveau. Je décidais de ne pas parler de notre idéologie tout de suite, de toutes façons il ne me croirait surement pas…. Je me doutais des souffrances qu’il avait du endurer. Leur façon de voir la dangerosité d’une personne et leur puissante était des plus brusques et injuste. J’en avais déjà parlé à Stark, mais ce dernier affirmait qu’il n’y avait pas d’alternative.

J’avais de nouveau émis l’hypothèse que sortir lui ferait plus grand bien. Mais ce ne fut que le silence qui me répondit. Accroupie auprès de lui je soupirai baissant la tête, mes cheveux cachant ainsi mon visage. Pourquoi fallait-il qu’ils aient tous de soucis de langage… Je faisais si peur que ça ? Je commençais à être lassé par cette situation, j’avais l’impression de parler à un mur qui n’avait que faire de mes questions ou informations… Je sursautais et relevais doucement la tête lorsqu’il laissa échapper quelques mots. Son silence habituelle donnait de l’importance à la moindre de ses paroles. Je l’écoutais attentivement. Sa voix était encore plus basse que tout à l’heure, heureusement que je n’étais pas sourde d’oreilles !

Lorsqu’il m’avouait à demi-mot qu’on ne pouvait pas lui faire de mal je fronçais les sourcils et plissais les yeux, tentant de comprendre ce qu’il voulait dire. Je ne le suivais pas et pourtant ce n’était parce que je faisais preuve de mauvaise volonté.


« Qu’est ce que tu racontes… » demandais-je tout doucement, curieuse de le comprendre.
C’est alors que des faisceaux indigo et luminescents apparurent autour du garçon. C’était vraiment très beau, presque magique et j’étais fascinée par cette lumière. Je vis enfin totalement le visage du garçon. Il était plutôt mignon et avait un visage innocent, bien que ses traits semblaient tirés surement par la fatigue ou les autres choses qu’il avait dû subir. Mes yeux étaient écarquillés et fascinée j’approchais ma main de cette sorte de vague.

Mais à peine avais-je effleuré ces lumières que je sentie comme une énergie électrique me parcourir le corps. C’était plutôt désagréable, comme lorsque l’on sentait un coup de jus. Je fus alors déséquilibrée et partit en arrière quelques mètres plus loin, glissant sur le sol. Outch cela ne faisait pas du bien du tout. Je fermais les yeux tentant de reprendre mes esprits et faire disparaître mon mal de crâne qui venait d’apparaître. Bon dieu qu’est-ce que c’était que ce truc ? Une sorte de bouclier ? J’ouvrais les yeux et la lumière indigo avait disparu. Seul un rayon de lumières vient caressait mon visage. Je me massais la nuque en grimaçant légèrement. Une chose était sure je n’allais pas chercher des noises à Matthew ! D’ailleurs ce dernier se leva rapidement et s’approcha de moi. Je le regardais et écoutais ses paroles. Puis un sourire sincère se dessina sur ses lèvres. Je lui répondis ensuite d’une voix amusée et légère.


« Ne t’inquiètes pas ce n’est pas grave. Mais n’en fais juste pas une habitude d’accord ? » Lui demandais-je en le regardant avec mes yeux pétillants. Je me repassais ensuite les paroles qu’il venait de me dire. Ce que je voulais hein ? Alors que mon esprit malicieux commença à faire des siennes je compris enfin ce qui se passait dans la tête du garçon. Bon sang il avait peur de moi ?! C’était pour cela que sa voix et sa main tremblée ? Bon dieu et cette panique… Je restais figée l’observant avec de grands yeux ronds. Comment pouvait-on avoir peur de moi ? Je… Je ne lui avais rien fais pourtant… J’avalais ma salive et l’observais toujours en silence. Je voyais sa main tendue vers moi, mais je n’osais pas la prendre…

« Tu… Tu as peur de moi ? »
Demandais-je l’observant, la voix troublée par l’émotion. C’était horriblement perturbant, je ne me savais pas aussi effrayante. « Je… Je ne te ferais pas de mal.. Enfin non je ne pourrais pas de toute façon, mais je veux dire… » Je me mordis la lèvre inférieure ne sachant pas réellement quoi lui dire. J’étais toujours à terre sur ce sol humide et froid. Puis je l’observais en plissant les yeux pour ensuite me relever toute seule… J’avais refusé de prendre sa main… Après tout si il avait peur de moi il pourrait très bien m’envoyer valdinguer contre un mur avec son pouvoir, de plus les contacts avec les gens n’étaient pas foncièrement ce que j’appréciais.

Je mettais mes mains dans les poches et le fixais, c’était à mon tour de perdre ma langue. Je me faisais force pour retrouver mes mots et mon sourire… Seule ma voix me revint dans un premier temps et je lui demandais.

« Tu… Tu veux toujours visiter l’endroit ? Ou tu préfères rester encore un peu ici ? Tu sais je te force pas j’ai tout mon temps… Bien qu’il va quand même falloir que tu te décides à sortir d’ici dans l’absolu. »

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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Jeu 21 Fév - 21:27

J'avais merdé comme on dit familièrement, montrer mon pouvoir avait été une façon pour moi de me protéger de prouver à Caitlin que je pouvais être intouchable au sens propre. Sur le moment, je pensais que montrer mon pouvoir était une bonne chose pour faire comprendre aux autres que je n'étais pas facilement abattable. J'avais le sentiment que cet endroit c'était le genre d'endroit où il fallait rapidement s'imposer et montrer de quoi on était capable... Seulement, il ne fallait pas que cela me cause du tort, en me mettant les autres à dos, en attisant la jalousie on pouvait se porter préjudice à soi-même. J'étais déjà très vulnérable mentalement alors si je devais m'attirer dès le départ les foudres de quelqu'un... je ne donnais pas chère de ma peau, finir dans ma cellule au bout d'une corde attachée par moi ou même un autre serait sans doute l'issue fatale si cela devait arriver. Je ne supportais pas la compétition et avais du mal avec l'adversité. Seulement, cet endroit était vicieux, son atmosphère me donnait l'impression qu'on pouvait être poignardé dans le dos à tout instant par n'importe quelle personne dont on se sentait proche.

J'aimais beaucoup l'Histoire, j'avais lu beaucoup de choses sur les dictatures notamment et en y pensant j'avais toujours des frissons dans le dos. Imaginer qu'un seul homme pouvait contrôler des milliers et des millions d'âmes par la manipulation, la parole, le charisme, l'influence... J'avais peur, peur que ce soit disant institut était une micro-société dictatoriale, gérée par un homme mauvais qui avait à sa solde hommes et femmes qu'il manipulait à son bon vouloir pour recadrer des jeunes, les faire entrer dans le rang et lever ainsi une armée, son armée ! L'infirmerie dans laquelle j'avais vécu pendant 1 mois m'avait en tout cas incité à réfléchir dans ce sens. Lorsque quelqu'un sortait d'un mois de souffrance intensive comme moi, il était facile de jouer sur sa peur pour le rallier à lui, c'était comme ça que les dictatures fonctionnait, jouer sur la méfiance, la peur de l'autre, la peur de tout. Ça ne m'étonnerait pas de voir que cet institut fonctionne de la même manière.

Caitlin semblait gentille, attentionnée, elle était souriante... elle semblait simplement heureuse. A cet instant je ne me posais pas encore la question, mais je serais curieux de savoir si elle avait déjà été malheureuse ici. Le bonheur ne pouvait être qu'une image, une façade que l'on essayait de construire en relativisant certains aspects de son malheur. Lorsque l'on était sous l'influence de quelqu'un on pouvait croire tout ce qu'il racontait. Le tout était de le rendre important, de lui faire croire qu'il était indispensable. Caitlin était peut être indispensable pour Stark, ou alors c'est ce qu'il lui faisait croire... Avant de pouvoir réfléchir et songer à tout ça, je devais me reposer, mais j'avais l'impression que je n'aurais jamais cet occasion en pareil endroit.

Je devais tout d'abord réparer mon erreur, celle d'avoir malencontreusement violentée Caitlin. La jeune fille n'avait pas l'air énervée, elle ne semblait pas m'en vouloir, ni être rancunière. Elle semblait avoir la capacité de prendre rapidement du recul. Sa voix était la même que tout à l'heure rassurante, féminine, même réconfortante. J'en étais très étonné, beaucoup de personnes se serait offusquées, ou auraient répondu violemment par la parole ou les gestes. Caitlin semblait garder un calme presque olympien. Cela me rassurait et me plaisait même. Cependant étant tellement paniqué à l'idée qu'elle puisse répliquer à mon geste, j'avais laissé entendre que je craignais des représailles. J'avais dévoilé ma peur, et oui j'étais quelqu'un de très chétif. Je n'aimais pas la violence, j'étais sensible voilà tout. Je m'étais probablement emporté, elle ne voulait sans doute pas me faire de mal. Mais j'avais réagi à chaud. Voyant qu'elle ne prenait pas la main que je lui avais tendue dans le but de l'aider à se relever, je me rétractai un peu peiné.

Vint enfin la question gênante. Avais-je peur d'elle? Oui ou Non je ne savais pas quoi répondre, je ne la connaissais pas assez, cet endroit me faisait flipper, j'étais à moitié drogué, paniqué, excité... tout était emmêlé, pendant quelques instants j'arrivais à être lucide et je savais au fond que Caitlin semblait être une bonne personne, mais la rapidité des évènements et cet endroit ne me permettait pas d'exprimer pleinement mes pensées. Je me tenais face à elle, légèrement penché, l'air hagard, je devais sembler bête, heureusement l'obscurité devait atténué un peu cet effet. Les bras le long du corps, j'avais l'impression de me décomposer, cette question de Caitlin me laissait sans voix, déjà que je ne parlais pas beaucoup... Si je disais oui, je risquais de passer pour un faible, si je disais non je risquais de passer pour un nul ou je pouvais cette fois la vexer pour de bon, même si le ton qu'elle avait employé pour me poser la question ne laissait pas pressentir cela.


- Euh... bah oui, enfin non... mais c'est cet endroit qui me fait peur. ces infirmières, ces murs. Ce nom... Stark. Dis-je pantois.

Caitlin acheva sa phrase en me disant qu'elle ne me voulait aucun mal et qu'elle n'était pas en capacité de la faire. Cela me rassura forcément. Je repris un peu mon souffle en inspirant une légère bouffée d'oxygène. De l'oxygène dans ce lieu? Il semblerait... peut-être était il artificiel, tout semblait si artificiel ici. Caitlin brisait cette impression mais je me méfiais quand même un peu, elle semblait trop lisse, trop compréhensive, j'avais peur que ce ne soit pas sa vraie nature et que je puisse être déçu ou trahi par la suite. Elle voulait peut être simplement me tester après ma sortie de l'infirmerie. J'aurais aimé lui faire confiance, je ne demandais que ça... C'était sans doute ce que je voulais le plus à cet instant, pouvoir faire confiance à quelqu'un dans cet institut de dingue qui me faisait atrocement souffrir.

Je me redressa légèrement, à présent droit je détournai mon regard de Caitlin qui était encore au sol.


- Oui je veux bien sortir ...


Mon regard fuyant trahissait mon mal être, Caitlin ne le percevait peut être pas dans ce lieu sombre. Mais j'allais bientôt lui lancer un appel de détresse. C'était sans doute la meilleure chose à faire. J'avais tenu un mois dans cet enfer de l'infirmerie... Je ne tiendrais pas un mois de plus à ce rythme là. La meilleure chose à faire, celle que j'avais tellement refusé de faire, c'était peut être de faire un pas vers les autres. C'était presque un effort surhumain pour moi, mais c'était je crois la seule manière de m'en sortir. Sans cela je mourrai à petit feu écrasé par le poids de la tristesse et de la souffrance. J'avais besoin de me reposer sur quelqu'un. Je prenais le risque que cette personne soit Caitlin. J'allais peut être me tromper, le regretter, souffrir encore plus mais tant pis, je ne voyais que cette solution alors je me lança, ma voix empreinte de ma sempiternelle timidité.

- Caitlin, je ... je veux que tu m'aides... pitié. Je ne tiendrais pas longtemps... s'il te plaît.


Je ne regardais toujours pas dans sa direction, comme si je me sentais honteux de demander du secours... et c'était le cas, je me sentais très faible et incapable de me prendre tout seul en charge. Cela était la conséquence de 16 années de timidité, de peur, de solitude. L'instant d'une seconde je haïssais ce que j'étais, ce que je fus et peut être ce que j'allais devenir.




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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Sam 9 Mar - 1:11

L’évidence s’imposa à moi. Le jeune homme n’avait pas l’intention de me faire confiance. En même temps, je pouvais bien le comprendre dans le fond. Il était surement incompréhensible pour lui de croire qu’il y avait des gens digne de considération et qui lui voulait du bien par ici, après être passé entre les mains du personnel en général on en doutait pour un certain bout de temps. Je savais combien ce personnel pouvait faire preuve d’inhumanité, certains voyaient en les pensionnaires de cette institut que des bêtes de foires dangereuses qu’ils haïssaient soit par jalousie, soit juste par haine de la différence. Matthew avait été victime de sa différence, comme tous ceux qui étaient présents entre ses murs. Je voulais lui faire découvrir ce monde, qui n’était pas si sombre qu’il l’aurait pensé. Après tout, étant tous sur la même enseigne des solidarités et des belles amitiés pouvaient naître. J’en savais quelque chose au vu de mes dix longues années passées ici. Certes, ce n’était pas le paradis, mais il y avait bien pire n’est-ce pas ?

Il me confia alors que ce n’était pas réellement de moi qu’il avait peur, quoique cela il s’en fera surement une idée plus tard. Après tout pour l’instant il ne voyait en moi qu’une fille qui essayait d’être gentille avec lui. Il ne connaissait de moi que mon prénom, ignorant mon « don ». Je ne me considérais pas comme quelqu’un de dangereux, j’avais mes humeurs certes, mais je n’avais jamais blessé quelqu’un intentionnellement…. Après il mettait déjà arrivé d’avoir quelques soucis car je ne maîtrisais pas mon pouvoir, mais cela était une autre histoire et j’espérais pour Matthew qu’il ne verrait jamais ce côté de moi. Je l’observais quelques instants et au fond de moi je ne pouvais empêcher de me faire une réflexion amusée. En même temps ce n’était pas difficile d’avoir peur de l’institut lorsqu’on se dirigeait vers le sous-sol ! Je ne connaissais pas encore de sous-sol accueillant personnellement ! Mais je gardais ma plaisanterie pour moi, pensant que ce n’était pas le bon moment. Ce jeune garçon était encore trop sensible, il fallait que je sois douce et non pas trop dynamique au taquine ce que je suis souvent. J’humectais les lèvres, cherchant les bons mots pour le rassurer…. Pourtant, seul l’humour me venait à l’esprit dans ce genre de moment.

«Je dois t’avouer que les infirmières aussi m’ont toujours fait peur avec leur énorme seringue surtout ! Enfin pour certaines c’est à se demander si elles ne sont pas tout droit sorties d’un film d’horreur. »

Je l’observais et me mordais la lèvre gênée. Mes paroles n’étaient pas réellement rassurantes et j’en avais conscience… Je l’observais quelques secondes, toujours sur ce sol trop froid pour moi. Je reprenais d’une voix moins sure.

« Je sais que ça ne doit pas paraître le paradis ici… Mais tu t’y feras vite crois-moi… Tu ne dois pas en avoir peur la plus part des gens sont dans le même cas que toi alors ne t’inquiètes pas »

Je rajoutais ensuite que je ne lui voulais aucun mal ce qui était assez ironique au vu de son pouvoir. J’avais l’impression que rien ne pouvait l’atteindre c’était impressionnant. Quoiqu’il en soit je me relevais seule, peut-être que j’allais le vexer mais qu’importe ! Après tout ce n’était que justice, rien qu’à voir sa tête je me sentais comme un monstre dangereux. Nous étions face à face, retour à l’obscurité environnante, seul un petit faisceau de lumières caressait mon jean et le sol. Je ne savais plus quoi dire, j’avais compris que la manière forte n’était pas de mise, ni l’humour… Bref je cherchais un moyen de le faire sortir au moins du sous-sol. Je tentais de nouveau la manière douce, c’était celle qui semblait marché le mieux pour ce garçon déboussolé. Je lui demandais alors si oui ou non il voulait sortir. Cette fois je lui laissais un semblant de choix, après tout pourquoi pas rester ici, cela ne me tuerait pas ! Une chose était sure je ne lâcherai pas l’affaire, j’étais trop têtue pour ça !

Mais qu’elle ne fut pas ma surprise lorsqu’il accepta. Je sentis alors un nouveau élément de dynamisme s’élever en moi ! JE voulais vraiment lui montrer que la vie n’était pas si horrible et qu’il y avait toujours un bon côté aux choses qui nous arrivaient.

Je dansais sur mes pieds, hésitante sur la démarche à adopter… Le garçon ne semblait pas être convaincu par ses dires et je savais déjà qu’il faudrait que je le traîne pour qu’il sorte de cet endroit. Je me retournais alors vers lui et lui lançait un sourire que j’espérais visible malgré la faible luminosité. Je m’avançai doucement vers lui, marquant un temps d’hésitation. Pourvu qu’il ne déclenche pas son pouvoir entre temps… et lui saisissait délicatement le poignet le plus proche pour le tirer à ma suite lâchant au passage un petit mot d’une voix calme et mélodieuse :


« Allez suis- moi ! »

Nous avancions alors, enfin c’était surtout moi qui avançait et qui le tirait légèrement pour qu’il me suive. Vite de la lumière ! De l’oxygène ! Nous étions enfin arrivé aux escaliers, je commençais à monter deux trois marches qui nous permettraient de remonter à la surface, mais Matthew ouvrit de nouveau la bouche. A sa façon de prononcer mon prénom je frissonnais et me stoppais dans mon avancée. Je me retournais lentement alors qu’il me lançait un véritable appel d’aide… Bon dieu je ne pouvais donc rien faire pour lui ? Je sentais alors un grand vide se formait dans ma poitrine, comme si il me manquait quelque chose, mais je ne savais pas quoi. J’étais touchée par ce garçon qui semblait si désemparé. J’avais du mal à le comprendre n’ayant pas vécu la même chose, mais je m’imaginais ce qu’il pouvait ressentir. Je lâchais doucement ma prise sur lui et me retournais entièrement, la lumière du jour derrière moi éclairait enfin son visage. Il avait un regard bleu qui me transperça. J’adorais les yeux bleus, mais je n’aimais pas ce que je lisais dans ceux-là.

Je descendais les quelques marches qui me séparaient de lui et arrivais enfin à sa hauteur, bien qu’il soit plus grand que moi. Je lui souris tristement, le regard empli de sincérité. Je penchais légèrement ma tête sur le côté et murmurais d’une voix douce.


« Ne t’inquiètes pas Matthew… Tout ira bien, je vais t’aider. Je te le promets et je tiens toujours mes promesses. Tu peux me faire confiance d’accord ? » demandais-je en lui tendant la main.
Je voulais qu’il puisse trouver un repère dans ce nouveau monde et si cela devait être moi il en serait ainsi, mais pour cela il allait devoir me faire confiance et ce n’était pas facile lorsque l’on ne connaissait personne. Son regard fuyant n’était pas des plus encourageants, mais étrangement je pressentais qu’il avait une bonté sans borne au fond de lui et j’avais toujours eu une bonne intuition.

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MessageSujet: Re: After one month | Caitlin    Dim 10 Mar - 1:32

Quel était ce monde ? Ce monde dans lequel je venais de pénétrer en franchissant ces portes. J'avais l'impression d'être un ignorant, j'ignorais tout de cet endroit. Enfin, on avait fait ce qu'il fallait pour que je n'ai aucune image du lieu dans lequel je me trouvais à présent. On m'avait enlevé du centre militaire, et sans doute m'avait-on plongé dans un profond sommeil car je n'avais aucunement souvenir de l’extérieur de l'institut. Les seuls souvenirs que je gardais de ce lieu pour le moment étaient cette lumière blanche, une chevelure d'un noir très intense et cette aiguille, celle que je sentais se planter dans ma chair deux à trois fois par jour. Des images que j'avais eu lors des rares fois où j'étais tenu éveillé dans cette atroce infirmerie. Accessoirement, je saurais à présent que les sous-sol ici étaient sombres, froids et humides, comme sans doute tous les sous-sols... Enfin pas tous, je me souviens du mien, celui que j'avais chez moi au Canada... D'ailleurs, je ne savais même pas si j'avais quitté le Canada, si j'étais aux États-Unis, peut-être étais-je même au Mexique ou à l'autre bout du monde en Nouvelle-Zélande. C'était étrange, je ne m'étais pas encore posé la question. Elle n'était pas vitale en tout cas, puisque je savais une chose, j'étais là, enfermé. Le simple fait de me sentir prisonnier ne me donnait pas nécessairement envie de savoir dans quel coin de la planète j'étais.

J'étais effrayé, triste et j'avais faim... Quand j'étais triste à la maison, j'essayais de me rappeler des bons moments. Je ne savais pas si ici ça marcherait. J'avais peur qu'on m'ait retiré mes souvenirs et mon passé. Je craignais en effet qu'une fois passé ces portes, les infirmières de cet endroit avait eu pour ordre de me privé de mon passé. Cette simple crainte m’ébranlait et me faisait perdre mes moyens en l'occurrence ma mémoire. Je voulais me souvenir d'un moment excellent de mon enfance. Il n y en avait pas beaucoup, je n'arrivais pas à trouver. Pourtant j'étais sûr qu'il y en avait, je me sentais pris dans une spirale effrayante, je paniquais à l'idée de ne pas me rappeler d'un moment que j'avais apprécié étant plus jeune et cette panique ne m'aidait pas à me souvenir de quoique ce soit.


*Rappelle toi bon sang ! Un souvenir, un seul*

Mes yeux fixait le sol, j'étais adossé contre le mur, enfermé dans une bulle. Je n'entendais plus ce que disait Caitlin. J'entendis un des mots qu'elle prononça "paradis" , ce mot résonna en moi et j'eus l'impression de plonger littéralement dans mon esprit.

FLASHBACK

- Je trouve pas ça normal que notre fils à dix ans n'ait toujours aucun ami, il y a un problème.

- J'ai peur que l'emmener voir un psychologue n'arrange rien. Tu le connais Scott, il est fragile. Il ne parlera pas, ce n'est pas dans sa nature, il faut le laisser grandir, il apprendra à se faire des amis petit à petit.

- Mais il a peur de tout, il se bouche les oreilles dès que le voisin démarre la tondeuse, il ne veut pas aller au parc, de peur de recevoir un ballon dans la figure, il ne veut pas apprendre à nager, il ne veut pas apprendre à faire de vélo. Il n'est pas comme les autres.

- Il est différent oui et c'est pour ça qu'on doit l'aimer plus encore! Je suis sûr qu'il renferme en lui quelque chose qui nous éblouira.

***

- Maman, elle me va bien la chemise de tante Jenny non ? J'ai peur qu'à l'école il se moque.


- Mais non mon chéri tu es très beau dedans, viens souffler tes bougies, aujourd'hui tu as dix ans. Ta tante n'a pas pu venir, ni ton oncle, mais je te promets qu'on fera une grande fête pour toi plus tard quand tout le monde pourra venir. Je t'ai fait un gâteau au chocolat je sais que tu adores ça.


- 3 2 1 .... Joyeux Anniversaire ! Souffle fort .... Bravo Matt ! Bravo chéri !

Son père l'embrassa sur la joue gauche, sa mère sur la droite.

- Matthew, suis-nous !

Les deux parents prirent la main de leur enfant. Ensemble il descendirent les escaliers... pour se diriger au sous-sol. Scott, le père du petit Matthew ouvrit une porte d'une des pièce du sous-sol. Matthew fut ébloui, la pièce était lumineuse, les murs d'un blanc impeccable où l'on pouvait voir se dessiner des motifs colorés. le parquet au sol était flambant neuf. A droite de la pièce se trouvait une grosse bibliothèque, avec un fauteuil et au centre se trouvait un joli piano qui brillait de mille feux. Le petit bambin lâcha la main de ses parents s'avança pleinement dans la pièce et admirait la beauté de cet endroit. Jamais il n'en avait vu de plus magnifique.

- Mais je ne sais pas jouer de piano Papa !


- Tu apprendras mon grand. Il faut que tu apprennes à faire de nouvelle chose. Tu dois t'épanouir Matthew, tu dois être heureux ! Vas y essaie ! dit Scott avec un sourire.

- Allez mon chéri n'ait pas peur ! Il faut que tu te lances dans quelque chose, même si tu te trompes, même si tu as peur de l'échec, tu ne dois pas abandonner. Ton père et moi sommes fier de toi mais on veut que tu te trouves une activité. Tu aimes beaucoup lire mais je suis sûr que tu peux faire beaucoup de choses en plus de la lecture.

Le petit Matthew s'installa devant le piano. Ses petits doigts frôlaient les notes. Après quelques petites secondes il fit son premier Do et bougea délicatement ses doigts sur les touches. Il aimait ce son, il appuyait encore et encore sur le Do.

- Appuie sur une autre touche Matthew.

Matt appuyait encore sur le Do, Do, Do, Do, Do, Do il se décida enfin à changer de note, il les fit toutes mais prit du temps avant d'appuyer sur chacune des touches. Finalement sa préférée restait le Do. Matthew se retourna vers ses parents.

- J'aime bien le piano. Merci beaucoup, Papa et Maman... C'est mon plus beau cadeau.

- Cet endroit est à toi maintenant Matt tu peux y descendre quand tu veux mon chéri.

- C'est le plus beau sous-sol que je n'ai jamais vu.

Le petit Matthew alla rejoindre ses parents, se mit entre eux deux pour remonter les escaliers.

FIN DU FLASHBACK

Une emprise me sortit de mes pensées et de ma torpeur. « Allez Suis-moi ! ». Caitlin venait de me prendre le poignet, cela faisais un moment que je n'avais pas eu de contact humain aussi doux et amical. Je me retrouva à suivre Caitlin qui me fit remonter les escaliers que j'avais emprunté. Indubitablement cette scène me rappela celle de mes parents lorsqu'ils me firent découvrir mon premier piano. Sauf qu'au lieu de descendre les marches je les remontais. J'osais ainsi espérer que Caitlin me fasse découvrir quelque chose de magnifique comme l'avait fait mes parents 7 ans plus tôt. Au fur et à mesure que nous montions, la lumière revenait. Je retrouvais ainsi cette sensation que j'avais eu lorsque j'avais découvert la pièce que mes parents m'avait faite au sous-sol. J'avais tout de suite été interloqué par la luminosité.

J'étais en retrait, Caitlin était devant moi et me tirait doucement pour que j'avance avec elle. Je voyais à présent sa chevelure. Lorsque je lui lança mon appel à l'aide elle se retourna et je distingua son visage plus longtemps encore que lorsque j'avais activé mon pouvoir. Je le contemplais, de la même manière que j'avais contemplé ce piano sept années plus tôt. Elle était magnifique, son teint, ses yeux, ses lèvres. Je ne regrettais pas mon choix, celui de l'avoir suivi. Caitlin était peut-être le cadeau qui devait m'aider à surmonter mes craintes, mes peurs, mes peines comme le piano m'avait aidé à le faire pendant mon enfance.


*Do Do Do Do Do Do*

Je tremblais, je me sentais mal à l'aise, j'étais paniqué maintenant qu'elle pouvait distinguer mon visage, j'avais peur que quelque chose ne lui plaise pas en moi. J'avais peur qu'elle soit déçu de me découvrir. Je ne voulais même pas imaginer cela, la déception était la pire chose que l'on pouvait ressentir. Je ne savais pas non plus comment elle allait prendre ma demande. Je ne tardai pas à connaître la réponse d'une voix douce qui me fit tressaillir elle accorda du crédit à ma requête. Mieux encore elle allait m'aider, m'aider à apprivoiser ce nouveau monde. Pour cela je devais lui faire confiance. J'en étais capable je le savais. Je le devais, il ne fallait plus fuir, il fallait grandir, évoluer, changer, devenir quelqu'un d'autre, s'intégrer, aimer, sourire.

- Compte sur moi Caitlin... merci... infiniment. Je, je ne sais pas quoi dire. Je ne te décevrais pas. Je saisis la main qu'elle me tendit.

Je sentis sa peau douce, cette douceur me fit chaud au cœur. Voilà une sensation que je n'avais pas éprouvé depuis un long moment. J'aurais juré être libre. Cela faisait peut être seulement une heure que je connaissais Caitlin mais j'étais persuadé que c'était celle qui pourrait m'aider à devenir quelqu'un ici. Je devais m'affirmer et je pensais sincèrement qu'elle avait le pouvoir de me donner confiance en moi. c'était ainsi que je le ressentais.

- Que visite t-on en premier alors? Dis je avec un petit sourire timide. Oh, est-ce que ? Enfin ça va peut être te paraître stupide mais est-ce qu'il y a un piano ici ? dis-je d'un air mal assuré, enserrant toujours la main Caitlin.











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After one month | Caitlin

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