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 The Winter's smile [Terminé]

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Azraël E.W. Foster


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MessageSujet: The Winter's smile [Terminé]   Lun 28 Jan - 11:16

Elle m'avait clairement fait comprendre qu'on pouvait être amis, mais que ça ne durerait peut être pas. Que dans quelques temps, tout aura peut être changé. Je fronçais les sourcils. Je crois que si l'on veut tous les deux rester amis, les années n'y feront rien. Mais ça évidemment c'est si c'est réciproque sinon évidemment elle s'éloignera. Mais avant que j'eusse pu dire mon avis elle s'efforça de changer de sujet en me parlant de cette première sortie qui l'excitait un peu. Aussi je me décrispais, pourquoi ne pas lui laisser ce moment ? Elle m'avais agrippée le bras, et malgré sa canne, elle s'appuyait aussi sur moi. Elle me guida vers la porte et avant de passer le pas, elle me mit en garde. Une mise en garde inutile sinon pour elle. J'avais décidé de veiller sur elle dès le moment où sur le toit j'ai vu son masque se briser, elle a fuit en me laissant deviner son prénom, elle a fuit en me laissant vide. Alors oui, je vais veiller sur elle. Ce qui me fait sourire c'est qu'elle voulait veiller sur moi aussi.

« Détrompes toi, il va falloir que tu veilles au grain, j'ai tendance à me blesser très souvent. Pour ce qui est de veiller sur toi... Saches que je le fais depuis que je te connaît. Je n'y renoncerais pas June. »

En passant le pas de cette porte, nous venions de franchir le cap, on devenait des amis. On devenait des gens qui se soutiennent et s'entre-aident. Et ça, pour moi, ça n'avait pas de prix.

Nous avons pris le chemin du Parc, descendus uns à uns et lentement les escaliers. Nous ne parlions pas vraiment. June devait penser à retrouver l'extérieur. Et moi, je ne pensais pas vraiment, occupé à la soutenir et à trouver la route menant au Parc. Me vidant l'esprit, en ne pensant à rien de négatif, simplement du positif. Une fois arrivés là bas, June se laissa tomber dans la neige, avec un magnifique sourire aux lèvres. Que ça fait du bien de la voir sourire ! Je m'étais quant à moi, mis à faire une boule. Elle restait là allongée dans la neige, aussi je lui lançais au niveau de l'épaule deux boules de neige. Oui, j'étais un gamin. La neige a toujours été l'un de mes meilleurs souvenirs avec mon petit frère, et il n y avait rien de tel pour me remonter le moral. Je rigolais de ma vaste blague, puérile je l'accorde. Mais la tête de June valait mille fois le coup. Je me demandais juste après si c'était une bonne idée de déclencher une bataille de boules de neige vu son état... Je ne pense pas vraiment. Mon problème, et oui, c'est un problème. Je fais tout par envie, par intuition ou par impulsivité. Je ne suis pas du genre prévoyant, prudent, calculateur. Je réfléchis parfois trop tard. Mais June, elle épouste son bras plein de neige et n'a pas l'air de m'en vouloir le moins du monde au contraire. Qui sait peut être qu'elle aussi retourne en enfance au contact de cette matière blanche ?

Je m'approchais d'elle, munition à la main. Et finalement j'en pris une dans la tronche sans avoir eu le temps de réagir. Mort de rire, je me laisse à mon tour tomber dans la neige. Le ciel gris blanc, menaçait encore. Tant mieux, qu'il neige !

J'avais mille questions à poser à June. D'où tu viens ? Quel âge as-tu ? T'avais des amis ? Tu faisais quoi dans la vie ? Tu veux faire quoi une fois sortie ? Qu'est ce que tu aimes dans le regard de quelqu'un ? T'as déjà vu un vrai cactus ? T'es quel signe astrologique ? Tu rêves de voyager toi ?

En fait je voulais parler de tout et de rien, des choses qui font mal, comme de choses futiles, je voulais apprendre à la connaître. Je voulais découvrir cette personne attachante mais qui s'efface un peu plus chaque jour. Mais ce n'était pas le moment.. Loin de là. C'était sa première sortie et je n'avais pas le droit de demander tout ce qui me passait par la tête. Aussi, je me relevais, et je commençais à faire de nouveau une boule, mais cette fois je la faisais rouler sur le sol.. Elle grossissait à chaque pas enlevant la neige du sol pour augmenter de volume.

« Hey June, ça te tentes de faire un bonhomme de neige ? »

Mon ton était enthousiaste, et je voulais juste qu'on profite au maximum de cette sortie.

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Dernière édition par Azraël E.W. Foster le Ven 15 Mar - 20:15, édité 1 fois
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June Harmon


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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Lun 28 Jan - 20:48

Azraël et moi marchions dans les couloirs et j’avais cette impression que le temps s’arrêtait sur notre passage. Les infirmières gloussaient entre elles tandis que le gardien qui passait par là les regardait du coin de l’œil sans même prêter la moindre attention à notre présence. Nous étions invisibles, sauf aux yeux de cette chère Martha qui m’adressa un sourire narquois, qui cachait des choses qu’il valait mieux que j’ignore. Dieu sait ce qu’elle avait pu me faire pendant ma trop longue convalescence…

Nous passâmes les escaliers que je montais autrefois en courant pour me rendre sur les toits. Cela fut pour moi bien plus difficile de les descendre avec le peu d’assurance que j’avais encore. Puis nous arrivâmes dans le couloir qui menait à la porte principale. Je sentais mon cœur sautiller dans ma poitrine. Je rêvais déjà de sentir le froid sur ma peau, de pouvoir me jeter à corps perdu dans cette étendue immaculé pour y laisser mes blessures et mes peines. J’avais encore en tête les dernières paroles d’Azraël qui avait d’ailleurs était bien silencieux pendant le voyage. Cela m’allait bien. Je n’avais pas envie qu’on s’apitoie sur mon sort. Et puis, en ce qui concernait notre amitié, j’avais visé juste, il ne baisserait pas les bras.

Une fois encore, je me mettais à être trop pensive. Pourtant lorsque le premier flocon blanc se posa sur ma joue blême, je ne pus m’empêcher de sourire. Je lâchais le bras d’Azraël et cette canne qui m’empêchait d’être totalement libre. Mes jambes me portèrent quelques minutes puis je m’étalais dans la neige comme une enfant, déployant mes bras comme deux grandes ailes qui me donnaient l’illusion de voler dans ce ciel de coton. J’osais à peine bouger de peur de me réveiller. Là, dans cet amas de neige, il me semblait enfin que je reprenais vie.

Mais alors que je commençais enfin à reprendre mon souffle, un flocon bien plus gros me manqua de peu, effleurant mon épaule. A moins que … C’était trop gros pour être un flocon et entendant au loin un rire de gamin, je sus tout de suite qui était le responsable. Quel imbécile ! Je me mis à rire moi aussi, dévoilant un sourire dont j’avais depuis bien longtemps oublié l’existence. J’avais envie de profiter un peu de cet instant. Je ne savais pas si notre amitié tiendrait ses promesses, mais je voulais me souvenir de ce jour comme celui ou pour la première fois depuis longtemps j’avais accepté de faire confiance à un ami.

Aussi, lorsqu’Azraël s’approchait de moi, j’en profitais pour rouler doucement un peu de neige au creux de mes doigts. J’avais un peu triché en lisant ses pensées mais après tout, il l’avait bien cherché. Sans hésiter un seul instant, je lui balançais une boule de poudreuse blanche en pleine figure. Je me sentais assez fière sur ce coup-là. Je n’avais vraiment pas loupé ma cible. D’ailleurs en le voyant tombé dans la neige, je me demandais même si je n’y avais pas été un peu fort. Après tout, c’était quand même un colosse comparé à moi. Mais entendre son rire une nouvelle fois me rassura.

Ses pensées changeaient aussi vite que le temps. J’avais presque du mal à suivre. Sans doute n’avais-je plus assez de concentration pour maitriser mon pouvoir. Après tout, je ne m’étais plus entrainée depuis bien longtemps. Il avait tellement de questions. J’avais un peu peur qu’il me les pose. Certains sujets m’étaient trop précieux, surtout concernant le passé… Et puis je ne savais pas parler de moi, je préférais rester insaisissable. Heureusement pour moi, Azraël finit par mettre un peu d’ordre dans ses idées et il proposa un bonhomme de neige.

« J’accepte le défi… Voyons un peu ce qu’on sait faire au Canada »

A ces mots, je me mis à faire rouler ma propre petite boule de neige. A genoux dans la neige, ce n’était pas évidant et puis je m’épuisais vite. Mais je n’abandonnais pas. Lorsque mon bloc de glace fut assez gros, je le taillais pour lui donner de longues oreilles pointues et de grands yeux ronds. C’était un personnage de dessin animé … Je ne me souvenais plus vraiment de l’endroit d’où il venait mais j’avais déjà vu ce personnage … Son nom … Totoro ou quelque chose comme ça. J’aimais les musiques de ce manga japonais jouée au piano par Hisaishi, un compositeur de renom que j’admirais. Il me plaisait bien ce p’tit personnage. Il était comme moi, incapable de parler, mystérieux. Un peu fatigué, je m’appuyais près de lui, prenant enfin le temps de regarder où en était mon adversaire de jeu. Je me demandais bien quel genre de bonhomme il allait faire.


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Azraël E.W. Foster


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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mar 29 Jan - 12:21


Je la regardais se redresser tant bien que mal, elle souriait de la boule de neige que je venais de me prendre en pleine face. Et finalement elle accepta mon défi.
Attention, je suis un pro des bonhomme de neige, avec mon petit frère on en a fait des centaines. Les plus réussis étant peut être la famille simpson. Une fois on avait fait des oursons, et une fois même on avait fait un loup assis, mais la queue était tombée. Bref, j'étais un peu dans mon domaine. Le problème actuel est qu'à part la boule de neige de base, je n'avais pas beaucoup d'idée. Je jetais un œil discrètement à l’œuvre de June, elle était en train manifestement de faire un Totoro ! Hooooo ! Trop bonne idée ! Je décidais de faire un similaire tout en y apportant ma petite touche personnelle et mon savoir faire. J'allais faire un totoro de compèt !

Je m'attelais donc à la tâche. Je faisais en sorte que ma boule de base ressemble à un gros œuf. Je tassais le tout pour que ce soit compacte à souhait. Ensuite, je me suis mis à creuser l'intérieur de l'oeuf de neige. Un vaste trou. J'avais peur que tout s'écroule, aussi je tassais comme un malade. June quant à elle ne se préoccupait pas de moi. Tant mieux ça lui ferait la surprise et elle verrait que moi aussi je connais la longue série des Miyasaki. Une fois mon formidable trou fait, je fais des boule de neiges très compactées de plusieurs tailles différentes. Pour l'instant mon bonhomme ne ressemble à rien... Mais je sais très précisément ce que je souhaite pour le résultat final.
Je creuse une nouvelle cavité dans l'oeuf de base, mais plus petite cette fois et au dessus de la première cavité. Voilà pour les préparatifs. Maintenant, la déco ! Je creusais la neige pour atteindre le sol, j'étais parti au pied d'un arbre car je savais que j'y trouverai ce que je cherche. Après quelques minutes de recherches me voilà avec des brindilles et des cailloux.

J'utilise une des brindilles comme un crayon et retirer la neige précisément afin de faire les dents qui entourent la bouche de mon œuf. Suite à cela je dispose les cailloux qui font les yeux. Bon on a un œuf avec une bouche, un trou dans le ventre et des yeux. C'est pas encore ça. Dieu que j'aime faire des bonhommes de neige ! Je continues à placer mes éléments de déco. 3 brindilles de part et d'autres et hop voilà des moustaches. Je mets deux cailloux, des petites brindilles et forme des oreilles sur chacune des petites boules faites un peu plus tôt et les place dans le ventre de mon œuf. Ça commence à avoir de l'allure. Je termine par faire des oreilles à mon œuf, qui devient alors un magnifique Totoro. Je lui creuse les oreilles avec les doigts.

J'avais pris le défi très au sérieux, je voulais monter à June qu'au Canada, on gère le bonhomme de neige ! J'espère qu'elle sera impressionnée, et qu'elle ne râlera pas parce que je suis partit sur la même idée qu'elle. Je chasse cette pensée et regarde mon bonhomme, il est mignon et me fait sourire. Je dis à voix haute, pour moi même plus qu'à June :

« Arf, mon préféré des Miyazaki ça reste quand même le château ambulant... »

J'observe un petit silence et comme frappé par la foudre j'ai une illumination :

« Hoooooo ! Mais j'aurai dû faire Calcifer !!! » J'avais pris soudain un air renfrogné, un peu boudeur, triste de na pas avoir pensé à lui mon héros favoris.

June doit se moquer de moi et de mes réactions enfantines, je sais que je suis parfois presque ridicule, mais je ne veux jamais que cette part d'enfant me quitte. Je suis un adulte certes, mais le monde dans lequel on vit est trop sombre si on ne retrouve pas l'innocence de l'enfance...


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June Harmon


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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mar 5 Fév - 19:59

Malgré ma fatigue, malgré ce frisson glacé que me procurait la neige, je me sentais bien. Je regardais Azraël se démener dans l’épais manteau blanc pour créer son propre petit chef d’œuvre de glace et plus rien d’autre ne comptait. L’institut avait disparu, ses murs infranchissables n’étaient soudain plus qu’un souvenir. Cet endroit emmitouflé de blanc était un endroit nouveau où il n’y avait ni cauchemars ni peur. Je savais au fond de moi que ça ne durerait pas mais j’avais déjà passé tant de temps à me morfondre et à me débattre dans les ténèbres que je ne pouvais pas refuser de croire à la magie de cet instant.

Et plus je regardais Azraël, plus j’avais envie de rire. Il avait toujours ce même air pataud, ces traits d’enfants sous sa carrure de colosse. Il se donnait pour la réussir sa sculpture de neige roulant sa boule blanche avec acharnement et détermination puis il hésitait, la mine boudeuse comme si une idée le tracassait soudain. C’était tellement drôle de le voir comme ça. J’avais l’impression de revoir ces vieux personnages de cartoon dont certaines chaines de télévision repassaient parfois les épisodes. Je souriais et soupirais en me relevant pour aller admirer son bonhomme de neige de plus près. Je me mis alors à voir des petites lucioles noires partout autour de moi. Je sentais mon corps vaciller mais je ne me laissais pas aller. Je marchais vers lui, me concentrant pour ne pas lui montrer à quel point cette simple sortie m’avait épuisée.

J’arrivais enfin à sa hauteur et tirais des petites brindilles de sous la neige pour en faire un petit tas. Pour une fois, j’aurais aimé avoir le pouvoir de faire un feu mais à la place, je me contentais de la neige. Je déposais une boule informe sur le tas, utilisant deux marrons pour lui faire des yeux et deux brindilles pour les bras avant de creuser une petite bouche. Ce n’était pas parfait mais ça me rendait quand même fière. Je regardais mon Calcifer de glace, m’accrochant soudain à Azraël pour ne pas tomber car tenir debout devenait vraiment difficile pour moi.

Etre si proche de quelqu’un me semblait étrange et me rendait mal à l’aise. Je n’aimais pas avoir à compter sur les autres mais malgré ça, mes doigts refusaient de lâcher le bras de ce nigaud qui pour je ne savais quelle raison avait fini par me toucher. Je ne saurais sans doute jamais le lui dire, ou je le dirais mal mais sa présence me faisait du bien. Seulement voilà, à l’institut Stark, chaque instant peu vite tourner au cauchemar.

Je regardais Azraël, sentant qu’un silence s’était installé. J’avais un peu de mal à communiquer. J’avais toujours eu des difficultés d’adaptation, je n’étais pas quelqu’un de sociable ou d’amusant. J’étais trop abîmée pour ça. Et malgré moi, alors que je le fixais des pensées m’échappèrent, sans même que je le sache, sans même que j’en ai conscience.

* Tu es quelqu’un de bien Azraël et je m’en veux de sans cesse te rejeter mais c’est justement parce que tu as de l’importance que je veux te préserver. J’ai conscience de ce que je suis et je ne souhaite pas que tu perdes ton étincelle toi aussi. Je suis désol…*

-Ils sont là ! Je ne suis partie que quelques minutes et voilà ce qui se passe ! On aurait dû renforcer les rondes. Je savais que ce type rodait dans le coin depuis plusieurs semaines.

Ca y était. Le moment m’échappait à nouveau. Et la dure réalité refaisait surface. Martha aboyait et trois des toutous de Stark nous foncèrent dessus écrasant nos petites illusions de neige. Je n’étais pas vraiment étonnée de ce qui se passait mais j’aurais toute de même voulu qu’il en soit autrement. Les deux gardiens attrapèrent violemment Azraël qui ne les avait pas vus venir. Il tomba dans la neige à mes pieds ce qui me rendit soudain toute cette rage qui semblait pourtant m’avoir quitté. Sortant les crocs, je n’avais plus qu’une envie : en découdre avec cette mégère. Seulement j’étais trop faible pour ne serait-ce que l’égratigner.

-Harmon et Foster … Comme c’est touchant ! J’espère au moins que vous avez bien profité de vos galipettes dans la neige car vous n’êtes pas prêt de revoir le ciel. Et vous, votre première escapade ne vous avez pas servie de leçon ? Vous voulez rester couler à un fauteuil à vie ? Croyez-moi mademoiselle Harmon, je vais faire en sorte que vous viviez un véritable cauchemar pendant ces quelques semaines à venir. Et je ne parle même pas de votre cas… Nous sommes des gens plein de ressources croyez moi nous saurons vous faire passer ces envies d’escapades.

Elle nous regardait avec dédain et supériorité, dévoilant un rictus immonde qui me donnait des envies de meurtres. Mais je ne m’avouais pas vaincue, je me mis à rire. Un rire aussi ignoble que son sourire qui laissait déjà présager un mensonge.

-Vous voulez le punir ? Lui ? Mais il n’en vaut même pas la peine. Je le manipule comme une vulgaire marionnette depuis le début et il ne s’en rend même pas compte. Il a des pensées tellement idiotes, des idées tellement infantiles… Vous voulez faire de lui un soldat de l’armée de Stark mais regardez-le ! Il est pitoyable. Je l’ai berné et dressé plus vite qu’on le fait avec simple animal de compagnie. C’est presque un spectacle de le regarder faire … Il croit que je tiens à lui, que je lui porte de l’intérêt mais c’est du bluff. Je voulais juste sortir de votre foutue infirmerie qui pue la médiocrité. Vous n’êtes même pas fichue de surveiller vos malades correctement ! Prenez-en de la graine, je suis meilleure que vous ne le serez jamais et j’emmerde vos rè…

Je n’eus pas le temps de finir ma phrase que Martha me décrocha une gifle que je n’étais pas prête d’oublier. La violence du choc me fit retomber sur le sol. Et visiblement, le mach ne faisait que commencer.

-Pauvre petite sotte que tu es …

Je vis dans son regard une haine si noire et profonde que je crus regarder dans l’œil du diable lui-même. Mais j’avais toujours bien encaisser les coups.

-On dirait que j’ai touché la corde sensible ? Dommage que Stark ne soit pas là pour contempler votre incompétence !

Mon insolence la piquait au vif et elle s’apprêtait à me donner la raclée dont elle rêvait. Elle savait que quoi qu’il arrive, je ne pourrais pas répliquer. Elle m’attrapa par les cheveux et me traîna un peu plus loin, me soulevant de terre pour me plaquer contre un arbre, m’agrippant à la gorge.

-C’est moi qui gagne ici Harmon, moi !

Elle resta là à me regarder suffoquer un moment puis elle me lâcha pour me finir à grands coups de pieds. Moi, j’avais du mal à rester consciente. Je me demandais si Azraël s’en sortait mieux de son côté.


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Azraël E.W. Foster


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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mer 6 Fév - 15:25



Mon air boudeur laissa place à un grand sourire, je la voyais enfin sourire, je savais qu'elle devait se moquer de moi intérieurement mais je m'en contrefichais royalement. Elle venait de faire Calcifer, magnifique ! Sublime même ! J'étais vraiment heureux de passer en tel moment en sa compagnie. Elle se cramponna à moi et un léger silence s'installa. Je n'avais pas envie de le rompre, ce n'était pas un silence gênant pour moi. Simplement une démonstration, tu vois June je te soutiens, et la vie peut être belle. Voilà à quoi je pensais. Je n'avais envie que de ça au fond, simplement passer de bons moments en compagnie des gens que j'aime. Elle s'accrochait fort à moi, j'imagine qu'elle était épuisée, c'est un effort déjà énorme pour elle. J'allais lui proposer de rentrer quand une voix désagréable à souhait fendit le silence. Un voix grave d'une femme impossible, notre très chère infirmière était revenue. Je savais bien que c'était trop beau pour être vrai qu'elle nous laisse sortir. Cette Martha est détestable plus encore qu'un yaourt périmé enduit de goudron. La grosse dame rugit, dans toute sa colère, imposant sa masse pour nous punir de l’insubordination. Elle prétend que je suis responsable et avant que j'eusse pu me retourner pour protester, deux gardes que je n'avais absolument pas entendu approcher me sautèrent dessus. L'un décocha un coup dans le ventre, et l'autre pris un malin plaisir à me donner un coup de pied dans le dos. Je ne comprenais rien à ce qui passait, ils me maintinrent à terre. Et je savais pertinemment que je ne pourrais pas battre ces deux molosses. J'étais sonné et j'entendais quelques bribes de la conversation de Martha et June. La grosse parlait de fauteuil, de cauchemar. June riposta avec ce sourire que je ne supporte pas voir sur son visage, elle était le mépris incarné, et elle était terriblement effrayante dans ces moments. Elle lâcha bien des immondices, et je n'arrivais pas à savoir si elle était sérieuse ou si c'était pour éviter que la Martha s'acharne sur moi. Mais das tous les cas, ces mots étaient forts et me blessèrent plus encore que les coups que je venais de recevoir des deux gardes quoi me retenaient toujours. Manipulé, marionnette, pitoyable, animal de compagnie, médiocrité. Si elle faisait semblant elle y allait particulièrement fort. Sinon... Je ne préférais pas admettre qu'elle puisse penser de telles chose de moi. Non ce n'est pas croyable. On se disait amis. Tout dans ma tête se chamboulait, je ne pouvais plus ni réfléchir, ni penser. Un garde plaqua ma tête dans la neige, et pris une de mes mains pour la mettre dans mon dos afin de ma maîtriser complètement. Moi je ne résistais plus beaucoup, j'écoutais toujours les deux femmes. Et surtout j'endormais progressivement la vigilance des gardes. Ils pensent m'avoir battu facilement. Ils ne savent pas combien de combats j'ai fait dans la rue. Je ne les battrai pas je le savais, mais j'allais leur donner du fil à retordre. J'attendais donc patiemment le nez dans la neige, les oreilles tendues. Je ne vois plus ce qui se passe mais j'entends le bruit d'une claque, un son lourd, comme de la neige qui s'écrase juste à côté de moi. J'entendis June provoquer une dernière fois Martha. La neige raclait et le bruit s'éloignait petit à petit. On entendait Martha parler à June et ensuite une série de bruit sourd.

De mon côté un des gardes me lâcha :

« Maintenant tu restes calme petit con ! Où je te matraques la gueule, t'as compris ? »

Ma seule préoccupation pour l'instant c'est June qui est toute seule. Elle est trop faible pour se défendre et il faut que j'aille l'aider. Je ne réponds pas à l'ordre du garde. Il me relève toujours en tenant mon bras dans le dos. L'autre est un peu plus loin.. Et nous regarde. Je décide de passer à l'action, la colère me donne des forces, je suis dehors, le vent est plus fort. Il fait froid. Je ne maîtrise pas tout. Je donne un violent coup de tête en arrière, et j'entends un craquement sourd, je vois la neige qui se tâche de rouge. Un des gardes vient d'avoir le nez cassé et s'étale dans la neige sous la douleur. Je lui donne un coup de pied dans le ventre pour être certain qu'il ne se relèverait pas tout de suite. L'autre me fonçait déjà dessus. Je lui envoi de la neige en plein face avec le vent. Et oui, la neige brûle les yeux. Aussi l'homme enlève tout ça d'un revers de bras. C'était un temps suffisant pour lui mettre un coup dans le bas ventre. Je ne me fais pas d'illusion, je me démerde momentanément, ils vont arriver d'ici une a deux minutes, ce sont des gardes entraînés et ils peuvent recevoir des coups et continuer à se battre. Je détale vers la Martha qui donne des coups de pieds à June.

« C'est de ma faute, si elle est sortie, c'est de ma faute !Arrêtez de vous acharner vous n'avez pas le droit ! C'est de ma faute je vous dis ! »

Voyant qu'elle ne s'arrête pas de donner des coups à la jeune femme recroquevillée par terre, je lui donne un coup puis la soulève de terre en l'étranglant. Son visage rougit, ses pieds gesticulent dans le vide. Elle sert et plante ses ongles dans mes poignets, elle les plante jusqu'au sang. Je ne lâche cependant pas la pression. Puis je vois ses yeux, ils deviennent blanc. Comme la neige, la vie va la quitter d'une seconde à l'autre. Je prend conscience de ce que je fais. Je me dégoûte bordel. Je la relâche, elle tombe par terre, suffocant. Je suis choqué. J'entends les gardes qui reviennent. C'est à mon tour de prendre des coups on dirait. Je jette un regard à June, elle respire toujours. Je me pose à côté d'elle, le dos contre le tronc, et l'entoure de mes bras. Je la protège un minimum comme ça.

La grosse Martha ne peut plus hurler, alors elle fait deux gestes. Le premier montre June puis l'institut. Le second me montre moi, et la montre elle. Je déglutis, et sert encore plus fort la petite June qui peine à respirer.

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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mar 12 Fév - 18:34

J'étais suspendue dans le vide, regardant Martha droit dans les yeux. Je sentais ses doigts potelés s'enrouler autour de ma gorge comme un boa. Et peu à peu le monde autour de moi se mit à tourbillonner, à se déformer, comme dans un rêve. Je n'entendais plus sa voix tranchante, je ne voyais plus son sourire mutin, j'étais seule avec le battement de mon coeur qui résonnait à mes oreilles, assourdissant. La douleur de son étreinte me quittait doucement pour faire place à une sorte de douce descente ... J'étais en train de manquer d'air, comme un poisson hors de l'eau, incapable de me défendre. Heureusement pour moi, l'infirmière n'était pas encore résolue à m'accorder le privilège de la mort. Du moins pas si facilement.

Lorsque sa poigne de fer me relâcha, je retombais sur le sol comme une vulgaire poupée de chiffon. Je suffoquais, essayant de me relever sans pourtant parvenir à bouger aucun de mes membres. J'étais comme engourdie, incapable de parer ses coups. Car oui, notre chère Martha avait de la ressource et une volonté de fer. A peine m'étais-je étaler dans la neige qu'elle s'était mise à me matraquer de coups de pied. Mon corps réagit en se recroquevillant sur lui-même, ne pouvant rien faire d'autre face aux attaques de l'infirmière. Chacun de ses coups était comme un poignard qu'on m'enfonçait entre les côtes. J'avais entre les lèvres un goût désagréable et métallique, celui du sang qui ruisselait de ma bouche tachant la neige si blanche de cramoisi. Je fixais Martha, je tâchais de mémoriser chaque trait de son expression non pas par plaisir ou par défi cette fois mais simplement parce que je sentais que si je ne gardais les yeux ouverts, je risquais de passer de l'autre côté. Et peut-être que pour une fois, j'avais peur que ça arrive ...

Mais le destin avait décidé que mon heure n'était pas encore venue. J'entendis une voix, une voix familière qui bien que je ne la comprenne pas me rassura un peu. Le son se perdit et les coups arrêtèrent enfin de pleuvoir. Je restais recroquevillée sur moi-même, inerte. Il me semblait que seul mon esprit était encore capable de gérer la situation. Je clignais des yeux et bien que ma vue fut trouble, je vis ce que jamais je n'aurais pensé voir. Azraël était là, juste à quelques pas. Cette vision ... Il n'avait rien ? Non mais ... Pourquoi était-il encore là ? Pourquoi n'était-il pas tout simplement partit ? Et ... Et là, je vis enfin celle que je cherchais du regard. Martha. Son visage était rouge écarlate comme si elle allait exploser. Elle se débattait dans le vide, maintenu par Azraël dont la colère me faisait frissonner. Il était si excédé qu'il remarqua à peine qu'elle ne bougeait presque plus entre ses doigts. Elle était en train de mourir ! J'avais envie de lui crier d'arrêter mais je ne pouvais pas. Aucun son ne sortait de ma bouche si ce n'est un râle bestiale qui me rappellait que j'étais à la même place que l'infirmière quelques minutes plus tôt. Oh oui, si je le pouvais, je la tuerais de mes propres mains mais ... Je ne voulais pas qu'Azraël ait ça sur la conscience. Je me sentais déjà tellement coupable qu'on en soit arrivé là.

Puis j'entendis un bruit. Le corps de Martha retomba dans la neige et continua à gesticuler sur le sol en faisant des gestes qui me paraissaient incompréhensibles. Mais au milieu de tout ça, je sentais une présence. Azraël s'était rapproché et m'enroulait de ses bras pour me protéger. Je n'avais pas la force de refuser son aide de toute façon ni même de lui dire combien il était crétin d'avoir voulu être ami avec moi. Je le regardais dans les yeux et n'étant pas suffisamment concentrée, je me mis à entendre ses pensées. C'était déboussolant. Il ne savait plus très bien si j'avais mentis ou pas et il ne savait pas le moins du monde non plus comment il allait nous sortir de là. J'aurais aimé l'aider mais je n'étais plus qu'un poids. Un boulet qui l’entraînait irrémédiablement vers le fond.

Une larme roula sur ma joue, puis bien d'autres suivirent. Je savais que ce n'étais pas le moment mais si seulement je n'avais pas été aussi têtue, aussi arrogante, on n'en serait pas là. Je continuais de le fixer à travers mes larmes.

* Je te demande pardon Azraël ... Je t'avais dit pourtant qu'il ne fallait pas attraper le mois de juin... Je suis une pomme empoisonnée. Je ne t'apporterais rien de bon, regarde déjà où l'on en est, vois ce que je suis capable de dire, de faire ... C'est ce genre de personne que tu veux pour ami ? S'il te plait, pars maintenant, ne te retourne pas, comme dans les grands films. Pars sans dire adieu, je leur dirais que c'est ma faut...*

A cet instant, je savais que j'étais connectée avec lui, que j'étais dans son esprit. Je ne pouvais peut-être pas parler mais au moins je pouvais lui transmettre ça. Avant ... Avant de perdre le contrôle et de sombrer. Je touchais son visage du bout des doigts comme un adieu et je sombrais. Ça devait finir par arriver. J'étais au bout de mes forces. Désormais, il serait seul à prendre la décision de rester ou partir.

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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Jeu 14 Fév - 7:29

Une spirale infernale. Une chute qu'on ne peut arrêter, une chute dans la pénombre glacée d'un monde de violence et de peine. Voilà la sensation qui m'entaillais le cœur plus encore qu'un couteau. Comme si chaque jour on venait mettre du sel sur ma blessure. Depuis que j'étais ici, ma vie n'étais qu'une longue descente progressive. J'allais vers le fond de manière certaine et pourtant je ne cessais de regarder vers la lumière, vers le haut. Etre positif se battre, ne rien lâcher, aider les autres... C'était lourd à porter. C'était de plus en plus dur. Je sentais mon cœur s'assombrir alors que j'aurai voulu éclairer la situation. J'avais envie de les tuer. Tout ce personnel qui nous traite comme des bêtes. J'avais une envie de meurtre pour ce qu'ils nous inflige à tous. Je tenais la petite June dans mes bras alors qu'elle était secouée de sanglots, recroquevillée comme une enfant qui se protège du monstre qui se cache sous le lit le soir. Moi, j'étais là impuissant, prêt à tout pour que June s'en sorte. J'avais une boule dans la gorge, qui m'empêchait de respirer, qui m'empêchait de parler. Les dents serrées, mon regard furieux se portait sur les deux gardes qui arrivaient. La Martha d'une petite voix cassée les traitait d'incapables en disant qu'elle ferait un rapport à Stark. Un des gardes se tenait toujours le nez et saignait abondamment. L'infirmière lui dit de partir se soigner. L'autre garde était bien présent. Le coup au niveau de l'appareil génital n'est pas ce qui se fait de plus loyal, mais à situation désespérée, moyen désespéré. Il me toisait avec de petits yeux pétillant de perversité, de violence et de haine, il brûlait de se venger. En fait, il était écrit sur son front « Homme cruel, attention ! ». Il aida la grosse Martha à se relever en lui tendant la main. Spectacle pathétique que voilà, la bouée qu'elle était peinait à s'extirper de la neige. Après s'être débattue et avec l'aide du garde, les voilà devant nous. Je ne les regardais plus, je les voyais juste. Je ne les écoutais plus, je les entendais simplement...

Alors que j'assistais à la scène sans y être, des pensées me percutèrent, des pensées qui n'étaient pas les miennes. June communiquait avec ce qu'il lui restait de force. Elle était désolée de ce qui arrivait, mais elle le disait comme si c'était inévitable. Et elle me demandait de partir, encore une fois. Avait-elle déjà oublié ? Elle ne me connaissais vraiment pas. J'ai pas fait tout ça pour rien. On est amis. C'est injuste qu'elle prenne des coups alors qu'elle n'a rien fait ! Elle m'avait prévenu que ce ne serait pas simple au moment même où on a passé la porte de l'infirmerie. Un ami ne laisse pas tomber quelqu'un parce que la situation est critique, au contraire. Je grinçais intérieurement, comment pouvait-elle vouloir que je la laisse seule se faire battre par ses fous furieux... Elle n'a rien fait, c'est moi qui venait la voir, c'est de ma faute ! C'est à moi de réparer ça...

Ses pensées s'arrêtèrent d'un coup, elle avait fermé les yeux. Semblant laisser un vide énorme, elle s'était soulagée..partie dans le repos. Elle cessait le combat pour se reposer dans ses songes. Elle en avait le droit après tant de coups. Sa poitrine se soulevait encore ce qui indiquait qu'elle avait simplement perdu conscience. Je regrettais de ne pas avoir perdu connaissance moi aussi, je regrettais d'être toujours éveillé dans ce cauchemar. Je sentais le corps de June inerte contre moi, je la tenais fermement dans les bras. J'étais prêt à me battre pour qu'ils ne la touchent pas. De toute manière la peau de vache n'avait l'air concentré que sur moi à présent, comme si June n'existait plus. Ce qui dans un sens me réconfortait et dans l'autre me terrifiait. Le garde m’attrapa le bras et me força à me relever et à lâcher June. Une fois debout, il me donna un coup de poing qui percuta mon ventre, je n'avais pas eu le temps de contracter mes muscles aussi le poing s'enfonça profondément et me coupa le souffle. Mes poumons n'avaient plus d'air, tout s'écroula, je voyais le monde en deux parties à présent... Un côté blanc qui brûlait la peau, qui avait le mérite de vous rafraîchir les idées. Un côté gris où vivent des personnes dénuées de toute humanité. J'étais à terre, la joue contre cette partie blanche du monde, cette partie pure qui tranchait avec l'horreur de l'institut. J'aurais bien voulu rester là, plié en deux dans la neige. Mais non, l'homme me relève, le souffle revient dans mes poumons. Il me plie le bras derrière le dos, et le lève bien, il est à la limite de me le casser. A deux doigts de briser mes os. Je les sens résister douloureusement. Je ne lui fait pas le mérite de pleurer, ni de crier. J'émets juste un grognement de douleur. Et c'est Martha qui me sauve de la perte d'un membre, elle commence à parler, je ne comprends même pas ce qu'elle dit. L'autre relâche la pression. Il acquiesce à l'infirmière en chef et me lâche même. Il prend June dans ses bras et se dirige vers l'institut. Je me braque prêt à en découdre ! Mais avant que j'ai pu dire quoi que ce soit, la grosse Martha lâche dans une vague, non un tsunami de mépris.

« Allons Mr Foster, ne soyez pas ridicule, vous ne voudriez pas aggraver la sanction de Mlle Harmon n'est-ce pas ? Elle a besoin de soin à présent. »

J'aurais voulu lui balancer des immondices à la gueule, lui dire tout ce que je pensais mais je me suis tût. Je préférais savoir la colère de Martha contre moi. Je ne me fais pas d'illusions, June va encore avoir des problèmes. Mais peut être moins que moi...

« Mr Foster, vous allez me suivre bien gentillement d'accord. Sinon je vous jure que Mlle Harmon ne passera pas la nuit. Vous comprenez ce que je vous dis n'est-ce pas ? »

Le chantage... Comment lutter si on menace les gens qu'on aime.. Je fais un signe de tête sans décrocher un mot. Je suis un sombre idiot... Qu'est ce qui va bien pouvoir se passer.

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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mer 20 Fév - 20:46

"N'as-tu pas peur que les gens se lassent de toi ? Tu ne parles jamais de toi, tu ne te dévoiles pas un seul instant ... C'est étrange pour une jeune fille de ton âge..."
[Soeur Johanne, Couvent de Ste Anna - 1999]

Ces mots m'avait saisi, prise au dépourvu et je m'étais contentée d'hausser les épaules avant de retourner jouer un peu plus loin. Je n'étais qu'une enfant à cette époque mais cette question à laquelle je n'ais jamais su répondre semble enfin prendre tout son sens...

J'étais quelqu'un de têtu, de terriblement buté comme si chacun des instants de ma vie devait être un éternel combat. C'était toujours plus fort que moi, j'avais ce besoin violent, cette envie insatiable d'aller toujours plus loin, de me sentir intouchable, de repousser toujours les limites du raisonnable ... Seulement ici, à l'institut Stark, aucune victoire n'était possible.

Je voudrais encore pouvoir me battre contre la fatalité, j'aimerais pouvoir à nouveau voir le ciel et que cette seule vision d'immensité me suffise. Mais il y avait déjà tant de ténèbres dans mes pensées. Ce passager noir qui sommeillait en moi était désormais pareil à mon ombre, marchant dans chacun de mes pas. Son obscurité m'avait affecté au plus profond de mon âme, sa démence avait eu raison de moi, de mes espoirs et de mes maigres rêves. J'en avais aujourd'hui la preuve. Je faisais sans cesse les mauvais choix comme si j'avais l'envie insatisfaite de détruire tout ce qui m'entourait. Détruire. C'était peut-être plus facile... Plus commode que d'entretenir. J'étais instable, terrifiante parfois dans la complexité de mon personnage alors je détruisais. J'anéantissais sans remords tout ce qui me liait aux autres comme si je ne pouvais ni ne devais être avec eux. Je n'étais qu'un saboteur, un menteur déguisé dont le cri de détresse avait tordu la bouche en un sourire sournois mélange de haine, de regret et de vengeance. J'avais perdu la vue devant les âmes torturés des pensionnaires, mon odorat ne parvenait plus qu'à respirer le doux parfum des chrysanthèmes qui émanait de chacun des murs de l'institut. Entre mes lèvres noires, il ne restait désormais qu'un goût de cendre. Mes mains froides et bleuies ne parvenaient plus qu'à effleurer cet univers si sombre qui était le mien. Seule mon ouïe encore assez habile me ramenait en écho les mots inaudibles et les phrases inachevées que l'on osait encore murmurer parfois dans le silence de sa cellule. J'étais une coquille vide, regardant avec fascination l'abîme de mon existence les poings serrés et les yeux rouges comme si je ne devais jamais me réveiller de ce cauchemar.

Ma dernière vision avait été celle d'Azraël. Son visage était plus tiré que d'habitude, comme fatigué. Ses sourcils froncés trahissaient son inquiétude. Il se demandait ce qu'il devait faire, comme perdu dans ce labyrinthe de mensonges que je venais de tisser. A cet instant, je ne pouvais plus avoir conscience de la situation mais je savais au fond de moi que je regretterais amèrement cet instant où j'ai faiblis. Je n'ai pas respecté le code. Je m'étais pourtant jurée de ne plus restée impuissante, de faire de mon mieux pour défendre ceux que je pourrais, pour sauver les meubles mais rien n'y faisait. Je prenais toujours le mauvais chemin et là, c'était Azraël qui était en difficulté. Harker avait mérité sa peine, ses heures passées auprès du Docteur ... Mais lui, lui valait bien plus que ça, que ces tourments que je lui infligeais. Et enfermée dans mon orgueil et dans ce corps qui ne m'obéissait plus, je ne pouvais plus rien. Enfin c'est ce que je croyais.

Le gardien qui restait s'apprêtait à saisir Azraël, le forçant à relâcher mon corps sans vie dans la neige. Martha jubilait. La victoire était pour elle le meilleur des repas. Elle était comme une sangsue, aspirant chacun de nos espoirs pour se nourrir et devenir toujours plus grosse. Elle s'avança vers moi, sans un mot, dépassant Azraël avec ce même sourire ignoble qu'elle accrochait à son visage à chaque fois qu'elle gagnait. Elle se pencha su l'échiquier criant enfin échec et mat et son diagnostic fut direct. Elle me donna deux gifles si vives qu'elles auraient suffis à réveiller un mort. Ramenée dans la réalité, j'ouvris les yeux découvrant son visage déplaisant et gras au dessus du mien. Mes joues me brûlaient et il me semblait que tout mon corps était endoloris. Mais ça, l'infirmière du Docteur Stark s'en contrefichait. Elle me saisit de son bras victorieux comme on brandit une prise de guerre, me forçant à me relever. J'avais du mal à définir nettement la scène. Mes paupières étaient si lourdes ...

"Allons mademoiselle Harmon, ne vacillez pas si vite ! Vous manqueriez le résultat de votre exploit. "

Deux nouvelles baffes claquèrent dans l'air et des larmes de douleurs roulèrent sur mes joues. Ma bouche laissa échapper un cri étouffé par les marques noires de ses doigts sur ma gorge. Mais la chère Martha n'était pas du genre sensible et puis, je n'étais qu'un jouet entre ses mains, son véritable plaisir était de voir le visage d'Azraël se décomposer à chaque coup.

"Ne tentez rien. Ces quelques rappels à l'ordre ne sont rien comparés à ce que je pourrais lui faire subir..."

Elle attrapa alors mon bras, le plaquant dans mon dos, prête à le briser au moindre mouvement brusque.

"Vous savez, j'ai toujours été passionnée par l'anthropologie et l'étude du corps humain. Je pourrais peut-être briser ses os un à un et la démembrer pour les observer de plus près. Je suis sûre que cela me permettrait d'avancer dans mes travaux. Ou alors ... Une amputation des deux jambes peut-être. Cela lui couperait les ailes et lui éviterait surement de sortir sans permission. Qu'en dites-vous monsieur Foster ? Après tout, elle se joue de vous depuis le début si j'ai bien compris et pourtant vous continuez d'être de son côté ... Intéressant ou stupide devrais-je dire ! "

Elle fit quelques pas, donnant de l'ampleur à son discours comme une actrice brûlant les planches. Sa main dodue enserrait mon bras si fort que je me mordis la lèvre à sang pour ne pas crier. Je n'étais plus qu'une spectatrice, une marionnette entre sa poigne de fer pour mieux faire obéir Azraël. J'avais envie de lui crier de ne pas l'écouter, j'aurais voulu lui transmettre des pensées, lui hurler dessus pour avoir été si stupide mais je ne pouvais plus rien et Martha en avait bien conscience. Je baissais mon regard vers le sol, n'arrivant pas à regarder Azraël dans les yeux. J'étais emprisonnée dans le silence et désormais, il serait seul face à l'infirmière.

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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mer 6 Mar - 17:01

Peu de gens savent à quel point c'est terrifiant de se retrouver face à soi-même. Oui face à la personne qu'on est réellement, pas celle qu'on prétend être. Lorsque j'étais tout petit, je criais en faisant superman : 

« Je serai un héros courageux qui tuera tous les méchants ! Même que je sauverai toujours tous mes amis même si je dois plus vivre, hein papa ! J'vais être un héros ?! Comme toi ?»

Je me souviens encore du regard compatissant de mon père mêlé de fierté que son fils pense comme ça, mais aussi mêlé et maintenant je le comprends tellement, d'une désillusion prononcée. Oui, on veut tous être des héros, sauver le monde, faire le bien, être courageux... Mais on ne peut l'être que dans nos actes. Mon père en avait réellement été un. C'était un héros, courageux et valeureux. C'était toujours mon modèle dans la vie, celui à qui je voulais ressembler par dessus tout. Et aujourd'hui dans ce chaos j'aurai voulu être mon père, me rebeller, j'aurai voulu sauver June quitte à en mourir. Mais je ne vois pas de solution, aucune ne me vient en tête. Je suis là, triste spectateur d'une tragédie en trois actes. Avec des masques sur nos visages matérialisant la tristesse, la démence, la colère, la haine.. Quelle bande de pantins nos sommes, incapables de réfléchir par nous même.

L'infirmière avait demandé au garde de s'arrêter, elle avait décidé en fait de réveiller June. Le garde l'avait posé à terre et la soutenait par l'épaule. La grosse Martha lui donna deux gifles puissantes qui résonnèrent presque dans mes oreilles. Je serrais les dents et les poings, je m'avançais à nouveau vers l'infirmière. Mais ils inversèrent leurs rôles, Martha avait pris June entre ses mains tandis que le garde me tenaillait à nouveau. La grosse se faisait un plaisir de martyriser June trop faible pour pouvoir se défendre. Elle encaissait les coups se rapprochant toujours plus de graves séquelles, se qui élargissait toujours plus le sourire de l'infirmière. Et j'étais là. Chaque coup qu'elle lui portait me touchait aussi, j'avais l'impression d'être battu à mort. Je voulais la protéger cette jeune femme qui aurait pu reprendre goût à la vie. Je la voyais comme une petite sœur qui s'était égarée sur la route et que le grand frère au dépit des dangers allait chercher pour la ramener vers la maison. Je la voyais comme une âme brisée qui ne demandait qu'à être recollée, qui ne demandait qu'à avoir un peu d'amour et d'amitié dans sa vie. Maintenant je ne vois plus ça. Je ne vois que de la chair battue presque à mort par un bourreau au sourire diabolique. Je ne voyais que les restes de la femme que j'avais rencontré sur le toit. Je ne voyais plus qu'un regard vide, ce n'était qu'une enveloppe. Comment avaient-ils osé lui enlever le peu d'espoir qui pouvait exister en ce bas monde. Il ne nous reste plus que ça, l'espoir. Sans ça on bascule dans le noir. On ne voit plus la lumière, on ne peut plus distinguer ni les formes, ni les couleurs. On jouit des larmes des autres, des cris d'horreur. On devient comme Martha. Peut être qu'on lui a fait subir ça par le passé, peut être est-ce une vengeance... Je ne sais pas. Je suis là. Je ne veut plus assister à ça. Je me débat, je veux crier, l'aider, porter secours à June, mais je ne peut pas bouger. L'homme me tient bien, sur ses gardes et plus fort que moi.

Me voyant gesticuler, la grosse Martha empoigne June par le bras, dans la même position dans laquelle me tient le garde. June grimace. L'autre vieille peau nous décrit les idées de torture qui pourraient être intéressante à tester sur June. Que puis-je faire ? Si j'agis ils la tortureront pire qu'en ce moment. Elle me considère comme stupide. Peut être. C'est vrai après tout, June a rarement témoigner de l'amitié à mon égard, et je lutte ne serait-ce que pour l'approcher, pour découvrir ce qui se cache sous ce masque. Je suis peut être stupide de continuer à creuser alors qu'on me repousse. Mais personne ne sait les trésors qu'on découvre lorsqu'on se donne la peine de vraiment chercher. J'ai toujours su que June était plus que ce qu'elle daignait montrer aux autres. Alors pour ça, je ne pense pas que ce soit stupide. En tout cas je ne regrette pas.

La grosse Martha me regarde, elle attendait une réponse en fait. Elle était trop loin alors je me suis contenté de cracher par terre en guise de réponse. June quant à elle semblait quitter la scène, elle n'était là que physiquement. J'avais tellement de peine de la voir dans un tel état. Je sentais la rage, monter en moi. Le vent circulait autour de moi, passant même dans mes vêtements. Comme si le vent voulait que je sois le vent. Le garde sentit que le vent montait soudainement. Il serra plus fort mon bras, et le vent souffla encore d'avantage. La neige commença à se soulever. On aurait dit du blizzard du coup. L'homme lâcha mon bras et je crus enfin pouvoir agir mais en réalité, il m’assomma d'un coup de cross. La neige, le vent, tout s'arrêta immédiatement. Je n'avais rien pu faire pour June, le noir envahit ma vision, la dernière chose que je vis, c'est cet immonde sourire qui marquait la face de notre malfaitrice.


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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Mer 13 Mar - 0:16

Quand savoir … quand savoir quand il faut lâcher prise ou s’accrocher ? J’avais été trop loin aujourd’hui, trop idiote pour croire que les choses seraient différentes. Je ne savais plus ce que je devais faire. Je voyais Azraël dévisager Martha. Son regard brillait d’une lueur que je pensais ne jamais voir chez lui. Il était en colère et son impuissance face à la situation ne faisait qu’augmenter cette rage silencieuse qui bouillonnait en lui. A cet instant, un autre mal s’empara de moi, bien plus puissant encore que la hargne qui animait l’infirmière. Ce nouveau poids, c’était celui de la culpabilité. Et le coup qui suivit ne fit qu’aggraver ce sentiment.

Le gardien n’y était pas allé de main morte. Le bruit du choc raisonna au-delà des bourrasques de vent, claquant dans l’air pour imposer le silence. Je remuais pour me dégager de l’emprise de Martha mais cela ne fit que resserrer son étreinte.

-Vous mentez mal mademoiselle Harmon. Son sort vous importe bien plus que vous le laisser entendre n’est-ce pas ?

L’infirmière me relâcha alors, et je retombais dans la neige. Elle s’avança vers Azraël, sortant une seringue de sa poche, prête à piquer comme une abeille avec son dard empoisonné.

-Et bien ? On dirait que l’on fait moins la forte tête … Mais vous n’avez pas répondu à la question.

J’avançais dans la neige reprenant conscience de chacun de mes membres. Le contact de mes joues sur le tapis blanc me brulait la peau. J’avais du mal à respirer mais je tâchais de me redresser.

-C’est comme ça que vous vous sentez puissante pas vrai ? Ça vous fait prendre votre pied ? Mais de là à achever un homme à terre. Vous êtes la pire raclure que j’ai jamais vue de ma vie. Une lâche imbue d’elle-même, incapable de faire face aux évènements avec un minimum de dignité. Vous vous cachez derrière votre mépris et votre soi-disant pouvoir parce que vous n’avez rien. En vérité vous ne valez rien. C’est pour ça que vous êtes là non, parce qu’ailleurs on n’a pas voulu de vous ?

L’infirmière perdit son sourire. Elle fit un geste au gardien qui traîna tant bien que mal le corps d’Azraël vers l’institut, bientôt aidé par d’autres membres du personnel qui avaient été alerté par certains pensionnaires pendus à la fenêtre. Nous étions un véritable show pour les autres et bien sûr aucun d’eux n’avaient eu le courage de bouger. Mais le moment le plus passionnant du film allait arriver. Martha se dirigea vers moi d’un pas décidé. Cette fois, personne ne pourrait l’en empêcher.

-Vous auriez mieux fait de suivre son exemple et de la boucler. Finalement, vous aviez raison, ce n’est pas la peine de s’acharner sur lui. C’est beaucoup plus drôle avec vous.

Elle me repoussa dans la neige, appuyant son pied sur ma cage thoracique. J’avais le sentiment que j’allais me briser en deux sous son poids. Suffocant, elle n’arrêta pas pour autant sa torture.

-Je peux tout briser chez vous mademoiselle Harmon, tout même votre esprit rebelle. Mais je vais commencer par ça.

Tendant mes bras pour la repousser, elle saisit mon avant-bras droit et avant que j’aie pu réaliser la force de ses propos, un bruit sourd retentit. J’hurlais de douleur. Des larmes roulèrent sur mes joues tandis que mon bras retombait lourdement sur le sol. Cette fois, elle allait me tuer pour de bon.

-Martha ! Relève tes grosses fesses d'infirmière de là et arrête de te donner en spectacle ! Stark n’aime pas les règlements de compte encore moins quand c’est aux yeux de tout le pensionnat. Donne-moi cette seringue et retourne en salle de repos. Je me charge du reste.

Voyant que l’infirmière ne bronchait pas, sa supérieure haussa le ton et deux gardiens arrivèrent dont l’un empoigna Martha pour la ramener à l’intérieur.

-Allez dégager là de là ! Comment on peut avoir des empotées pareilles ! Vous, je réglerais votre cas plus tard pour tirer cette affaire au clair.

A ces mots, l’infirmière en chef me piqua dans le bras avec sa seringue et tout devint noir et silencieux. La douleur semblait enfin s’apaiser mais pour combien de temps.


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MessageSujet: Re: The Winter's smile [Terminé]   Ven 15 Mar - 20:14

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