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 Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}

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June Harmon


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MessageSujet: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Dim 13 Jan - 20:51

Le jour se levait paresseusement sur l’institut, osant à peine poser ses doux rayons sur les briques grisâtres du bâtiment. Les yeux grands ouverts, je fixais le plafond. Mon esprit était ailleurs, encore à moitié endormi par ces traitements successifs qu’on me donnait depuis plus de dix jours. Mon corps me semblait si lourd, comme figé sur ce lit dont je n’étais plus sortie depuis bien trop longtemps. J’en avais assez de rester là, assez d’être la prisonnière de ce corps engourdi. Je voyais chaque jour ce même ballet d’infirmières autour de moi, qui jacassaient comme des vautours, prêtes à m’engloutir au moindre signe de faiblesse. Leur gentillesse, leur traitement, tout cela n’était qu’apparence. Je voyais clair dans leur jeu. Elles savaient bien cacher le vice qui les rongeait sous la complaisance et la pitié. Mais leur visage était comme un masque, forgé par dans la laideur pour en extirper le beau. Ça me révoltait au plus profond de mon être et pourtant j’étais impuissante, clouée au sol par mon propre corps, par mon incompétence, par le poids écrasant de mon orgueil. Je voulais me lever, je voulais prouver à ce monde qu’il n’avait pas encore frappé assez fort pour avoir totalement raison de moi.

Résolue, je me redressais tant bien que mal sur mon lit m’agrippant au bord, comme on s’attache à la vie. Je luttais contre moi-même, essayant de m’assoir, d’avoir les idées claires et surtout d’avancer. Une fois droite, je scrutais les alentours guettant le moindre bruit, la moindre respiration qui aurait pu trahir toute autre présence que la mienne. Mais seule ma respiration semblait troubler le silence qui régnait dans la pièce. Satisfaite, je cherchais maintenant un moyen de me lever. Je commençais par retirer la perfusion qui nourrissait mon bras, déversant goulûment son poison directement dans mes veines. Soulagée, je tachais de poser les pieds par terre. Le sol était froid et son contact me fit frissonner. J’avais presque oublié le froid mordant de l’hiver tant mes brûlures me donnaient chaud. Ce n’était pas beau à voir. Mes bras étaient encore dans un sale état, sans parler de mes jambes et de ce X qui était gravé dans ma chair comme un souvenir peut l’être dans un album. Serrant les dents, je me levais.

Mon pas était vacillant et mes jambes tremblaient sous mon poids mais je ne baissais pas les bras. Suite à l’incendie, une ancienne salle de classe avait été aménagée en infirmerie. On y avait installé le strict minimum, le temps de ramasser les morceaux au deuxième étage. J’aimais mieux cet endroit. Il y avait de larges fenêtres qui laissaient passer la lumière malgré les barreaux. Au loin, je voyais l’aube et ça avait quelque chose de beau. Cela allait faire longtemps que je n’avais pas eu devant les yeux quelque chose d’aussi pur, d'aussi simple loin du sang et de l'odeur criminelle de ces murs. Posant mes mains sur l'un des meubles, je sentis soudain quelque chose de mou. De la morphine. Je n’avais bien sûr pas attendu plus d'une minute pour remplacer la poche de mes chères aides-soignantes. La sensation était simplement délicieuse. Plus de douleur, rien, comme si je retrouvais ma force. J’étais soudain prise d’un courage sans faille. Je retrouvais ensuite quelques vêtements dans une caisse en plastique et j’enfilais un gilet en laine par-dessus mes bandages et l’horrible tenu d’hôpital que j’avais. M’habiller me demanda tant d’énergie que je dus rester un moment assise avant de pouvoir quitter la pièce.

Lorsque j’entendis le cliquetis de la porte, je me sentie soudain envahie d’une joie sans égal. La morphine devait faire effet. Je me glissais dans le couloir, me retenant à la barre de métal qui soutenait ma poche de morphine pour ne pas tomber. Je marchais, titubante mais fière, jusqu’à pénétrer dans la salle commune. Je retrouvais alors un vieux fauteuil qui m’accueillit à bras ouvert dans la salle entièrement vide. Je m’y laissais tomber sans retenue, épuisée. Et alors que je pensais enfin trouver un peu de réconfort et profiter de mon escapade, j’entendis du bruit. Etant encore trop faible pour réellement faire usage de mes sens, je n’arrivais pas à savoir d’où il venait. Est-ce qu’on avait déjà repérer ma fuite ? Est-ce que je n’étais plus seule ? Ma paranoïa devint telle que je me dis même que c’était surement ce connard d’Harker qui était venu me finir en personne. Un main se posa alors sur mon épaule et je me préparais déjà à rugir de colère. Prenant un air sur de moi malgré mes cernes et mon état déplorable, j’étais prête à en faire découdre à quiconque avait osé poser la main sur moi.


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Dernière édition par June Harmon le Mer 16 Jan - 18:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Dim 13 Jan - 23:08


Le soleil pointait à l'horizon. J'étais là, assis, contemplant cet azur qui se mélangeait par couche au rose et à l'orangé. Un vent frais secouait mes cheveux. C'était une aube digne de ce nom, le froid mordait ma peau, et rien n'était aussi bon que l'air pur. Rien. Cela devait faire une heure que j'étais sorti de ma cellule, j'avais passé une nuit horrible. Les cauchemars... Beaucoup trop réels pour ne pas se réveiller sans trembler, être en sueur, ouvrir les yeux et contempler le plafond blanc. Se confronter à la réalité, l'espace d'un instant, espérer qu'on est sorti du cauchemar, puis réaliser. Comprendre que le cauchemar c'est le réveil, ce moment où tu sais que ton cauchemar est bien réel. Le cauchemar sombre représenté par cet institut minable, ces gens tous plus malheureux les uns que les autres et enfermés à vie par un fou furieux. Le cauchemar représenté par cette solitude immense qui m'assaille, et cette perte. Ce gouffre. Un vide, qui ne pourrait jamais être comblé. Je souffrais en silence, je ne me permettrai pas de me plaindre de cette douleur insupportable. Je serai plus fort qu'eux, et je sortirai d'ici. Je n'étais plus si seul j'avais fait des rencontres, plus ou moins belles, certes, mais quand même. Des gens biens vivaient ici, pas que de pauvres fous, ou des malades. Des gens saints d'esprit qui n'aspirent qu'à la liberté. J'avais un avantage pour moi, l'espoir. Peut être que c'est mince, mais ça m'aidait à avancer. Petit à petit, jour après jour, tenir. Être fort, pour soi et pour ses amis. Le petit Tobias, auquel je me suis attaché si vite et sans qui je refuse de partir d'ici. J'ai rencontré Ella aussi, et June la dernière en date.
Le soleil à présent laissait passer ses rayons au dessus de la forêt, et petit à petit la luminosité revenait. Dieu que j'aime ce toit. Toutefois je ne devais pas passer toutes mes heures ici, sans quoi je n'apprécierai pas au temps ces moments de bonheur, aussi décidais-je de redescendre et d'aller dans la salle commune. Après ce froid, j'avais juste envie d'un chocolat chaud. Un bon chocolat chaud, comme quand mon père m'en préparait tout petit. C'était avant la naissance de Nath. Mais c'était formidable, et d'ailleurs nécessaire pendant l'hiver canadien. Je me souviens d'avoir posé la question : « Dis papa, pourquoi ton nez à toi, il devient pas tout rouge avec le froid ? » Et il me répondait en souriant, « Tu verras que quand tu auras passé assez de temps dans la neige, ton corps s'habituera au froid. ». Il avait raison, après avoir passé des années à jouer dans la neige, je n'avais que rarement froid, et je ne souffrais plus de signes physiques liés liés à la température négative. Toutefois ici, le chocolat chaud, c'était plus réconfortant que pour lutter contre le froid.
Je me suis trouvé, dans l'escalier qui menait au premier étage. L'odeur forte de brûlé persistait dans l'air. Un drame était arrivé il y a peu. Je n'en avais entendu que très peu et je ne savais pas qui avait été touché, mais les rumeurs disaient que l'infirmerie avait été incendiée. Il y aurait eu un fou furieux qui serait entré dans une colère noire et aurait mis le feu, tentant de tuer une personne se trouvant à l'intérieur. Je ne savais rien de l'histoire à vrai dire... Les ragots dérivant de bouche en bouche ont put être déformé à souhait... Mais ça me perturbait. L'institut n'était pas sûr, et voilà qui devait me le rappeler. Je ne suis pas un homme très craintif, et je ne fais pas souvent attention, je ne suis pas sûr mes gardes, j'ai confiance. J'ai foi. L'homme à toujours du bon en lui peut importe à quel point il est mauvais, il peut revenir sur ce qu'il y a de meilleur en lui. J'y crois. Toutefois, c'est un credo qui m'a apporté des ennuis, dans mes combats de rue, avec ma mère... Alors ici, je me devais d'être plus prudent. Me connaissant, voilà qui n'allait pas être chose facile.
Je rentre enfin dans la salle commune, vide. Tant mieux. En y regardant de plus prêt, non. En fait non. Il y a quelqu'un de dos, une femme vue sa chevelure, assise dans un fauteuil, dans un coin de la pièce. Un endroit relativement éclairé par la lumière des fenêtres. Le soleil levant estompait de plus en plus les nuées pâles de violets et de parme. Je ne savais pas qui était cette personne, et ma curiosité pour une fois ne l'emporta pas. Je décidais de me faire ce chocolat tant attendu. Toutefois, c'est le reflet de la fenêtre qui m'empêcha de réaliser mon objectif. Je vis la jeune femme du toit, je distinguait ce visage qui semblait être devenu si sombre mais sur lequel se glissait un sourire de satisfaction, comme le sentiment d'avoir enfin du repos. Je m'approchais, et dans un geste amical, lui toucha l'épaule. Ce n'était pas pour paraître trop familier, simplement, une façon de dire bonjour. Je fis le tour du fauteuil, en lâchant son épaule, et lui fit un sourire. J'étais content de la voir, depuis le toit, je n'avais pas pu lui reparler, et quelque part, j'étais un peu déçu. Aussi là j'avais une belle occasion de découvrir davantage cette mystérieuse jeune femme.

« Salut.. June n'est-ce pas ? » J'avais dis ça presque fier alors que son énigme n'était pas si complexe que ça au final, mais j'étais content de moi. Je savais qu'elle lisait dans mes pensées, chose qui maintenant me perturbait un peu, il faut être honnête. Toutefois je décidais de chasser ce ressenti, et de laisser place à ma bonne humeur. Je voulais lui demander, si elle aussi, voulait un chocolat chaud. Mais je ne le fit pas, mes yeux avaient décelé comme une anomalie.
J'avais posé mon regard sur son avant bras. Un détail avait retenu mon attention, un bandage dépassait de sa manche, mon regard se replanta dans le sien. J'avais l'air interdit. Elle semblait usée, fatiguée, presque malade. Le teint pâle, plus pâle encore que d'habitude, des cernes discrètes mais présentes tout de même sous ses yeux sombres. Aussi avant même de poser toute question concernant le chocolat, je demandais : « Tu t'es blessée ? ». J'avais un ton inquiet dans la voix malgré un visage impassible. Mon cerveau avait fait le lien, odeur de brûlé, bandage, June. Mais ce n'avait peut être rien à voir, un bandage on en a pour toute sorte de blessure et de contexte. Aussi attendait-il sa réponse avec impatience.

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June Harmon


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MessageSujet: Re: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Lun 14 Jan - 19:18

Je me redressais dans mon fauteuil, mon aigreur piquée au vif, je bouillonnais intérieurement. J’avais déjà passé tant de jour à refouler ma colère qu’un simple battement de cil aurait suffi à déclencher un cataclysme. J’avais choisi mes mots avec soin, comme on aiguise la lame d’un couteau. Ils seraient si tranchants qu’ils s’enfonceraient avec une aisance désarmante dans sa cage thoracique jusqu’à toucher ce qui lui restait de cœur. Je le ferais supplier jusqu’à ce que sa bouche se torde de douleur, jusqu’à ce qu’il ressente lui aussi ce que c’était de perdre le peu qui nous restait. J’entrerais dans sa tête jusqu’à en extirper le moindre soupçon de bonheur, la moindre étincelle d’humanité qui y resterait. Je lui donnerais un aller simple pour le monde de ténèbres où il m’avait plongé. Je regarderais son âme perdre pied dans le néant, se débattre, puis s’avouer vaincue. Elle était pour bientôt ma vengeance, froide et rapide, comme un serpent qui mord et attend que sa proie succombe au venin. Je serais le poison dans tes veines, le cyanure sous ta peau, l’arsenic te rongeant jusqu’à la mort.

Mais contrairement à ce que mon esprit me laissait penser, cet inconnu n’était pas Aaron. Et comme si l’on veillait sur moi, comme si je n’étais pas encore totalement destinée à sombrer dans le néant, c’est Azraël qui m’apparut comme dans un vieux souvenir. Plein de compassion, l’ange de la mort se pencha sur moi, chuchotant en silence que l’heure n’était pas encore venue pour moi. La pureté de cet être surnaturel, de son innocence enveloppée de noir était comme une lumière salvatrice cherchant dans les tréfonds de mon âme cette petite part d’humanité et d’espoir qui survivait en moi, cachée sous sa carapace d’orgueil. L’odeur de mon mensonge, de ma rancœur, tout cela semblait se dissiper sous ses ailes bienveillantes. Ma haine s’adoucissait doucement en sa présence.

Ainsi, il avait découvert mon nom. Mon visage se décrispa un peu en l’entendant parler. Je tâchais d’esquisser un sourire en réponse au sien. De paraitre égale à moi-même mais je savais bien que je ne pourrais rien lui cacher de mon état, de ma faiblesse. Je sentais déjà son regard se poser sur mes bandages. Je savais qu’il poserait des questions, qu’il faudrait que je sois convaincante. Forte. Il était inquiet et je n’eus pas besoin de lire ses pensées pour le comprendre. La rumeur de l’incendie s’était répandue comme une trainée de poudre dans l’institut. Elle faisait le bonheur des rebelles qui y voyait l’affaiblissement du pouvoir de Stark et elle était au contraire la honte du personnel, un échec qui leur avait valu bien des remontrances de la part du docteur. Je ne savais pas vraiment ce qu’on avait pu en dire. J’avais seulement entendu les infirmières en parler. Je ne savais même pas si mon petit stratagème avait bel et bien eu raison d’Aaron. J’espérais au moins qu’il s’en mordait les doigts.

Sortant de mes pensées avec une lenteur qui m’était inhabituelle, je regardais Azraël suspendu à mes lèvres. Il attendait le dénouement de l’histoire. Si seulement il savait qui j’étais. Il n’aurait jamais pu poser les yeux sur moi de cette façon. J’étais un monstre et il me regardait avec tant de bienveillance que ce que j’allais dire me parut presque pire que d’oser mentir à un prêtre au confessionnal. Je ne voulais pas perdre ça, perdre ce regard qu’on ne posait pas sur les gens comme moi. Et pourtant je me sentais coupable de lui mentir éhontément comme je m’apprêtais à le faire.

- On dirait qu’on m’a attrapé finalement. Le feu est un traitre …

J’esquissais un sourire fatigué, avec un petit rictus, me moquant de moi-même comme si l’on ne parlait que d’un genou écorché. Je ne voulais pas être prise en pitié. J’avais mérité ce qui m’arrivais là. L’orgueil avait un goût amer, qui me nouait la gorge.

- Ne prend pas cet air inquiet ! Je vais très bien. Juste quelques brûlures aux bras mais ça passera vite et bientôt je retournerais sur le toit du monde, attendre le soleil. Tu voulais un chocolat n’est-ce pas ?

Je me levais car j’essayais d’éviter ce sujet que je redoutais tant. L’incendie … C’était encore un peu flou parfois, comme si ma mémoire refusait de se rappeler et dans le fond c’était peut-être mieux comme ça. S’il n’y avait pas eu ce X, j’aurais peut-être tout oublié. Songeuse, je resserrais mes doigts autour de la barre métallique qui me soutenait. J’étais bien plus fatiguée que je ne pensais et même si la morphine faisait son effet, je sentais que mon corps était lourd. J’arrivais devant la machine et attrapais une tasse, peinant à lâcher ce qui me servait de canne. J’enclenchais ensuite la capsule et une odeur chocolatée se répandit dans la pièce. Satisfaite, je relâchais un peu la pression et je me rendis compte que je n’aurais pas dû. Ma tête se mit à tourner. Je sentais que je vacillais.

* Non, je refuse de m’avouer vaincue … Je refuse de retourner là-bas… *

Je secouais la tête, essayant de revenir à moi. Quel spectacle pitoyable je devais faire … J’osais à peine regarder Azraël de peur qu’il ne décèle ma faiblesse mais mon attitude en disait déjà long…


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Azraël E.W. Foster


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MessageSujet: Re: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Lun 14 Jan - 20:23

Je regardais la jeune femme avec un air perplexe. Je me tenais debout face à elle tandis qu'elle esquissait un sourire mais qui ne semblait pas si franc que ce qu'elle avait déjà pu m'offrir, comme ternit par je ne sais quel sentiment qui lacérait son coeur. Le mien s'effaçait peu à peu au fur et à mesure que je mesurais le sérieux de ses blessures. Je ne suis pas doué pour mentir. Par contre j'arrive à déceler certains mensonges. Encore un héritage, celui du temps où ma mère était en deuil suite au décès de mon père. Elle prenait des drogues qui lui faisait perdre ses esprits. Ma mère... On aurait dit de la fumée, présente, terne et insaisissable. Son esprit se perdait dans le labyrinthe de la douleur, de la déchirure, elle tombait dans des chemins sans issues, se battaient un peu, puis se laissa dépérir. Période difficile. C'est là que j'ai appris à reconnaître un mensonge. Elle mentait avec un air désinvolte pour prendre sa drogue ou boire sans que je ne le saches, mais je savais. Toujours.

En voyant June, sourire de cette manière, j'ai cru l'espace d'un instant revoir ma mère. « Tout va bien Az'... » « Non je n'ai pas bu. Ni fumer. Arrêtes de t'en faire veux-tu ?! » « Ne t'en fais pas, je m'occupes de Nathanaël ! » « Az' lâches moi les basques tu veux ?! »
Combien de fois j'ai entendu ces phrases. Je n'ai rien fait contre ses mensonges, et je l'ai perdu. Elle, lui. Eux. C'est quelque chose qui ne doit plus arriver.

Alors que mon visage s'assombrissait, elle me disait de ne pas m'inquiéter. Que tout irait pour le mieux. Elle détourna ensuite habilement la conversation. Je restais silencieux. Ne sachant si je devais insister sur ce point, savoir ce qui s'était passé, l'aider peut être. Je ne m'étais même pas rendu compte qu'elle faisait du chocolat chaud parce qu'elle avait lu dans mes pensées. La suite, me fendit le cœur. Son mensonge était d'autant plus visible que ses mouvements la trahissait. Elle semblait tellement affaiblie, ses pas manquaient d'assurance, elle pouvait se dérober à chaque instant. Quelle force mentale, elle ne s'empourpra pas de ses difficultés et avança, tenant sa canne du moment avec une vigueur impressionnante. June le prépara ce chocolat, les mains tremblantes. Elle se retourna esquissa un sourire satisfaite et manqua de s'écrouler. Enfin je sortais de ma torpeur, prêt à envoyer un vent sur le côté pour l'empêcher de choir. Mais elle se reprit d'elle même en secouant vivement la tête comme pour se réveiller. C'était triste à voir, elle semblait tellement touchée, mais pas que de l'extérieur, et c'était peut être ce qui me perturbait le plus. Je la sentais éprouvée intérieurement, cherchant à cacher les maigres débris du feu qui avait sévit en elle. Comme si elle avait été placée sur un bûcher, sa joie était partie en fumée, son regard avait perdu cette étincelle, cette flamme qu'il avait vu jaillir sur le toit. C'était des cendres que je percevais tristement, une odeur de brûlé m'emplis le cerveau alors que je devais sentir cette odeur chocolatée. Elle l'avait préparé pour moi et maintenant elle me tendait la tasse doucement. Une fois encore je sortais de mon mutisme.

« June... » Je ne put finir ma phrase. Je ne savais pas quoi dire. J'aurais voulu lui dire: "qui t'as fait ça ? Comment tout ça est arrivé ? Qui t'as fait ça ? Pourquoi ? Je peux peut être t'aider ? Raconte moi tout." 

Je me contentait de dire merci. Simplement avec un regard reconnaissant. Je pris la tasse, regardant le liquide marron qui laissait échapper un doux volute de vapeur. Je relevais les yeux et voilà qu'elle eut un autre vertige. Cette fois, je ne pouvais me taire, aussi posais-je ma tasse sur une table, et je lui pris la main.

« Arrêtes de faire semblant. Je ne suis pas là pour te juger. »

Je l'ai aidée doucement à regagner le vieux fauteuil dans lequel je l'avais trouvé en entrant. La laissant s'installer je reprends ma tasse et me pose assis en tailleur. Je ne sais pas comment aborder cette histoire d'incendie. Peut être que je devrais garder le silence toutefois... Parler soulage le cœur. Peut être n'a t-elle pas encore eu cette chance. J'aurais voulu la libérer de son fardeau. Au moins un peu... « June... Qui t'as fait ça ? » dis-je d'un air sombre.

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MessageSujet: Re: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Lun 14 Jan - 23:30

J’attendis un moment et quand la tasse fut pleine, je retournais vers Azraël, lui tendant le chocolat. Son mutisme m’effrayait. J’avais peur de ce qu’il pourrait dire, de ce qu’il pourrait penser. Pour la première fois depuis que j’étais ici, j’avais peur d’être jugée. J’étais admirative devant sa détermination sans faille, devant ces espoirs et ces croyances qui jamais ne pourraient être les miennes. J’étais fascinée. Lorsqu’il était là, au travers des murs de ma cellule, j’arrivais à me sentir sereine. Ses pensées insufflaient un peu de vie dans cette poupée de chiffon que j’étais devenue à force de coudre sur mon visage des émotions qui n’étaient pas les miennes. Il était une lumière dans la noirceur de ces murs, une main tendue dans ce chaos où je m’enfonçais. Il était devenu important. Sans le savoir, sans que je le sache moi-même, il était ma conscience. Ce petit être fragile qui me ramenait dans le droit chemin.

« June »

Sa voix me ramena dans la réalité. J’allais vaciller. Je sentais soudain le poids de la gravité peser sur mes épaules. Il attrapa alors ma main, sa voix me grondait comme une enfant et je me sentais soudain idiote de m’être levée. Je m’étais épuisée si vite … C’était pitoyable. Je détestais me sentir faible, je détestais l’idée d’avoir échoué, d’avoir perdu ces documents sans même pouvoir les lire. J’étais si proche du but, de la vérité, de savoir enfin comment on avait pu m’engendrer moi et le monstre que je devenais.

Tandis que je peinais à remettre de l’ordre dans mes pensées, mon corps vint à nouveau s’écrouler dans le fauteuil qu’il avait tant désiré atteindre quelques minutes plus tôt. Je sentis alors quelque chose de chaud contre mon mollet. Je savais ce que c’était mais je ne dis rien. Cela passerait surement inaperçu. D’ailleurs, Azraël enchaina et cela me permit de faire diversion.

Qui ? J’aurais préféré comment … Mes nerfs étaient encore bien trop à vif pour pouvoir parler de cet homme-là sans devenir une véritable furie. Je ne savais pas comment éviter la question et j’étais bien trop affaiblie pour tenter une manipulation de pensée. Il paraissait si sombre soudain. Une expression que je ne lui connaissais pas. Il était toujours si joyeux et optimiste que je ne croyais jamais pouvoir voir de tels traits sur son visage. Je détournais les yeux un instant, tachant de ne pas me laisser influencer par cet air qu’il avait. J’avais toujours rêvé d’avoir des frères et sœurs, de connaitre ce lien qui pouvait nous unir et nous rendre inséparable. Je ressentais cela à ce moment-là. J’avais cette impression d’un grand frère prêt à tout pour défendre sa petite sœur qui s’était battue dans la cours avec le caïd de l’école. Cela me faisait sourire intérieurement ou peut-être était-ce seulement les effets de la morphine qui me faisait délirer. Je ne savais plus très bien.

- Je ne m’en souviens pas … Je me rappelle seulement des flammes, de la chaleur qu’il faisait dans la pièce. Des morceaux de verre qu’il y avait partout. De l’explosion. Ce sont des bribes de mémoire, comme si elle s’était brisée en mille morceaux ... Comme un miroir… C’est drôle. Je passe ma vie à n’avoir que des souvenirs imprécis … Je sais que je devrais les laisser partir mais je n’y arrive pas. Ce miroir brisé, il est à mon image. Même si l’on parvient à en recoller les morceaux, il manque toujours ces minuscules éclats pour que l’on puisse s’y voir nettement. Il ne reste que des cicatrices que le miroir ne peut oublier… Je suis contente que tu aies résolu mon énigme mais je ne peux pas rester là. L’aube sera bientôt là et l’infirmière de jour prendra son tour de garde. Si elle ne me voit pas, elle pensera que tu m’as fait sortir de là pour une raison de tordu et tu auras des ennuis. Profite bien de cette journée Azraël et ne fait pas trop confiance aux miroirs, ils reflètent parfois seulement ce que l'on veut voir.

A ces mots, je me relevais. Ce fut bien plus difficile que la première fois. L’une de mes jambes tremblait, incapable de rester droite. Je baissais alors la tête. Rouge. Rouge sang. Pourquoi tant de rouge. J’eus de soudaines piqûres de rappel. Je voyais mes mains baignées de sang, je me voyais enfoncer un éclat de verre dans la chair tendre de mon bras. Il glissait du bas vers le haut, ouvrant un chemin rouge écarlate sur mon avant-bras. Le sang ruisselait sur le tapis roulant comme des larmes de haines le long de ma peau. Puis je revoyais cette même scène mais cette fois, j’étais la victime d’un autre qui avait lui aussi le verre pour allier. Les tissus de mon épiderme cédèrent sans difficulté. J’en ressentais encore la douleur à l’instant. Puis les images s’arrêtèrent. Mon cœur bondissait si fort dans ma poitrine que je crus qu’il allait finir par en sortir. Ma tête allait exploser. Je … Je tournais de l’œil. La dernière image que je vis fut le visage horrifié d’Azraël qui venait de partager une partie de mes pensées…

Mon corps tombait en chute libre. Comme dans une chute infinie. Je fermais les yeux et je me sentais soudain apaisée. Jusqu’à me sentir transportée … Ou plutôt secouée… Je crois qu’on essayait de me ramener une fois de plus à la triste réalité.


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Azraël E.W. Foster


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MessageSujet: Re: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Mar 15 Jan - 9:14


Assis en tailleur, je l'écoutais répondre à ma question. La femme aux milles reflets, brisée. Chaque morceau de son miroir reflète une personnalité, un souvenir, un bout de sa vie, un fragment d'elle même. Elle me parla d'incendie, d'explosion, de débris de verre. Rien de précis, peut être qu'elle ne se souvenait pas, ce devait être un choc violent. Ah la mémoire... Plutôt capricieuse. On est assez malin pour choisir de retenir tel ou tel souvenir, le corps se charge de nous cacher les autres, de les occulter pour qu'on puisse vivre. Seulement voilà, on tombe un jour sur un petit détail, un détail qui rappelle une scène, une scène qui rappelle l'histoire, l'histoire qui rappelle le souvenir. Et le souvenir nous renvoi la douleur en pleine gueule. Elle finissait sa métaphore sur son état et sur les miroirs. Bien qu'elle soit fatiguée, usée, elle ne déblatérait pas des idioties, elle restait très réaliste et parlait toujours avec un soin prononcé. J'aurais tant voulu l'aider, elle devait le savoir d'ailleurs car elle me prévint, c'était un message aussi clair que de l'eau de source qui tombe d'une cascade. Elle me demandait d'être sur mes gardes, et de ne pas le regarder comme je le voudrais mais comme elle l'était réellement. J'aurais voulu dire quelque chose mais elle s'était levée, June voulait rejoindre l'infirmerie avant que l'infirmière n'arrive. Ensuite tout ce précipita.

La jeune brune s'était redressée avec difficulté et je m'étais moi aussi relevé pour l'accompagner. J'avais toujours mon chocolat chaud dans les mains. Je regardais la jeune femme, qui avait pâlit de manière instantané. Qu'est-ce qui se passait, je compris en baissant la tête. Du sang, sur le sol. Elle vacillait une fois encore, tremblante. Et soudain j’eus une nouvelle fois un mal de crâne abominable. J'ai cessé de tenir ma tasse pour pouvoir serrer mon crâne entre mes mains, celle-ci explosa donc par terre avec le chocolat. Il se mélangea doucement au sang, comme pour ralentir la progression du liquide. Je serais les dents, prostré, je refusais de lâcher June du regard, malgré la douleur si elle chutait je devais la retenir. Alors les yeux grands ouverts je vis quelque chose d'impensable. Des images terrifiantes qui ne pouvaient être réelles. Elle devait délirer et m'envoyer ses ondes mentales. Mon crâne refusait de retenir ses informations, toutefois j'avais vu. Vu tout ce sang, toutes ces scènes de torture. Qu'est ce que c'était que ce bordel ? Je n'avais pas le temps de réfléchir là dessus. Les visions s'estompèrent, je secouais du chef, comme pour vérifier qu'il ne restait plus rien dans mon cerveau, plus rien d'intrusif. Je voyais June, qui cette fois ne luttait plus, elle tomba.

Cette jeune femme était une énigme. Plus je la voyais et plus je sentais une personnalité complexe enserrée dans un corps qui utilise les codes de la société pour passer inaperçue. Sauf qu'elle m'était tombée dessus, enfin non c'est l'inverse, c'est moi qui ait croisé sa route. Je ne compte pas la lâcher, elle à besoin d'un ami, de quelqu'un qui puisse veiller sur elle. L'aider à y voir plus clair sur ce qu'elle est ou n'est pas.

J'avais rattrapé June d'extrême justesse, avant que sa tête ne touche le sol détrempé de sang et de chocolat. Je décidais de regarder d'où venait le sang. Je n'était pas infirmier, ni médecin. Mais j'avais de sérieux doute sur le fait de la ramener directement à l'infirmerie... Ces gens n'étaient pas disposés à nous aider comme n'importe quel édifice de soin. Chaque patient devenait un cobaye, on utilisait des produits différents qui vous perdent, vous empoisonnent lentement mais de manière certaine. Cachets, piqûres, lotions, crèmes. Mmmh non, ce personnel n'a rien d'attachant, ils font tout pour vous garder malade le plus longtemps, vous soigner à petit feu et encore ne pas vous soigner complètement. Je relevais un peu son pantalon tâché de rouge. Le liquide ferreux coulait moins abondamment une fois allongée. Le bandage était rouge, et en observant 'est la seule chose que l'infirmerie avait fait pour sa blessure, il n'avait mis qu'un bandage... Très bien, je savais quoi faire à présent. Je suis allé chercher à côté de la machine à chocolat, des serviettes et une bouteille d'eau, puis je suis partit déchirer une bande du rideau... Dans le bas ? On ne verrait rien n'est-ce pas ? J'ai donc pris la bouteille d'eau et j'ai nettoyé sa plaie, en enlevant le sang au fur et à mesure, je découvre une inscription sur sa jambe, profonde et c'est une cicatrice qui ne s'est pas refermée encore. Je vois un V, j'essuie le reste de sa chambre et découvre le reste de l'inscription qui est en réalité un X. Ses visions m'assaillent encore, ces tessons de verre qui découpent la peau comme du beurre. Je savais à présent que ce n'étaient pas des images de délires mais bel et bien ce qui s'était réellement passé. J'eus un frisson qui me parcourut l'échine. Là sommeillant, elle semblait hors d'atteinte, enfin la douleur cessait de la torturer. Une fois la plaie complètement propre, je décidais de serrer sa jambe avec un pan du rideau. Mais ce n'était pas un pansement exceptionnel, elle devrait retourner à l'infirmerie dans peu de temps, je le savais. Mais je voulais qu'elle profite de son escapade un peu plus longtemps. Qu'elle cesse de penser à cette destruction plutôt qu'elle transforme sa douleur en force pour se reconstruire. Mais c'est plus facile de construire la muraille de Chine tout seul que de faire ça. Toutefois c'est ce chemin qu'on devrait tous emprunter. Toujours se relever. Et si elle n'y arrivait pas seule, elle trouverait ma main tendue. Je décidais donc de la prendre dans mes bras. La destination, le toit. L'espace d'une heure peut être, juste pour qu'elle voit le soleil se lever véritablement. Un endroit qu'on aime tous les deux. A la manière d'un prince qui porte un princesse, je soulevais June, qui était très légère. Je me surpris à sourire, entre June et Tobias, je suis le porteur attitré. A cette heure, presque personne ne passait dans les couloirs. En hiver, les gens restaient hiberner dans leurs chambres et dormir, dormir. C'était une solution ici, dormir, ne pas voir la journée morose qu'on passait à l'institut, dormir encore pour rêver d'un monde ailleurs, d'une liberté trop floue pour savoir encore ce que c'est.. Oui beaucoup de gens dormaient, c'est vers 10h30 que les couloirs s'emplissaient de toute la vie contenue dans ces murs.

Je gravissais les marches pour atteindre le toit, et en ouvrant la porte d'un courant d'air, le froid nous assaillit. Je n'y avais pas pensé bordel, j'étais capable de la faire mourir de froid en gros boulet que j'étais. Je la déposais sur un coin relativement sec grâce à la chaleur des cheminées, le dos contre l'une d'entre elles, peut être que ça la réchaufferait un peu. J'enlevais aussi mon manteau pour lui mettre sur les jambes. Le soleil n'avait pas rompu sa promesse. Les rayons touchaient une partie du toit. Debout, je ne voyais plus grand chose, la lumière dans les yeux. Aussi je me retournais pour réveiller June, pas tout à fait à contre cœur, ça aurait été criminel qu'elle manque cette partie de son escapade, c'est sûrement la plus belle. Je la secouais doucement, elle ouvrait les yeux lentement. Assise, le soleil ne lui brûlait pas les yeux. Elle était dans une partie ombragée, et pourtant relativement ensoleillée. C'était étrange. Une fois qu'elle fut de retour parmi les vivants, je me contentais de m'éloigner un peu, posant mes mains sur la rambarde métallique. Je ne voulais pas gâcher son moment. Je ne voulais pas parler de ce que j'avais vu même si ça me faisait peur. Je voulais qu'elle profite de ce lever de soleil. Qu'elle sache par ce geste que je suis là, que je resterai là pour elle. Je ne disais pas mot, je regardais l'horizon, une nouvelle journée commençait, et j'espérais qu'elle pourrait être moins pénible à June de cette façon...

[hrp : suite sur le toit du coup, si tu veux répondre là bas je peux mettre une partie de ce message sur le toit comme tu veux ^^]

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June Harmon


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MessageSujet: Re: Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}   Mer 16 Jan - 18:46

Ce rp est terminé, la suite est ici

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Take the light, undarken everything around me ~ Azraël {Terminé}

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